Sep
28
Conseil des ministres : un peu de sérieux !

Communiqué officiel. La presse la plus malveillante s'est emparée sans scrupules, hormis les excellents journaux édités par M. Lagardère, que nous tenons à remercier chaleureusement, d'une photographie prise à la sortie du conseil des ministres du 12 septembre, sur laquelle Monsieur le Président de la République apparaissait tenant à la main une lettre manuscrite, pour se livrer à des déductions dénuées de tout fondement. La présidence de la République entend donc rétablir la réalité.

Aux termes de l'article 9 de la Constitution, « Le Président de la République préside le Conseil des Ministres. »

Lors du conseil des ministres du 12 septembre 2007, ont été abordés les points suivants, qui il faut bien le reconnaître n'avaient rien d'enthousiasmant :

- Adaptation au droit communautaire dans les domaines économique et financier ;

- Partenariat entre les membres du groupe des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et la Communauté européenne et ses États membres ;

- Accord entre la France et l'Italie relatif au tunnel routier de Tende ;

- La trajectoire pluriannuelle des finances publiques françaises.

Puis, pour rehausser cette réunion, Monsieur le président de la République a donné lecture d'une lettre écrite par Madame Isabelle Balkany, vice-présidente UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine, à Madame Cécilia Sarkozy, se concluant ainsi : « J'ai l'impression de ne pas t'avoir vu depuis une éternité et tu me manques... Millions de besitos. »

Cette lettre n'avait pas été remise aux services administratifs officiels, pour la simple raison que malencontreusement, l'expéditrice avait fait une faute d'orthographe, écrivant « vu » au lieu de « vue ». Le dossier a donc été transmis à Monsieur de ministre de l'Education nationale, et plus spécialement à la commission chargée du niveau des études primaires.

Par ailleurs, Madame Isabelle Balkani a été avisée que sa candidature ne pourrait être retenue par notre dévoué ministre de l'identitié nationale, qui prépare les listes de personnes contrôlant le niveau de français des candidats au regroupement familial. C'est cela aussi l'Etat impartial.

Cette affaire a d'ailleurs pris un tour dramatique, Madame Isabelle Balkani s'étant trouvée proche de l'agonie : «Je suis morte de rire de voir l'émoi que cette lettre a provoqué dans le microcosme.»

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