frederic.kieffer

Par frederic.kieffer le 28/10/08
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Notre profession se dévoue pour faire chuter le nombre alarmant de suicide en prison et le parquet engage des poursuites.

Si ça n'est pas malheureux. Il faut continuer à se battre...non ?

En effet, une avocate du barreau de Nancy a été jugée mardi à Epinal.

Elle aurait accordé ses faveurs à un détenu dans un parloir d'une maison d'arrêt dde Meurthe-et-Moselle.

L'affaire a été dépaysée à Epinal...(pour une histoire de pine, c'est plutôt cocasse).

Entendu en qualité de témoin, un gardien aurait affirmé à la barre du tribunal correctionel avoir surpris la pénaliste, 57 ans, assise face à son client, 24 ans, le pantalon baissé, alors que les deux personnes conversaient au parloir.

Il s'agissait de préparer la défonce...la défense.

Selon ses propos :

« Au bout d'un moment, je n'ai plus entendu de bruit. Je me suis aperçu que l'avocate était en train de pratiquer une fellation. (...) Quand elle m'a vu, elle a reculé vivement. Elle avait l'air gênée», a-t-il raconté.

Pures allégations !

En effet, l'avocate et son client, poursuivis pour exhibition sexuelle, nient.

Le détenu clame : « Il ne s'est rien passé».

Quant à notre confrère prévenue , elle « conteste formellement les faits»;

Son avocat Me François Saint-Pierre a plaidé la relaxe en soutenant que :

« Si le tribunal retient que la seule parole d'un fonctionnaire en l'absence de tout élément de preuve est suffisant pour inverser la présomption d'innocence, la sécurité juridique des avocats est en danger» dans les prisons

Quant au Procureur, il s'est soucié avant tout de la propreté en clamant que :

« Les gens de robe doivent garder leur robe propre», avant de requérir une peine d'un mois d'emprisonnement avec sursis, 3.000 euros d'amende et trois mois d'interdiction d'exercer à l'encontre de l'avocate, et un mois ferme pour le détenu.

Il faut avant tout retenir le précieux (très précieux) témoignage de l'ancien bâtonnier de Nancy, Me Stéphane Massé, affirmant que la prévenue était «quelqu'un d'entier, qui va au fond des choses».

Je ne suis pas certains que dans ces circonstances, il s'agit des qualités à vanter...

Tout fout le camp, je vous jure...

Par frederic.kieffer le 22/10/08
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L'assassinat a eu lieu le 20 octobre 2008 vers 7h00, heure locale, dans le quartier Ouest de Kaboul, la capitale afghane. Deux hommes armés, qui circulaient à moto, ont tiré sur cette femme, britannique d'origine sud-africaine, alors qu'elle sortait de chez elle à pied.

La victime était déjà décédée lorsque la police est arrivée sur les lieux. Les deux assassins sont toujours en fuite.

L'assassinat de la jeune femme a eu lieu dans un quartier résidentiel de la ville, réputé pour sa tranquillité et où vivent beaucoup d'expatriés.

C'est la première fois qu'une telle attaque se déroule en plein jour dans les rues de Kaboul.

La victime travaillait pour l'organisation humanitaire britannique Serve Afghanistan, une association caritative chrétienne qui conduit notamment des projets en faveur des handicapés.

C'est de nouveau Zabiullah Mujahid qui a revendiqué l'assassinat: «Nous avons assassiné cette femme étrangère à Kaboul, nous en assumons la responsabilité. Nous l'avons tuée car elle travaillait pour une organisation qui prêchait le christianisme en Afghanistan», a-t-il déclaré.

Serve Afghanistan est une ONG chrétienne enregistrée en Grande-Bretagne, spécialisée dans l'aide aux infirmes. D'après son site internet, elle a aidé les réfugiés afghans au Pakistan à partir de 1980, avant d'installer ses locaux à Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, puis à Kaboul en 2001. «Notre but est de témoigner de l'amour de Dieu et de répandre l'espoir, en servant le peuple afghan», précise l'ONG.

Certes, il ne s'agit pas d'une information sur la crise financière, certes celle-ci pourrait paraître à certains un peu partial...cependant, au XXI ème siècle, assassiner une jeune personne d'une trentaine d'année en revendiquant cet acte et en le motivant parce qu'elle prêchait le christianisme - ce que le quotidien de cette humble personne semble démentir - témoigne de la barbarie et de l'obscurantisme de notre espèce...

Cet acte intervient dans un climat bien étrange, après l'assassinat il y a quelques années, du père Andrea Santoro en Turquie, les chrétiens massacrés et les églises brûlées au Niger, l'existence des communautés chrétiennes au Proche-Orient se fait pas chaque jour plus périlleuse.

La République des barbus est bien effrayante et fait peur à tout le monde, et cette peur est déjà, en soi, une victoire de l'obscurantisme.

