Jan
22
Après avoir explosé les déséquilibres budgétaires et économiques, nous allons vers une économie de guerre.

La dette coûte de mois en moins cher, les taux étant négatifs à 10 ans et dérisoires à 50 ans. Vrai, sauf qu'elle augmente et son coût, c'est aussi le montant du capital à rembourser. Faire l'impasse sur le remboursement est absurde parce que notre dette est internationale pour 55 % de son montant cumulé. Par escompte, la BCE en a 30% en portefeuille, "seulement". Nous pouvons faire rouler la dette à la condition que les taux n'augmentent pas ou que a croissance du PIB compense la hausse des taux. Cependant, le pays s'endette pour payer depuis 1974 les frais de fonctionnement de l'Etat, les déficits de la Sécurité Sociale, des Hôpitaux et des retraites créant des déséquilibres qui ont des effets pervers sur l'économie privée et la prospérité du pays. Explications, arrêt sur image:

La pandémie a précipité la lisibilité de la réalité que la doxa ne peut plus éluder, même si la posture d'une frange de l'opinion dogmatisée maintient son discours collectiviste et un appel constant à plus de moyens que nous n'avons plus depuis 1974, creusant chaque année nos déséquilibres financiers et sociaux, malgré la hausse des impôts et des prélèvements, ce qui entraîne par effets sur les coûts de production la débâcle de notre balance commerciale, depuis 17 années consécutives en détruisant l'environnement fiscal et la dynamique indispensable à la croissance. Lorsque vous avez toujours plus de fonctionnaires, vous avez toujours plus d'impôts et de prélèvements, c'est qui génèrent toujours plus de normes et la conséquence est toujours moins de revenus nets, plus de redistribution, plus d'épargne de précaution, moins d'investissements, moins de consommation, moins de compétitivité et en même temps, toujours plus de contestations, de mouvements sociaux, de grèves, de revendications, moins de respect de l'ordre public et de l'intérêt général, avec la perte des repères culturels et le recul de l'éducation et de la santé publique. C'est historiquement vérifié partout et de tout temps par tous les économistes. Et nous n'avons rien fait depuis 50 ans pour enrayer cette spirale descendante. Toutes les réformes comme avant 1789 pour enrayer la chute ont été rejetées, au XVIIIe siècle par les Parlementaires (la dictature des juges), aujourd'hui par les nombreux prébendiers des déficits en plus de leurs courroies de transmission. En attendant une remise en cause de la charge de l'Etat et du coût du collectivisme écrasant les revenus nets, tout cela contraint à produire moins chers, en délocalisant les productions, créant plus de chômage, imposant plus de répartition et par conséquent plus de prélèvements qui diminuent encore plus les revenus nets, etc.. La réponse est la constitution d'une épargne de précaution ( les derniers chiffres seraient de 600 milliards déposés dans les banques et 90 milliards en liquide sous les matelas) car les épargnants ont été échaudés par les placements en Bourse. En effet pour des raisons totalement idéologiques imposées par la gauche antilibérale, sous couvert d'anti-capitalisme, il est obligatoirement en pratique pour le client lambda d'investir en Bourse par l'intermédiaire de sicav qui dépendent du secteur bancaire. Les dernières crises ont été traversées à leur dépens, ce qui alimente l'idée qu'elles ont servi de contrepartie aux positions d'établissements financiers. De là à considérer que l'extrême gauche favorise le capitalisme financier, l'un et l'autre prospérant en symbiose, il n'y a qu'un pas. Après tout le discours économique, social, contre culturel et racialisé de la France Insoumise ne génére qu'un effet repoussoir.
Mais tout est reuni globalement pour empêcher la constitution de fonds d'investissements et s'opposer à l'actionnariat salarial qui pourrait conduire à la cogestion. Là encore par idéologie de luttes des classes, nos syndicats s'y opposent contrairement à ce qui se passe depuis longtemps chez nos voisins.

