frederic.chhum

Par frederic.chhum le 21/06/20
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1)      Faits justifiant la prise d’acte

La prise d’acte de la rupture du contrat de travail constitue un acte unilatéral de volonté du salarié.

Pour qu’elle soit justifiée, les manquements reprochés à l’employeur doivent être suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat de travail (Cass. Soc. 30 mars 2010 n°08-44236).

Ainsi, le salarié ne peut invoquer des manquements anciens s’il est demeuré dans l’entreprise tout en ayant connaissance de ces manquements.

Par exemple, si la Cour de Cassation considère qu’une prise d’acte relative au non-paiement d’heures supplémentaires pendant une période de sept mois est justifiée (Cass. Soc. 27 novembre 2014 n°13-18716), elle refuse de valider une prise d’acte pour non-paiement d’heures supplémentaires, pendant une période de cinq ans, lorsque le salarié a tardé à demander la régularisation de sa situation (Cass. Soc. 14 novembre 2018 n°17-18890).

Exemples de manquements justifiant une prise d’acte :

-          Le passage imposé d’un temps plein à un temps partiel (Cass. Soc. 23 septembre 2014 n°13-18004) ;

-          La modification de la rémunération contractuelle (Cass. Soc. 10 décembre 2014 n°13-23392) ;

-          Le passage, même partiel, à un horaire de nuit (Cass. Soc. 14 janvier 2015 n°13-25767) ;

-          Le retrait de la fonction d’encadrement (Cass. Soc. 4 novembre 2015 n°13-14412) ;

-          Le retrait d’un véhicule de fonction (Cass. Soc. 16 décembre 2015 n°14-19794) ;

-          La modification unilatérale du contrat de travail par l’employeur (Cass. Soc. 30 mai 2018 n°16-26088).

-          La réduction drastique des responsabilités du salarié et la modification unilatérale de ses fonctions, la menace d’un licenciement économique et un harcèlement managérial (CA. Paris 13 février 2018 n°16-15657).

Pour lire l’intégralité de la brève, cliquez sur le lien ci-dessous.

https://www.legavox.fr/blog/frederic-chhum-avocats/salaries-cadres-cadres-dirigeants-prise-29073.htm

Frédéric CHHUM avocat et membre du conseil de l’ordre des avocats de Paris (mandat 2019-2021)

Léonie Aubergeon

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Par frederic.chhum le 19/06/20
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1) L’établissement et l’actualisation du DUER prévus par le Code du travail.

L’article L4121-1 du Code du travail impose à l’employeur de prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

Pour satisfaire à cette obligation, l’article R4121-1 ajoute que l’employeur doit transcrire et mettre à jour « dans un document unique les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs à laquelle il procède ».

En outre, « cette évaluation comporte un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail de l’entreprise ou de l’établissement, y compris ceux liés aux ambiances thermiques ».

Enfin, la mise à jour du DUER est réalisée :
« 1° Au moins chaque année ;
2° Lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail (…) ;
3° Lorsqu’une information supplémentaire intéressant l’évaluation d’un risque dans une unité de travail est recueillie » [1].

2) Le contexte particulier de Covid-19.

Du fait de la situation exceptionnelle liée à la pandémie de Covid-19, diverses prescriptions ont été données par les autorités ou utilisées par les juridictions.

Ainsi, la circulaire DRT n° 2002-6 du 18 avril 2002 précisait déjà que « l’approche de la prévention de la santé et de la sécurité au travail doit être menée en liaison avec les instances représentatives du personnel, de façon à favoriser le dialogue social, en constituant un facteur permanent de progrès au sein de l’entreprise » et a été réutilisée par les juridictions dans le contexte de Covid-19.

Egalement, le Ministère du travail a publié sur son site internet des recommandations parmi lesquelles l’actualisation du DUER « selon une procédure faisant intervenir les instances représentatives du personnel (CSE) ainsi que le service de santé au travail ».

Enfin, dans le ’questions-réponses’ sur le dialogue social du Ministère du travail, il est précisé que le CSE devra « être associé à la démarche d’actualisation des risques et consulté sur la mise à jour du document unique d’évaluation des risques ».

