Aug
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4/5- Votre santé va changer. vous devez en avoir conscience.

Mais oui rappelez-vous: le mauvais ancien temps ! Les années cinquante: ses quarante-deux ou même quarante-cinq heures de travail hebdomadaires avec un emploi garanti pour toute sa carrière , ses lavoirs dans les villages, ses locomotives à vapeur, le chauffage au charbon, peu de voitures, pas d'autoroute, voies en mauvais état, avions réservés à l'élite...On mourrait plus jeune. Et puis la modernité arriva avec les années soixante: le tout électrique, le téléphone pour tous, les progrès économiques et donc sociaux, puis l'informatique. La durée de vie s'allonge, nous travaillons beaucoup moins, le chômage," le travail nuisible" en usine à la chaîne disparu ! Il faut retarder l'âge de départ à la retraite. Mazette, les femmes en moyenne meurent à 82,5 ans et les hommes à 79,7. Vive les progrès de la médecine. L'avenir est radieux ! Quelle époque formidable. Les caisses de retraite ne peuvent plus fournir...Oui mais soudainement nous apprenons que les statistiques changent. On nous aurait menti ? Ce n'est pas le journal de 20 h qui vous l'a dit. Ni le gouvernement. En réalité la durée de vie en moyenne vient non seulement d'atteindre un pallier mais elle commence à régresser. Pire, la fin de vie ne se passe pas bien. Statistiquement il est établi qu'en moyenne les femmes sont en mauvaise santé pendant vingt ans avant de mourir. Dix - neuf pour les hommes, ces éternels veinards. Et en plus il est admis que cela va s'aggraver. Les cancers et les accidents cardio-vasculaires,
mais pas que cela, merci les microparticules, couplés au progrès de la médecine vont nous maintenir malades et dépendants plus longtemps mais en définitive après des années de lente agonie nous finirons bien par périr selon un protocole administratif toujours en débat. Et le comble c'est que nos autorités sanitaires connaissent les causes et pour tout dire les prévoyaient. Il s'agit de la pollution, de l'utilisation des pesticides, des engrais chimiques, des ajouts de toutes les sortes dans l'industrie alimentaires, y compris sel et sucre. Quant à l'obésité nous commençons à savoir qu'elle est dû notamment à une flore intestinale déréglée qui ne permet plus de digèrer correctement les protéines. Bien entendu notre société est comme un grand paquebot. Lancé à toute vitesse, il lui faut des dizaines de miles nautiques pour s'arrêter et même pour changer de cap, cela ne se fait pas comme à bord d'un zodiac. Les écueils sont devant nous et nous barrent l'horizon. Ce qui est tragique, c'est que le Club de Rome, dont les conclusions ont été vulgarisées dans une série d'émission de seconde partie de soirée diffusées début des années 70, intitulées "virages", merci Emmanuel Berl, avait prévenu tout le monde. Tout le monde savait et 40 ans après aura lieu cet hiver une grand ' messe internationale. Sachons que tant qu'il y aura combustion, il y aura production de CO2, mais bien plus grave dans l'immédiat, production de dioxine, poison violent cancérigène, qui a déjà pollué nos terres agricoles et se retrouve dans le lait...maternel aussi. Et puis il y a le stress dû à la modernité. Ce fabuleux monde de l'internet et de l'informatique,et de l'information...autorisée, dont le slogan est "pour un monde meilleur". Seulement nous apprenons que le rêve promis par la Vallée du Silicone est un enfer "cool" d'une effroyable concurrence, mais en baskets et T-shit. On vous tape dans le dos en vous appelant par votre prénom, y compris pour vous virer "ad nutum"( désolé Madame "la" ministre, pour le latin). Et cette vérité se retrouve partout. Parce que les entreprises ne peuvent plus fonctionner que comme cela. Ce n'est plus l'heure de la flexibilité du marché de l'emploi mais déjà celui de la liquidité du travail. Parce qu'il fallait déjà être réactif pour répondre aux variations du plan de charge imprévisible à quelques semaines ou jours près, nous n'en sommes ici qu'à concevoir qu'il serait possible d'envisager de sécuriser les entreprises face au coût d'un licenciement. Notre capacité d'adaptation est battu en brèche face au progrès technologiques, économiques, sociétaux, qui bousculent notre quotidien. C'est une grande violence. Nous le payons aussi de notre santé.

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