Peu de commentaire dans nos journaux pour condamner cet acte, pourquoi tant de lacheté...car il n'est pas de bon ton de critiquer l'Islam même lorsque qu'il fait preuve de barbarie !

Même en littérature, il n'est pas de bon ton de soutenir ceux qui osent une critique...Souvenez-vous en 2002, combien le milieu littéraire français avait été lâche lorsque cinq associations islamistes avaient traîné Michel Houellebecq devant la Justice.

Seuls quelques écrivains avaient alors soutenu Michel Houellebecq et son avocat Emmanuel Pierrat à la XVIIème Chambre correctionnelle.

Aujourd'hui encore, devant un acte abject, c'est le silence qui règne...et plus que l'acte, c'est là ce qui est révoltant.

Par frederic.kieffer le 01/10/08
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TEXTE DE GABRIEL MATZNEFF :

Le dimanche 28 août 1988, Guy Hocquenghem meurt dans son lit étroit de la chambre 8 du pavillon Laveran, le pavillon des condamnés à mort ; cette chambre de l'hôpital Claude Bernard où, le samedi 20 août, je le visite pour la dernière fois. Un Guy Hocquenghem crépusculaire, déjà quasi passé sur l'autre rive, celle d'où l'on ne revient pas. Torse nu, la tête penchée sur la droite, le bras droit troué par les aiguilles de la perfusion, pâle, les yeux clos, il ressemble au Christ en croix.

Ses obsèques sont célébrées le vendredi 2 septembre en l'église Notre-Dame-des-Champs. J'y lis une péricope de l'épître de l'apôtre Jean dont il fit un héros de roman. Après l'absoute, l'incinération au Père-Lachaise. Guy s'évapore dans les flammes du four crématoire. Son absence est désormais sans remède. Dans Les Petits Garçons, Hocquenghem imagine un personnage, Romanov, qui pour échapper à l'ostracisme dont il est victime en France, feint d'être mort et s'enfuit sous une autre identité dans un de ces pays d'Asie qu'il affectionne. Hélas ! Guy, lui, ne nous attend pas sur une plage philippine ou sri lankaise : contemplant l'urne où reposent ses cendres, nous savons qu'il est vraiment mort et que jamais nous ne le reverrons.

Lorsque le sida tue Guy, alors âgé de quarante et un ans, René Schérer, son maître et son plus proche ami, le compare à un ange franchissant les portes de la mort, souriant, les ailes déployées.

Ailes déployées ou ailes brisées ? Les deux, sans doute. Il nous reste ces ailes blanches et noires que sont les pages de La Colère de l'Agneau, un des plus beaux romans historiques du vingtième siècle, d'Eve, qui est ce qu'on a écrit de plus fort en langue française sur le sida, de L'Âme atomique, passionnant traité d'esthétique que Guy composa avec René Schérer, de sa Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, un pamphlet au vitriol sur les arrivistes et les histrions de notre petit monde médiatique parisien qui - après les abjectes guerres contre la Serbie et contre l'Irak, après la crise du Caucase où notre gauche caviar vient une nouvelle fois de lécher dévotement le cul des Amerloques - est en 2008 encore plus actuel, plus vrai, plus nécessaire qu'en 1986.

Durant le week-end du quinze août, une promenade nous a, une amie qui arrivait de Naples et moi, conduits jusqu'aux Mots à la Bouche, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, dans le Marais. J'ai rappelé à la sympathique libraire que nous allions dans quelques jours commémorer le vingtième anniversaire de la mort de Guy Hocquenghem : si Les Mots à la Bouche lui consacraient un coin de leur vitrine, cela réjouirait ses amis, ses lecteurs ; pourrait donner à des jeunes gens qui ne l'ont jamais lu l'envie de découvrir ce magnifique écrivain, ce cœur noble, cet esprit ensemble mélancolique et amoureux de la vie, cette voix libre, libératrice, cette intelligence salamandrine.

Et si les Editions Albin Michel font leur travail (car une maison d'édition digne de ce nom, ce n'est pas seulement le flux des nouveaux livres, les romans de la rentrée, mais aussi son catalogue, son fonds, ses grands auteurs disparus dont elle a la tâche de faire vivre l'œuvre), ce sont les vitrines de dizaines de librairies qui cet automne s'orneront de photos de Guy, d'exemplaires de ses ouvrages.

Cofondateur du Front homosexuel d'action révolutionnaire, le FHAR, en 1971, auteur du Désir homosexuel paru en 1972, journaliste au Gai Pied dès 1979, Guy Hocquenghem s'est toute sa vie battu pour la défense et les droits de ceux qui préfèrent les garçons aux filles. Il ne faut toutefois pas que cette activité militante, pour essentielle qu'elle soit, nous fasse oublier que Guy est d'abord un philosophe, un poète, un romancier. Si vous lisez la courte biographie de Guy pondue par l'encyclopédie informatique Wikipédia, vous avez l'impression que l'auteur de La Colère de l'Agneau aura passé sa vie à coller des affiches, à participer à des AG, à lever le poing dans des défilés, bref que son principal titre de gloire est son combat en faveur de la pédérastie.