Pour lire l’intégralité de la brève, cliquez sur le lien ci-dessous.

https://village-justice.com/articles/covid-mise-jour-duer-faut-consulter-cse,35811.html

 

Frédéric CHHUM avocat et membre du conseil de l’ordre des avocats de Paris (mandat 2019-2021)

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Par frederic.chhum le 14/06/20
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This article summarizes the case law of the Court of Cassation in matters of sexual harassment.

Characterization of sexual harassment (harcèlement sexuel), rules of evidence in the matter or consequences of its denunciation, the Court of Cassation had the opportunity in 2019/2020 to specify the outline of sexual harassment.

1) The acquittal for lack of intentional element of sexual harassment by the criminal judge does not necessarily prevent the civil judge from admitting sexual harassment

Cass. soc., March 25, 2020, n ° 18-23682 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000041810357&fastReqId=846628714&fastPos=1)

In the decision of March 25th, 2020 (n ° 18-23682), the facts mentioned were as follows: an employee, employed by the company as dental assistance, was hired on July 2nd, 2012 and dismissed for serious misconduct on October 25th, 2013.

Believing that she was the victim of sexual harassment, she seized the industrial tribunal on October 12nd, 2015, the final decision of the correctional court acquitting the employer being pronounced on July 28th, 2016.

1.1. The authority of res judicata in relation to the civil judge

When a correctional decision pronounces an acquittal because the materiality of the acts of sexual harassment and the guilt of that or which to which they are imputed are not established, the civil judge can not hold the existence of these facts.

In this decision, the Court of Cassation thus affirms that “the final decisions of the criminal courts ruling on the merits on public action have absolute civil authority, with regard to all, as regards what has necessarily been judged as the existence of the fact complained of, its qualification and the guilt or innocence of those to whom the fact is attributed ”.

1.2. A different solution when the release relates only to the intentional element of sexual harassment

The criminalization of sexual harassment (article 222-33 of the penal code) is significantly different from sexual harassment at work (articles L. 1153-1 et seq. Of the labor code).

In order for sexual harassment to be established in criminal law, it presupposes the existence of an intentional element.

Conversely, in labor law, the intentional element is not necessary for the harassment to be constituted.

Thus, the acquittal decision based solely on the want of an intentional element of sexual harassment does not prevent the characterization of sexual harassment in labor law.

It is in this sense that the social chamber decided in the present case, the acquittal decision being based on the sole want of an intentional element.

However, "the characterization of acts of sexual harassment in labor law, as defined in article L. 1153-1, 1 °, of the labor code, does not presuppose the existence of an intentional element".

Thus, the employer released from the facts of sexual harassment before the criminal judge, the employee can still be considered as a victim of sexual harassment before the civil judge.

2) No sexual harassment in case of an ambiguous attitude of an employee

Cass. soc., September 25, 2019, n ° 17-31171 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000039188588)

Article L. 1153-1 of the labor code defines sexual harassment as "consisting of remarks or behavior with repeated sexual overtones which either attack his dignity because of their degrading or humiliating character, or create against him intimidating, hostile or offensive ”.

The Court of Cassation replied in this decision to the question whether the sending of SMS messages of a pornographic nature repeatedly by a manager to his subordinate justified dismissal for serious misconduct and constituted acts of sexual harassment (see also Harassment by pornographic sms at work: the ambiguity of the subordinate disqualifies sexual harassment, https://www.village-justice.com/articles/harcelement-par-sms-porno-travail-ambiguite-subordonnee-disqualifie-harcelement,32807.html)

2.1. The impact of an employee's ambiguous attitude on the characterization of sexual harassment

In a decision of September 25, 2019 (n ° 17-31171), the Court of Cassation ruled on the case of an employee claiming to have been the victim of sexual harassment by raising to reject her request that she “had responded to the SMS of the employee, without it being known which of them had taken the initiative to address the first message nor that it was demonstrated that the latter had been asked to stop all sending ”.

In addition, the Court of Cassation mentions the fact that the employee had "adopted a very familiar seductive attitude towards the employee."

The cassation judges approved the argument of the court of appeal "which highlighted the absence of any serious pressure or any intimidating, hostile or offensive situation against the employee".

