Par frederic.kieffer le 09/02/10

Cest sur France Culture, c'est Le bien commun...cette semaine, Les droits de l'animal, avec Jean-Marie Coulon. Ancien premier président de la cour d'appel de Paris, auteur de Les droits de l'animal chez Dalloz en 2009.

Pour écouter l'émission, voici le site http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/bien_commu...

Pourquoi pas ?

sep
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Citation

Par frederic.kieffer le 10/09/08

Pour reprendre le blog en douceur, juste une citation :

« L'antonyme d'érotisme, c'est la Mort ».

Emmanuelle Arsan, dans

« Emmanuelle, leur pape et mon Eros », 1974,

Christian Bourgeois Editeur

Par frederic.kieffer le 30/04/08

Il m'est arrivé, au cours d'une plaidoirie, de débuter par une épigraphe de l'ouvrage de Jacques SERGUINE, L'éloge de la fessée, reprenant l'évangile selon Saint-Matthieu " Frappez, et on vous ouvrira" (Matthieu, VII, 7) pour m'adresser au Tribunal et attirer son attention...quand les juges s'endorment un peu, ça fonctionne.

Alors, comme ce mois d'avril était celui de la fessée, petit rappel de son histoire, emprunté à Agnès Giard, de libé.

An 33 : un hérétique appelé Jésus, surnommé Christ, se fait flageller par des soldats, devenant ainsi l'icône du châtiment corporel dans la culture occidentale.

1260 : naissance en Italie de la secte des Flagellants qui se fustigent jusqu'au sang pour expier leurs fautes.

1489 : selon un dictionnaire de l'époque, fesser signifie «battre avec des verges». Le mot fessée vient en effet de l'ancien français «faisse» qui désigne les liens, les sangles et les cordes.

1600 : le musicien Gesualdo, prince de Venosa, assassin de sa femme et de son amant, se fait flageller tous les jours par des jeunes hommes entretenus à cet effet... et compose de sublimes Lamentations sur l'éternel corps de douleur du Christ.

1639 : le médecin allemand Meibomius démontre dans son traité De l'utilité de la flagellation dans les plaisirs du mariage que la flagellation produit une irritation voluptueuse et un embrasement des sens. «La fessée semble être depuis très longtemps un remède connu contre l'impuissance, confirme Michel, vice-président du Club de la fessée. Au XIXe siècle, les hôpitaux recommandent la fessée ! Au cinéma, dans Martin Guerre, un prêtre guérit un couple en les flagellant. Dans le Satyricon de Fellini, le héros reçoit les jonchées pour guérir. Mais la fessée, surtout, ça détend... On dort très bien après une bonne correction. Il m'est arrivé une fois de réveiller quelqu'un qui s'endormait littéralement sur mes genoux, tellement la séance de fessée avait été agréable...»

Jusqu'au XVIIe siècle, la flagellation s'exerce au-dessus des reins, dans un but thérapeutique (châtier le coupable ou soigner l'impuissance). Elle descend ensuite vers des régions plus charnues, mais aussi plus «aptes à la rougeur» où va se nicher la pudeur offensée... C'est le début de la perversion. La fessée s'accompagne d'un sentiment de honte mêlé de délice.

Au XVIIe siècle, affirme Jean-Luc Hennig (Brève histoire de fesses), on fesse à peu près tout : «Les écoliers fessaient leurs cahiers, les cochers leurs chevaux, les abbés fessaient leur bréviaire et les jeunes femmes charmantes, mais un peu ivres, fessaient leur vin de Champagne. Donc la société de Louis XIV était pressée, elle le faisait savoir avec impertinence et préférait fesser la vie que l'attendre.»

1723 : Jean-Jacques Rousseau découvre le plaisir sexuel en recevant une fessée sur les genoux de sa tante (Les Confessions).

1791 : en pleine Révolution française, on fouette les culs de nobles et de bonnes sœurs. La belle Théroigne de Méricourt, fouettée aux Tuileries par des mégères jacobines, en devient folle.

1795 : Sade invente, dans Justine ou les malheurs de la vertu, une machine à flageller qui tend si fort la peau «qu'en moins de dix coups de verge, le sang coulait à gros bouillons». Il faut que ça saigne.

1830 : la fessée pénale est interdite en France. Résultat : la fessée érotique devient à la mode. La nostalgie aidant, il sortira entre 700 et 800 parutions «flagellationistes» entre 1890 et 1940.

1870 : L'écrivain Leopold von Sacher Masoch raconte dans La Vénus à la fourrure la tragédie de son histoire d'amour auto-destructrice. Il aime le fouet, mais ça fait mal.

Au début du XXe siècle, Charles Virmaitre, adepte déclaré, explique doctement : «Le centre de l'érection, qui réside dans la moelle sacrée, est sollicité par ces excitations périphériques.»

