Jul
31
Au pas de charge pour l'application de la loi "Bachelot"

La loi à peine votée la première réunion du Conseil national de pilotage sur les agences régionales de santé s'est donc tenue.

Dès ce 27 juillet 2009 M. Xavier Darcos et Mme Roselyne Bachelot ont présidé la première réunion du Conseil national de pilotage des agences régionales de santé (ARS) créé par la loi portant réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (HPST) du 21 juillet 2009.

Le dispositif de pilotage national des ARS est désormais opérationnel pour mettre en place la création des ARS prévue pour le début 2010.

La loi portant réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires prévoit la création des Agences régionales de santé (ARS) et d'un Conseil national de pilotage (CNP) des ARS.

Ce conseil, coprésidé par Xavier Darcos et Roselyne Bachelot regroupe les différents directeurs d'administration centrale concernés par les ARS, les directeurs généraux des caisses nationales d'assurance maladie et le directeur de la CNSA.

L'usine à gaz administrative pyramidale indispensable est en place : Le Conseil national de pilotage valide les objectifs des ARS en veillant à la cohérence de leurs politiques de mise en œuvre, en termes de santé publique, d'organisation de l'offre de soins, de prise en charge médico-sociale, de gestion du risque (mise en cohérence des politiques nationales déployées par les ARS et validation des objectifs des ARS ; pilotage et animation du réseau des ARS ; évaluation et suivi des résultats des ARS ; répartition des financements entre ARS).

La gestion des moyens subsistants est en route afin d'assurer le partage de la pénurie face aux déficits chroniques des hôpitaux et du trou abyssal de la branche maladie de la sécurité sociale.

Condorcet qui a mon avis a eu la tête coupée pour avoir dit en contemplant l'administration à l'époque encore royale des canaux dont il avait la responsabilité : « Partout où mon regard se pose je ne vois que prévarication, ignorance et incompétence ». Les républicains n'ont pas dû apprécier le regard du dernier des encyclopédistes.

Les milieux de la santé non plus n'aiment pas trop Mme BACHELOT mais sa réforme fait tout de même moins de bruit proportionnellement que celle de la réforme de la carte judiciaire. Il faut dire que la situation financière des hôpitaux est catastrophique.

Par ailleurs il faut être raisonnable : tout le monde ne peut pas avoir accès à l'Hôpital du Val-de-Grâce qui plus est en hélicoptère.

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