She thus rightly deduced that "the ambiguous attitude of the latter who had thus voluntarily participated in a game of reciprocal seduction precluded that the acts alleged against the employee could be qualified as sexual harassment".

Sexual harassment had already been ruled out when the facts "were part of a relationship of mutual familiarity with the person complaining about" (Cass. Soc., July 10, 2013, n ° 12-11787: https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000027710583&fastReqId=918142539&fastPos=1).

Conversely, in a decision of February 20, 2020, the Court of Appeal of Orleans could consider that “the only single established fact, that Mrs. AC answered on the color of her panties at the request of her colleague, cannot suffice to characterize an ambiguous attitude of the latter, who would thus have voluntarily participated in a game of reciprocal seduction, excluding that the acts alleged against her colleague could be qualified as sexual harassment ”(Court of Appeal of Orleans, ch. social ch. des Prud'hommes, 20 February 2020, n ° 17/02208).

In this case, sexual harassment was established, the ambiguous attitude was not characterized.

2.2. The non-characterization of sexual harassment is not an obstacle to the dismissal of the employee

Sexual harassment not established according to the judges, does not prevent the employer from notifying the disciplinary dismissal of the employee.

The Court of Cassation thus accepted the dismissal of the employee on the grounds that he had "from his professional telephone, repeatedly and for two years, addressed to an employee whom he had known at his workplace and of whom he was the hierarchical superior, SMS with inappropriate and pornographic content, thus adopting a behavior making him lose all authority and all credibility in the exercise of his management function and therefore incompatible with his functions ”.

The High Court thus affirms that "these facts were connected with the life of the company and could justify a disciplinary dismissal".

Nevertheless, the Court of Cassation considers that the facts "did not constitute a serious fault making it impossible to keep the employee in the business" and that the Court of Appeal rightly "decided that these facts constituted a real cause and serious dismissal ”.

Thus, the employee's behavior prevents sexual harassment from being characterized but does not prevent the employee from being dismissed, if it is not for serious misconduct, but for a real and serious cause.

3) Denunciation of acts of sexual harassment: criminal irresponsibility for defamation if the recipient of the denunciation is approved

Cass. crim., 26 November 2019, n ° 19-80360 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000039465667&fastReqId=522801795&fastPos=1)

Article L. 1153-2 of the Labor Code prohibits the sanctioning of an employee, a person in training or training, or a candidate, in any way whatsoever, for "having suffered or refused to suffer acts of sexual harassment as defined in article L. 1153-1 ”.

Reporting of such facts is regulated by law and strictly framed

The Court of Cassation was able to rule on the question on November 26th, 2019 (n ° 19-80360) (see in this sense Employees, managers, executives - Denunciation of harassment: be careful not to defame, https://www.village-justice.com/articles/salaries-cadres-cadres-dirigeants-denonciation-harcelement-attention-pas,33133.html..)

In this case, the employee of an association had sent an email from her electronic mail to her husband, the director general of the association, the labor inspector, the spiritual director of the association and of an establishment. higher education as well as the son of his employer.

This email, entitled “sexual assault, sexual and moral harassment”, implicated his employer who thus acted in court on the basis of public defamation against an individual.

In this decision, the criminal chamber thus recalls that a “person prosecuted on the ground of defamation after having reported acts of sexual or moral harassment of which he considers himself victim can be relieved of his criminal responsibility (…) when he has denounced these actions, under the conditions provided for in Articles L. 1152-2, L. 1153-3 and L. 4131-1, paragraph 1, of the Labor Code ”.

The judges specified that “to benefit from this cause of criminal irresponsibility, the person prosecuted on this count must have reserved the report of such acts to his employer or to bodies responsible for ensuring the application of the provisions of the labor code and no, as in this case, having also sent it to people who do not have one of these qualities ”.

4) Letter of notification of dismissal: serious misconduct resulting from sexual harassment is a sufficiently precise reason

Cass. soc., May 15, 2019, n ° 18-12666 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000038508151&fastReqId=606634741&fastPos=18)

Article L. 1232-6 of the Labor Code places the obligation on the employer wishing to dismiss an employee to specify in the notification letter the statement of the reason (s) invoked.