1907 : Apollinaire publie Les 11000 verges. Les verges en question ne sont pas des pénis.

1926 : Max Ernst, le surréaliste, peint la première Vierge punitive de l'histoire de la peinture. Son tableau s'intitule la Vierge corrigeant l'enfant Jésus. C'est une fessée.

50's : Les années 50 sont profondément marquées par la banalisation de la fessée : c'est à cette époque qu'Eric Stanton, dessinateur de génie, publie ses illustrations de Guys in gowns (mecs en robe) et de Male Maid (soubrette à quéquette), déculottés et martyrisés par des dominatrices...

1954 : Pauline Réage écrit Histoire d'O, histoire d'amour ponctuée de vigoureuses mises en train.

1960 : Soljenitsyne rapporte que les femmes russes, pendant des siècles, ont subi les outrages de la trempe conjuguale jusqu'à en devenir accros. Au XVIIe siècle, c'était devenu --parait-il-- une telle institution que les épouses non-battues se plaignaient de n'être pas aimées.

1961 : Dans Chapeau melon et bottes de cuir (the Avengers), le rôle de John Steed est tenu par un masochiste notoire. Sa partenaire, Diana Rigg, bardée de cuir comme une dominatrice n'hésite jamais à gifler ses adversaires.

1974 : Vivienne Westwood lance la boutique Sexe, décorée de fouets. Le mouvement Punk s'attribue l'esthétique «frappante» du bondage et du châtiment.

1998 : Dans le très controversé Sex, Madonna se fait prendre en photo avec des adeptes hardcore. Elle milite en faveur de la fessée et conclut «Je suis libre. C'est mon droit».

90's : WHAP ! (Women wHo Administer Punishment) est la plus célèbre de ces revues spécialisées dans «les femmes qui appliquent la correction». Elles n'appliquent pas que la correction d'ailleurs, mais aussi des soufflets, des flagellations et des châtiments corporels en tous genres... Partant du principe qu'il faut battre son mari quand il est chaud, WHAP, véritable «guide de la femme moderne pour atteindre la félicité matrimoniale», se présente comme un manuel pour les novices du sévice : on y apprend à manier la cravache d'une main de maîtresse, et surtout à assoir son autorité sur le postérieur des mâles ! Ils ne demandent que ça, à en croire l'édito :«Frappez votre homme. Vos ongles rouges s'accordent si bien avec la couleur de son derrière !»

Voilà...à voir aussi, le superbe film de Steven Shainberg la secrétaire.

Par frederic.kieffer le 26/03/08

Curieux. Thierry Gilardi semblait être un gentil garçon et il fait aujourd'hui les unes des journaux, des radios et de l'ensemble des médias.

C'est étrange .

Il y a peu d'autres nous ont quitté, avec moins de tumulte et pourtant, je pense à Jean Bottero, Alain Robbe-Grillet, Christian Bourgois et j'en passe.

Quel carcan.

Ce matin, le ciel est bleu sur Antibes, mais je me sens triste.

Ce blog n'intéresse personne; j'en viens à penser que la liberté n'intéresse personne. Elle fait peur, alors il est préférable d'exceller dans l'art de se créer des liens, des devoirs, des barrières, des chaînes : le travail, la pudeur, la morale, la peur du qu'en dira-t-on et ainsi, nous ne sommes jamais nous même, nous portons le masque...puis la vie passe, ce n'est hélas qu'au bord du gouffre que nous prenons conscience de la seule chose importante : être soi-même avec le regret de ne pas avoir eu le courage de l'être...les regrets ça va droit au coeur et ça y reste jusqu'à ce qu'on meurt (Daniel Darc)

Mais non, nous préférons être toujours inquiet "éponge à stress" pourtant "Qui d'entre vous peut, par son inquiétude, prolonger tant soit peu son existence" (Matthieu 6, 27).

Pourtant, certains en ont pleinement conscience. Déjà Montaigne "Les lois de la conscience, que nous disons naître de la nature, naissent de la coutume; chacun ayant en vénération interne les opinions et moeurs approuvées et reçues autour de lui, ne s'en peut dépendre sans remords, ni s'y appliquer sans applaudissement" (Essais, Livre 1, chap.XXIII, p.181, Folio).

Quelle tristesse de savoir que nous laisserons ce monde aussi sot et aussi méchant que nous l'avons trouvé en y arrivant.

Néanmoins, je continue, toujours abusé, trahi, niais magnifique, dans mon monde extra-terrestre, en compagnie de mes rêves de beauté, scandale absolu dans un monde qui est laid...seul avec mes maîtres.

Allez, je n'ai pas la moindre connexion, aucun commentaire et c'est mieux ainsi, non ?

Adieu Thierry et tous les autres...Quelle inconséquence !