Hocquenghem s'est en effet battu pour les causes qu'il croyait justes, et c'est tout à son honneur ; mais le réduire à ces activités politiques et sociales est absurde. On lit dans Eve : « Le travail d'écrivain est une besogne solitaire... Cette solitude, avec les années, je l'avais élargie, diffraction d'une onde noire autour de moi, à toute ma vie. » Pour écrire des essais tels que La Beauté du métis et L'Âme atomique, des romans tels que La Colère de l'Agneau, Eve, Frère Angelo, il faut en effet beaucoup de travail, beaucoup de solitude. N'en déplaise au biographe de Wikipédia, le militant pédé Guy Hocquenghem fut d'abord et surtout un artiste.

Il y a les écrivains dont les petites cellules grises fonctionnent bien à l'aurore, dans la fraîcheur et la luminosité du matin ; il y a ceux qui ne travaillent que la nuit. Il y a les chastes et il y a les polissons. Il y a ceux qui lèvent le coude et il y a les abstèmes. Il y a les malades et il y a ceux qui pètent de santé. Il y a les beaux et il y a les laids. Appartenir à telle ou à telle de ces catégories a, pour un artiste, et singulièrement pour un écrivain, son importance. Selon que vous êtes un aventurier où un pantouflard, un époux fidèle ou un don juan, un frugal ou une bonne fourchette, un Adonis ou un épouvantail, vous ne vivrez pas et donc vous n'écrirez pas les mêmes choses. Guy Hocquenghem, lui, c'est là où je voulais en venir, était très beau et les dieux lui ont fait la grâce de rester très beau dans la maladie et jusque dans l'avant-mort. Une beauté physique, charnelle, certes, et ô combien, mais qui n'était pas une trompeuse enveloppe, qui était au contraire le fidèle reflet de la beauté de son être. Guy était une âme noble, et son œuvre, si vous la lisez, si vous vous en pénétrez, vous ennoblira.

Gabriel Matzneff

Les Lettres françaises

6 septembre 2008

Par frederic.kieffer le 01/10/08
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Lors de la présentation du budget de la Justice pour 2009 à la presse le 26 septembre, Rachida Dati a annoncé une progression des crédits de la justice de 177 millions d'euros pour atteindre 6,66 milliards d'euros (+ 2,65 %). Un millier d'emplois supplémentaires seront financés en 2009.

Concernant la politique pénitentiaire, afin d' « améliorer les conditions de détention », 7 établissements ouvriront, soit 5 130 places neuves. « L'administration pénitentiaire sera renforcée par 1 087 agents, dont 917 surveillants », a ajouté le garde des Sceaux. La future loi pénitentiaire, a-elle rappelé, vise à amplifier la politique d'aménagement des peines (JCP G 2008, act. 465. - JCP G 2008, I 181, obs. A. Maron). Le budget prévoit à cet effet : la création de 500 emplois de conseillers d'insertion et de probation d'ici 2012, dont 170 en 2009 et la mise en service de 2 500 bracelets électroniques en 2009 (12 000 au total en 2012).

Par ailleurs, Rachida Dati a précisé que la réforme de la carte judiciaire couterait au total 427 millions d'euros dont 20 pour les avocats, 21,5 pour les primes de restructuration, versées aux magistrats et fonctionnaires et 385 pour l'immobilier, dont 70 en 2009. « Le calendrier sera tenu, il sera même anticipé dans certains cas, alors même que le terme prévu est le 31 décembre 2010 », a annoncé le garde des Sceaux.

Enfin, Rachida Dati a confirmé que des infractions et des actes civils de la vie courante seront déjudiciarisés. Elle a cité : l'instauration du divorce par consentement mutuel sans audience ; la création d'un barème national pour fixer les pensions alimentaires ; la médiation obligatoire pour les conflits familiaux de l'après divorce ; des procédures simplifiées pour les primo-délinquants et les petits délits routiers. Les tribunaux de grande instance seront réorganisés, « par exemple en créant un pôle famille ».

Le ministre a indiqué que juge des victimes, créé le 1er janvier 2008, avait fait l'objet de 300 saisines. Les crédits de l'aide aux victimes s'établiront à 11 millions d'euros en 2009, soit une progression de 15,8 % depuis 2007.

Une réforme de l'aide juridictionnelle est annoncée pour 2009.

Source

Min Justice, 26 sept. 2008, conf. de presse

Par frederic.kieffer le 01/10/08
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La vie est belle...