In a decision of May 15th, 2019 (No. 18-12666), the Court of Cassation ruled on the case of an employee dismissed for serious misconduct after having made a written confession concerning sexual harassment committed against another female employee 'company.

The Court of Cassation affirms that the letter of dismissal stating “the written confessions of the employee concerning the sexual harassment committed towards another precisely named employee” and qualifying “this fact of serious fault (…) constituted a precise and materially verifiable reason, which could be clarified and discussed before the trial judges ”.

5) Failure to comply with the employer's safety obligation: basis for specific compensation in the event of separate losses

Court of Appeal of Versailles, ch. March 11th, 2020, RG 05/17635

An employee who is the victim of moral or sexual harassment can obtain damages on this basis but also, cumulatively, on that of the breach of the employer's security obligation (or even as discrimination if necessary) if it justifies separate damages.

Furthermore, even in the event that the harassment is not accepted by the judges, it is possible that she will be compensated on the basis of this breach.

In the decision of March 5, 2020, an employee, hired by the company Chartrainsport (working under the name Intersport) as cashier, had filed a complaint for sexual harassment by her employer with the public prosecutor who classified the case was taken for insufficiently characterized offense.

Her employer notified her of her dismissal on November 28th, 2014 and she appealed to the Labor Court on March 11th, 2016.

She criticized her employer, in addition to sexual harassment with a sexual connotation, breaches of the obligation of security of result.

On the issue of moral or sexual harassment, the Court of Appeal of Versailles affirms that “the materiality of precise and concordant facts which, taken as a whole, would suggest the existence of moral or sexual harassment is not demonstrated "

However, she added "if the absence of moral or sexual harassment is not such as to exclude, in the presence of moral suffering related to work, any failure by the employer to fulfill his security obligation".

In fact, for the employer to have satisfied his obligation, he must justify on the one hand, the fact that he has put in place the preventive measures necessary to ensure the safety and protection of the physical and mental health of workers, such as information and prevention actions.

On the other hand, he must justify the fact that he reacted immediately and took the immediate measures necessary to put an end to the danger as soon as he was informed of it.

6) The burden of proof (charge de la preuve) alleged in matters of psychological and sexual harassment

Chambéry Court of Appeal, ch. Social, February 27, 2020, No. 19/00089; Riom Court of Appeal, social chamber, May 26, 2020, RG n ° 19/00744)

In matters of harassment, moral or sexual, the burden of proof is reduced.

First, the person believing themselves to be the victim of such acts must "present facts suggesting the existence of harassment".

Secondly, it will be up to the defendant to "prove that these actions do not constitute such harassment and that its decision is justified by objective elements unrelated to any harassment" (article L. 1154-1 of the code du job).

For example, the employer invoking the fact that physical proximity was a "game" between him and his employee while the bond of subordination between them implied a state of pressure suffered by the employee "thus fails to demonstrate that the facts materially established by [the employee] are justified by objective elements foreign to any harassment. Sexual harassment is established ”(Court of Appeal of Chambéry, ch. Sociale, February 27th, 2020, n ° 19/00089).

The Riom Court of Appeal on May 26th, 2020 stated that for facts relating to inappropriate gestures, words and looks, the fact that the employer mentioned “the concept of humor, without demonstrating that the actions of the [employee] do not constitute sexual harassment and that the above-mentioned behaviors and remarks of the employee are justified by objective elements unrelated to any harassment "was not enough to contest the existence of the said harassment (Riom Court of Appeal , social chamber, May 26th, 2020, RG n ° 19/00744).

 

Frédéric CHHUM avocat et membre du conseil de l’ordre des avocats de Paris (mandat 2019-2021)

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Par frederic.chhum le 14/06/20
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2) Pas de harcèlement sexuel en cas d’attitude ambigüe d’une salariée.

Cass. soc., 25 septembre 2019, n° 17-31171

L’article L. 1153-1 du Code du travail définit le harcèlement sexuel comme « constitué par des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ».

