Jul
18
Bâtonnier

Monsieur le Bâtonnier,

J'ai appris avec stupéfaction en lisant le bulletin de l'ordre du barreau de Paris n°28 de ce 15 juillet que le Conseil avait décidé d'approuver le rapport GUINCHARD notamment en ce qui concerne la sécurisation de la procédure orale.

Vous voudrez bien trouver sur mon blog en cliquant sur l'adresse ci-dessous l'article que j'avais consacré le 4 juillet* sur cette question.

Benoîtement je considérais que notre Ordre consulterait par exemple les praticiens de la procédure commerciale, comme cela pour savoir ce qui se passe dans la pratique et le pourquoi du comment. Et bien non.

Après avoir modifié mon article je vous l'adresse.

Je suis manifestement en colère. Il y a de quoi. Mais qui le sait pour voter une telle résolution. En résumé, le Conseil sur cette question se moque du monde. Si sur une question que je connais sur le bout des doigts je peux faire ce constat j'en arrive à penser que sur les autres sujets qui me sont moins familiers il en va de même.

Finalement le Conseil de l'Ordre ne se comporte-t-il pas autrement que notre Gouvernement ou notre Parlement ?

Pourriez-vous pendant les 18 mois de votre Bâtonnat restant vérifier que les MCO s'arrêtent de penser et qu'ils consultent la base qui a les mains dans le cambouis avant de faire des rapports et des projets de résolution ou finalement de faire que le Conseil procède comme nous le souhaiterions de tout gouvernement lorsqu'il prétend simplifier la vie des entreprises : Qu'il s'arrête de travailler sur des problèmes qu'il ne connaît pas.

Les postures sont des impostures.

Je vous remercie de votre attention.

Recevez, Monsieur le Bâtonnier et cher confrère, mes meilleures salutations

Gilles Huvelin

Avocat au Barreau de Paris

* je l'ai depuis remanié complété et refondu car je me suis aperçu que ce qui est une évidence pour moi ne l'est pour peu de lecteurs si j'en crois les réactions reçues. L'article en question intitulé "La procédure orale et le rapport Guichard" est donc réécrit en date du 22 juillet 2008. Ce qui m'a permis de corriger d'inombrables coquilles et fautes d'inattention commises pour avoir voulu réagir dans l'urgence. J'ai également moins fulminé contre mon Ordre professionnel en me rendant compte à quel point les fondements de la procédure orale étaient ignorés et la pratique méconnue.

Commentaires

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tagada
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"Après avoir modifier mon article je vous l'adresse."

Après avoir modifié....".

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l'auteur
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Je vais bien trop vite. Cette lettre est mal écrite, et je l'ai mal rédigé sous le coup de l'émotion. Ce que nous ne devrions jamais faire je me le suis scandaleusement permis. Je ne dispose donc pas de circonstances atténuantes sauf que sur le fond qui sur l'instant seul m'importait je considère que j'ai raison. Et sur ce point j'espère bien provoquer des réactions autrement que sur la forme.

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