Ce contexte financier et intellectuel est un obstacle majeur à la recherche et le développement industriel, ces secteurs finissant ainsi de dépérir. La boucle est bouclée. La trappe à la pauvreté de la nation est ouverte. La cause essentielle de base résidant dans le but de nos politiciens par démagogie de ne pas faire payer les coûts réels, l'État assument tout. Il écrase de ce fait, revenus et ressources
Après avoir tué méthodiquement l'industrie (dénoncé comme le travail nuisible) et l'Éducation Nationale (lecture globale, inclusive, maths dits modetnes, vocabulaire abscon) , notre système idéologique étatique détruit depuis dix ans notre système de Santé sous le poids de sa propre administration et "the last but not the least", l'agriculture. Aujourd'hui il y a 3 000 fermes à vendre et en 2024 d'exportateur notre pays sera importateur de produits alimentaires. Mieux, la France a inventé le Supermarché. L'administration est tombée dessus à bras raccourcis en imposant notamment un encadrement législatif et réglementaire extrêmement contraignant pour la négociation des approvisionnements. Ce à quoi les enseignes étrangères même européennes ne sont pas soumises et elles viennent tailler des croupières à nos réseaux de distribution. En même temps que nous proclamons nos supermarchés stratégiques pour notre indépendance alimentaire pour refuser un rapprochement franco-canadien, nous les tuons dans des carcans face à une concurrence libre étrangère sur notre territoire. Et cerise sur le gâteau, ces contraintes ne permettent pas de défendre réellement les rémunérations des producteurs, ce qui était l'alibi de ces législations. Elle ne servent concrètement que de justification à l'existence d'administrations, alors qu'il faut redonner du pouvoir d'achat et des marges en allégeant les charges et le coût de l'État pour accéder à la vérité des prix des producteurs, aujourd'hui écrasés, à la caisse de la grande surface.

Remonter les revenus nets ne peut passer que par la réduction des impôts et des prélèvements donc par la réduction des dépenses et de la fraude. L'inverse provoque le départ des meilleurs, de la richesse, les bons qui restent font ce qu'ils peuvent et les autres sont dans la rue ou sur les plateaux de télévision à demander plus.