La Cour de cassation a répondu dans cet arrêt à la question de savoir si l’envoi de SMS à caractère pornographique de manière répétée par un manageur à sa subordonnée justifiait un licenciement pour faute grave et constituait des faits de harcèlement sexuel (v. également notre article « Harcèlement par sms pornographiques au travail : l’ambiguïté de la subordonnée disqualifie le harcèlement sexuel. »).

2.1. L’impact de l’attitude ambiguë d’une salariée sur la caractérisation du harcèlement sexuel.

Dans un arrêt du 25 septembre 2019 (n° 17-31171), la Cour de cassation s’est prononcée sur le cas d’une salariée alléguant avoir été victime de harcèlement sexuel en relevant pour rejeter sa demande qu’elle « avait répondu aux SMS du salarié, sans que l’on sache lequel d’entre eux avait pris l’initiative d’adresser le premier message ni qu’il soit démontré que ce dernier avait été invité à cesser tout envoi ».

De plus, la Cour de cassation évoque le fait que la salariée avait « adopté sur le lieu de travail à l’égard du salarié une attitude très familière de séduction ».

Les juges de cassation approuvent l’argumentation de la cour d’appel « qui a fait ressortir l’absence de toute pression grave ou de toute situation intimidante, hostile ou offensante à l’encontre de la salariée ».

Elle a ainsi justement déduit que « l’attitude ambiguë de cette dernière qui avait ainsi volontairement participé à un jeu de séduction réciproque excluait que les faits reprochés au salarié puissent être qualifié de harcèlement sexuel ».

Le harcèlement sexuel avait déjà pu être écarté lorsque les faits « s’inscrivaient dans le cadre de relations de familiarités réciproques avec la personne qui s’en plaignait » [3].

A contrario, dans un arrêt du 20 février 2020, la Cour d’appel d’Orléans a pu considérer que « le seul fait unique établi, que Mme A C ait répondu sur la couleur de sa culotte à la demande de son collègue, ne saurait suffire à caractériser une attitude ambiguë de celle-ci qui aurait ainsi volontairement participé à un jeu de séduction réciproque excluant que les faits reprochés à son collègue puissent être qualifiés de harcèlement sexuel » [4].

Ainsi dans ce cas, le harcèlement sexuel était établi, l’attitude ambiguë n’étant pas caractérisée.

Pour lire l’intégralité de la brève, cliquez sur le lien ci-dessous.

https://www.village-justice.com/articles/harcelement-sexuel-travail-panorama-jurisprudence-2019-2020,35693.html

 

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Par frederic.chhum le 14/06/20
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Monsieur A, embauché par la SA Interparfums depuis le 1er décembre 2006 « en qualité de responsable des services généraux ».

Il fait une crise d’épilepsie dans sa voiture le 16 mars 2014.

En arrêt de travail pour maladie suite à cet accident, il n’a plus repris ses fonctions au sein de l’entreprise.

Il est « licencié pour absence prolongée désorganisant l’entreprise et nécessitant son remplacement définitif par lettre datée du 30 septembre 2014 ».

Saisissant le conseil de prud’hommes de Paris, le salarié conteste la légitimité de son licenciement et réclame des dommages et intérêts pour harcèlement moral.

Le salarié soutient avoir subi des faits de harcèlement moral de la part de son employeur.

Il aurait ainsi été victime d’une « pratique de mise à l’écart à son égard caractérisée par le fait d’avoir été maintenu pendant les dernières années de sa relation de travail sans se voir confier de réelles tâches correspondant à sa qualification et à ses fonctions contractuelles ».

Il affirme également « avoir été affecté à des travaux subalternes relevant de fonctions d’hommes à tout faire ou de concierge privé au service des dirigeants de l’entreprise ».

Enfin, il ajoute « le bore out (opposé du burn out) auquel il a été confronté faute de tâches à accomplir ».

Pour appuyer ses allégations, le salarié a notamment « versé aux débats des attestations de salariés qui attestent de sa mise à l’écart » telle qu’une attestation rapportant que le salarié « demandait très régulièrement si je n’avais pas du travail à lui confier pour qu’il se sente utile et utilise ses compétences comme on aurait du les utiliser.

Il a été mis à l’écart, utilisé et mis dans un placard pour qu’on l’empêche de mettre son nez dans la gestion des dépenses liées aux événements et aux voyages ».

