Jul
17
Budget 2017 du Barreau de Paris. La province, ne lisez pas !

Objectivement, les confrères qui sont le socle permanent autour des activités l'Ordre doit être en gros de 3000 confrères, les 25 000 autres ne sont pas concernés ou passent sous le radar.
Le budget de notre Barreau est de:
40 000 000 de frais d'exploitation.
Concrètement ce sera moins et de plusieurs millions car ce fut le cas en 2016 et que depuis de nouvelles économies ont été faites. Donc le chiffre prévisionnel est sorti pour nous annoncer un budget excédentaire in fine.
C'est de bonne politique. 
Il doit bien y avoir 50% de rémunérations et de charges liées  dans ce budget d'une véritable PME de près de 200 personnes, confrères non salariés rémunérés par l'Ordre pour des missions permanentes ou temporaires compris.
En réunion de colonne ou une poignée de confrères sur les 29000 conviés ont fait le déplacement pour se réunir dans l'amphithéâtre de la Maison de l'Avocat, j'ai voulu savoir ce que nous faisions avec 40 000 000 de dépenses programmées pour 2017.
J'ai bien ressenti que l'objet de la réunion était de nous dire une nouvelle fois que le retournement des taux nous prive des ressources issues de la gestion de notre CARPA et qu'à terme l' assurance prévoyance et la formation permanente devront être payées en partie dans un premier temps par les Cabinets et totalement à terme peut-être.
Je reviens pas là -dessus car j'ai déjà écrit sur le sujet.
Mais je n'ai pas lâché et j'ai suggéré qu'il serait normal que notre Ordre ait une comptabilité analytique par mission et que tous les membres du Barreau puisse la consulter en ligne.
Silence incrédule ou d'incompréhension sur l'estrade.
Il me semble que nous devrions comme le budget de l'Etat avoir des définitions de missions et un budget détaillé par mission.
Cela permettrait de recenser le coût détaillé  des missions obligatoires de notre Ordre...encore que ce dernier n'ait pas de personnalité morale et qu'il s'agit concrètement du budget du Bâtonnier es-qualité.
Évidemment et là j'ai abordé le sujet qui fâche: ce qui ne fait pas partie des missions obligatoires du Bâtonnier définies par la loi pourra être ainsi clairement apparaître nous saurions dans le détail ce que chacune des dites missions coûtent et pour chacune par poste de dépense.
Ma proposition permettrait de faire apparaître éventuellement  ce que Paris supporte parce que le CNB ne remplit pas sa mission ou que nous la menons en doublon, ou des actions menées qui sont du ressort du CCBE ou du domaine d'autres organisations nationales ou internationales.
Par ailleurs nous pourrions, économies faites, dispenser des organisations syndicales de remplir par délégations subventionnées et de fait des actions qui doivent être remplies par "l'Ordre".
Bien sûr la légitimité des missions de notre Barreau en dehors des fonctions du Bâtonnier définies par la loi ainsi clairement recensées et définies pour des budgets soumis à une comptabilité analytique serait sur la table au vu de tous...et clairement.
Nous avons nous aussi nos intermittents du spectacle et des activités qui n'ont pas prouvé leur efficacité. Elles se perpétuent en ratant leur cible en évitant de se concentrer sur la cause du problème à traiter pour accompagner les conséquences. Ça peut durer longtemps. C'était fait pour cela mais faute d'argent il va falloir retirer hochets et prébendes pas toujours uniquement intellectuelles.
Dans une importante proportion selon la discussion que la réunion de colonne a révélé,  les dépenses engagées permettent le rayonnement du Barreau de Paris qui ne se mange pas en branche et dont plus de 50 % des membres du Barreau n'a cure si on en croit le taux d'abstention aux dernières élections alors que 50% des votants ont dit clairement qu'ils voudraient que l'on se concentre d'abord à résoudre leurs problèmes.
Peu importe c'est au Bâtonnier, à la Vice-Bâtonnière et aux membres du Conseil de l'Ordre, tous élus, de prendre leur responsabilité.
Reste qu'il est nécessaire qu'ils sachent ce qu'ils choisissent de voter et qu'ils contrôlent le montant des missions en ayant connaissance du détail du budget de chacune d'elle.
Que chaque membre du Barreau puisse comprendre s'il le souhaite comment le budget de lobbying par exemple peut atteindre plus d'un million d'euros, ce qui n'est pas scandaleux à priori, n'est pas indécent en soi.
Ce n'est pas trop demandé non plus et il serait souhaitable que l'exigence de transparence dans un pays de corruption (je rappelle que nous sommes classés 23 ième en 2015...mazette ) dans lequel toutes les énergies doivent se tourner vers plus d'efficacité avec moins de dépenses impose rigueur et méthode. Ce que notre Bâtonnier à parfaitement compris d'ailleurs. Il faut un outil de plus.
N'oublions pas que 30% des confrères sont au titre de la solidarité dispensés de payer leur cotisation ordinale à Paris.
Demain il conviendra que notre Barreau continue de payer l'assurance prévoyance et la formation permanente sans les ressources de la CARPA.
Cela nécessite des réorientations budgétaires.
Lesquelles ? Comment et combien, en détail ?
Quelqu'un a quelque chose à dire contre le fait que ce soit sur la table ?
Je suis sûr que non.

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