De même nous ne sommes plus globalement exportateur mais importateurs de médicaments, d'électricité et notre pays dépose chaque année de moins en moins de brevets. Nous étions les premiers en 1900, nous sommes les cinquièmes, très loin derrière les premiers, et grâce à des inventions dans des domaines qui ne sont pas les plus porteurs d'avenir. Cela étant largement la conséquence aussi de l'opposition à toute coopération entre les universités avec le secteur privé de la recherche et du développement, sous la férule sourcilleuse du monde syndiqué de l'enseignement supérieur et de la répulsion de l'administration défendant son pré carré. Nos inventeurs partent dans des pays non anti- capitalistes, trouver de meilleurs revenus et des investisseurs pour ouvrir leur propre entreprise en cas de succès. Nous sommes en pleine décapilotade car les meilleurs d'entre d'entre-nous se sont barrés. Cela a été annoncé pour les causes inventoriées ci-dessus depuis des lustres par une multitude d'auteurs, analystes et quelques hommes politiques lorsqu'ils étaient dans l'opposition ou en campagne électorale, mais aussi par la Cour des Comptes, après l'Union Européenne et l'O.C.D.E. Tous les gouvernements successifs ont été littéralement phagocyté par leur administration. Les ministres sont constamment en représentation et se voient amenés à signer un nombre considérable de décrets et projets de loi sur lesquels ils n'ont concrètement rien à dire. La moindre décision engage des comités interministériels et son exécution une multitude de signatures de services redondants de nos fameux millefeuilles sous la censure ou sous condition d'autorisation préalable du Conseil d'Etat, dont les Sections peuvent se contredire et sous réserve de l'accord des syndicats de la fonction publique. Ça fait une éternité qu'il est demandé par tous les observateurs de nos disfonctionnements l'abolition du statut du fonctionnaire, l'application du "spoil system", la suppression de l'ENA et de l'ENM. Adoptons ce qui fonctionne: l'éducation et l'ordre public de Singapour, la propreté du Japon, la liberté d'entreprendre et la liberté de licencier américaines, la couverture sociale selon le dispositif portugais ou suisse. La décentralisation helvétique ou allemande. Reste à forger un modèle de lutte contre la corruption et la prévarication inhérentes au pays qui s'appauvrissent afin d'éviter la main mise d'une pègre sur le pays. Supprimer toutes les subventions et les financements publics aux syndicats et aux partis politiques dont l'existence sous perfusion vole la démocratie. Arrêtons de déverser 42 milliards par an au monde associatif dont la vocation d'une part non négligeable est de remplir des missions qui reviennent à l'Etat ou aux collectivités locales, l'Etat coûtant déjà 84 milliards de trop par an, par rapport aux pays comparables. Et il faut avoir conscience qu'avant même le COVID 19 nous empruntions toujours plus pour payer nos frais de fonctionnement, la Sécurité Sociale et les retraites. Si une révolution libérale ne remet pas le pays sur les rails en recréant un cadre permettant la création, la croissance, la protection des revenus, récompensant la responsabilité, le dynamisme, la recherche, le développement; c'est la paupérisation qui va tous nous transformer en biffins au milieu d'un marché d'occasions à faire la queue devant des soupes populaires. Tout cela avec un alibi écologique et social produit comme la panacée par l'Orchestre rouge du 21e siecle, collectiviste et coupeur de tête, sclérosant notre Etat qui a peur de son ombre tout en s'effondrant sous son propre poids. Ce dernier écrase le privé avec ses normes et le fameux parapluie du principe de précaution dévoyé comme l'est le droit de grève en racket et celui de retrait en chantage. Le secteur marchand est paralysé par une administration devenue indépendante du pouvoir politique sous prétexte de garantir sa neutralité. Foissonnante, elle est hors contrôle et pléthorique, elle contrôle tout (sauf les dépenses et encore moins leur efficacité !) lorsqu'elle n'interdit pas, elle met deux ans à autoriser ou deux ans à s'exécuter. Elle s'est constituée en réseau de citadelles qui achète la paix en laissant filer la fraude sociale (soit 20 milliards minimum). Rendons-nous bien compte de ce que notre pays est devenu. Le résultat est là: "En 1975, la France avait le 6è revenu par habitant du monde. Aujourd'hui, c'est le 26ème." (Jacques de Larosière) Là où nous en sommes, coincés dans un mécanisme de rouages devenu complètement abscon avec un nombre aberrant d'autorités indépendantes du pouvoir politique, seule une dictature peut nous sortir de l'ornière. Le développement économique a besoin de liberté de création et d'action. Encore faut-il imposer cette liberté qui passe par plus de responsabilité de chacun. C'est la croissance qui seule permet l'amélioration de l'Éducation et de la Santé. L'Etat n'est pas la solution. L'Etat est devenu, après 90 ans de collectivisme rampant, l'obstacle. La démocratie est arrivée une nouvelle fois au bout de sa capacité d'inefficacité. Les quatre premières Républiques ont remis le pouvoir à un dictateur ou un homme fort pour sortir de leur échec. La 5e est arrivée à son terme, faute pour nos idéologies issues de la Révolution, et dans l'impasse régulièrement, d'être remises en cause, malgré les mêmes leçons répétées du passé. Le laxisme social, budgétaire et la complaisance tous azymuts mènent toujours à la dictature. Nous devrions élever par souscription nationale une statue à Adolphe Thiers qui a sauvé par deux fois la République, la première fois contre les communistes, la seconde fois contre les monarchistes, et transférer ses cendres au Panthéon, parce que nous allons avoir besoin de choisir, à ce rythme d'effondrement, une dictature si nous n'avons pas un gouvernement capable de nous réformer de fond en comble avant même la reprise de la consommation post Covid, prochain facteur de dynamisme en vue, mais aussi dernier épisode à venir de rebond économique. Après, sans remise en cause des sources des déficits de nos finances publiques, ce sera le saut dans le gouffre de la dette. Pour l'heure, pays touristique dépendant pour 15% de son PIB du patrimoine très largement légué par les rois et les empereurs honnis, nous sommes un parc de loisirs en panne de visiteurs. Entre le moment où la fin de la crise sanitaire sera acté qui mettra fin aux aides publiques et le retour des touristes, nous aurons une période pendant laquelle une part non négligeable de notre secteur touristique disparaîtra. Avec l'Euro, nous ne pouvons plus dévaluer. En congélant dans les livres de la BCE les 30% de la dette budgétaire de l'État qu'elle détient, cela reviendra à "bénéficier" de l'effet comptable d'un défaut de paiement. Ce n'est pas la première fois que des pays affronte une telle situation. Donc nous savons ce qui va arriver. La situation financière sous Louis XVI puis le Révolution et la faillite du Directoire ont créé les conditions que le Consulat a dû affronter en créant une économie de guerre. Après la guerre 14-18, l'Allemagne, de même, après l'échec monétaire de la République de Weimar s'est jetée dans les bras d'un régime dictatorial face également à la dette et les déficits. Le régime Nazi a créé aussi une économie de guerre. Ce qui à notre époque correspondra bien à la mise en place d'une économie autarcique, au nom de la relocalisation d'activités secondaires et le développement de la microéconomie, plus les soupes populaires, la revente des objets de seconde et troisième main, la récupération et le recyclage. On est déjà dedans où je me trompe ? L'habillage du discours de l'écologie politique nourrit cette spirale descendante aggravée de posture contre les progrès scientifiques avec une contre culture comme alibi. On ne va pas dans le mur. On y est, profondément. Et au lieu de réformer, il est diffusé la petite musique de la nécessaire imposition de l'épargne et le rabotage des retraites ! Toujours plus, mais uniquement toujours plus d'impôts et de prélèvements.

Comme Churchill l'a énoncé, la démocratie est le pire système politique à l'exclusion de tous les autres. J'ajoute que le régime économique libéral est le pire de tous à l'exclusion de tous les autres.

Encore faut-il réunir les conditions indispensables à sa prospérité

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