Un autre salarié témoigne du fait qu’il a vu le salarié « sombrer petit à petit dans un état dépressif, au fur et à mesure qu’il se trouvait placardisé » et s’est vu retirer ses « fonctions de coordinateur [événements et voyages] et qu’il n’a plus eu la possibilité d’organiser les séminaires des différents départements ».

Enfin, il produit un courriel qui lui a été adressé par l’assistante de direction du PDG dans lequel elle lui écrit « c’est un manque d’activité professionnelle qui visiblement a causé cet accident [la crise d’épilepsie de mars 2014], je ne comprends pas pourquoi tu t’acharnes dans cette voie. Tu sais mieux que quiconque que ta proposition ne changera rien à ta charge de travail. Encore une fois profite du temps qui t’est donné pour refaire ton CV ».

Pour lire l’intégralité de la brève, cliquez sur le lien ci-dessous.

https://www.village-justice.com/articles/bore-out-harcelement-moral-que-dit-arret-cour-appel-paris-juin-2020,35707.html

 

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Par frederic.chhum le 09/06/20
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Monsieur X a été engagé par une société de travail temporaire PAGE PERSONNEL pour effectuer plusieurs missions de responsable qualité sous forme de CDD (en réalité des contrats de mission) dans la société NEEXTER AUTOMOTIVE pour accroissement temporaire d’activité.

Les 3 missions avec contrats et prolongations se sont enchaînées sans délai de carence, donc de façon continue pour se terminer 11 mois et demi plus tard, la société n’ayant pas souhaité engager Monsieur X alors même que son activité a été de tenir existant normalement et de façon récurrente dans cette société.

Monsieur X a de ce fait souhaité que ses contrats de mission qu’il considère comme étant des CDD se transforment en CDI du fait d’une activité permanente et régulière et en continu de presque 1 an.

La décision prise par la société en accord avec la société d’intérim de fixer une date de fin de contrat alors que le même jour ou presque elle décidait de le prolonger montre d’une parte une grande complicité de la part des 2 entités que l’on pourra considérer comme complice dans toutes les actions menées et que l’on pourra joindre dans les indemnités réclamées par Monsieur X.

Et de surcroît la non qualification de ses missions en CDI conduit à considérer la fin de son contrat comme étant un licenciement mais sans cause réelle et sérieuse.

C’est dans ces circonstances que Monsieur X a saisi le Conseil de Prud’hommes de Bobigny.

Pour lire l’intégralité de la brève, cliquez sur le lien ci-dessous.

https://www.legavox.fr/blog/frederic-chhum-avocats/interim-requalification-licenciement-sans-cause-29016.htm

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Marion Simoné Elève avocat EFB Paris

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Par frederic.chhum le 08/06/20
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1. Le DUER qu’est-ce que c’est ?

Le Document Unique d’Évaluation des Risques (DUER) est un document élaboré et mise à jour par l’employeur qui répertorie l’ensemble des risques au sein de l’entreprise pour la santé et la sécurité des travailleurs [1].

L’employeur est libre de choisir la forme du document.

2. Quelles sont les entreprises concernées par le DUER ?

Toutes les entreprises, employant au moins 1 salarié, peu importe leurs effectifs doivent élaborer ce type de document [2].

Pour les établissements qui sont dotés d’un CSE ce document sert de base à la mise en œuvre du programme de prévention des risques professionels annuels [3].

L’employeur a donc tout intérêt à associer le CSE dans l’élaboration de ce document.

Pour lire l’intégralité de la brève, cliquez sur le lien ci-dessous.

https://www.village-justice.com/articles/document-unique-evaluation-des-risques-duer-comment-actualiser-periode-covid,35502.html

 

Frédéric CHHUM avocat et membre du conseil de l’ordre des avocats de Paris (mandat 2019 -2021)

CHHUM AVOCATS (Paris, Nantes, Lille)

e-mail: chhum@chhum-avocats.com

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.Paris: 4 rue Bayard 75008 Paris tel: 0142560300

.Nantes: 41, Quai de la Fosse 44000 Nantes tel: 0228442644

.Lille: 25, rue Gounod 59000 Lille tel: 0320135083