May
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Ce 26 Mai au soir, avec les 40% de participation habituelle au scrutin, il n'y aura pas de vainqueur, mais il ne faut pas que l'Europe perde.

Steeve Banon est venu dire aux populistes européens qu'ils ont raison contre la technocratie. Que les pauvres ont raison contre les riches. Sa campagne médiatique est le fait des organes de Presse et des télévisions qui lui donnent une visibilité et une audience qui résument le débat à moins d'une semaine du scrutin européen à la question: "pour ou contre le populisme", que l'extrême gauche aux méthodes de soviets n'incarne plus, alors que les extrémistes de tout bord se rejoignent sur beaucoup de points. Les procédés de rue violents et les atteintes à la liberté de la Presse interdisant à l'hebdomadaire "Le Point" de paraître, commis par la mouvance communiste, rend le R.N. fréquentable par contraste, et c'est à croire qu'ils le font exprès, tandis que l'opinion veut le retour de l'ordre dans les rues.
Je ne crois pas qu'il y ait un complot pour faire gagner le R.N. aux prochaines élections. Je constate que L'Orchestre Rouge du 21e siècle fait tout pour et que la Maison Blanche a également intérêt à retarder la création d'une Europe Fédérale qui donnerait un sens et une force économique à l'Union. Force aussi est de constater que tout ceux qui veulent que rien ne change alors que le pays est au bord du gouffre, en réclamant plus de moyens et donc plus de déficits, pour continuer à commettre les mêmes errements dans tous les domaines, appellent à "Battre Macron". Et battre la liste LREM aux élections des députés français au Parlement européen, c'est évidemment appeler à voter pour le R.N.
Même des militants de LFI le disent ouvertement. L'un de ses élus à fait carrément le choix de rejoindre le R.N.
Alors que l'élection à venir n'est ni un plébiscite, ni un scrutin présidentiel, mais bel et bien la désignation à la proportionnelle de nos députés au Parlement européen, la convergence d'opinions et d'intérêts politiques divergents ou même totalement opposés, va cristalliser un vote en faveur du populisme en Europe, honni par nos bonnes consciences. Ce sera leur faute. Ses militants ont tout fait depuis 50 ans pour que l'extrême droite l'emporte, en soutenant moralement toutes les dérives commises au nom des droits et de principes agités de façon outrancière, imposant de subir sous peine d'excommunication majeure les comportements nuisibles, l'absence de leur sanction; niant qu'il puisse exister des devoirs, au nom de la destruction nécessaire la nation et de l'Etat, fauteurs de guerre, au profit d'un individualisme devenu insupportable. Ceux-là ont défendu tous les extrémistes et terroristes de gauche depuis cinq décennies et toutes les violences ou rackets syndicaux, puisque dits de gauche. Ils ont fait ou font parti d'une ou plusieurs organisations communistes, ou de leurs sous-marins.
Bien entendu, drapés dans leur conscience, ils prétendront qu'ils sont innocents des conséquences des causes qu'ils ont appelées de leurs voeux.
C'est la raison pour laquelle, lorsque j'entends parler des droits de l'homme de façon dogmatique au nom de la bienpensance actuelle, je me demande toujours si j'ai à faire à un imbécile ou à un gangster.
Le 26 mai au soir nous sauront s'ils ont parvenu à leur but. Celui de pouvoir se plaindre que "nous sommes bel et bien tombés dans un État fasciste" dont ils nous diront avoir toujours dénoncé les dérives (alors qu'ils auront soutenu les provocations à y avoir recours), et à l'encontre duquel, ils sont le seul rempart, et cela à seul fin de permettre l'avènement d'un régime égalitaire et fraternel, donc communiste, qui nous imposera la misère et une dictature bien réelle mais de gauche, au profit d'une mafia sans plus de scrupules que si elle était d'extrême droite. Heureusement, la mouvance d'extrême gauche est divisée et ses composants passent le plus clair de leur temps à se taper dessus au nom de leur idéologie identitaire respective afin de savoir qui pourra avoir l'exclusivité pour mettre ses doigts dans la confiture.
Le choix est donc bien le 26 mai entre le populisme démagogique prônant le retour à la l'ordre et la protection contre l'immigration dans une Europe défaite, contre ceux qui veulent plus d'Europe mais pas pour autant fédérale, et permettre la modernisation notre pays. Genre, une France forte dans une Europe forte.
Il y a aussi la tentation de s'abstenir. Mais s'abstenir, c'est voter R.N. Et voter pour une liste dont on sait qu'elle ne fera pas 5% , ça revient à s'abstenir parce que cela ne permet pas d'élire un seul député.
Si le RN l'emporte, est-ce que cela réveillerait le pays au point qu'ils prendrait conscience de la nécessité de se réformer de fond en comble ?
Je n'y crois pas un seul instant. Notamment parce que la gauche (seule son extrême existe encore) veut le chaos dans la rue pour revendiquer le désordre et clamer qu'elle est contre tout en général et en particulier.
Le piège serait de considérer que ce scrutin n'a pas d'intérêt pour notre politique intérieure ni pour nos institutions et que de toutes les façons les populistes ne peuvent avoir la majorité au Parlement Européen. Tout cela est pourtant vrai. Cependant les médias et les réseaux sociaux diront le contraire et nous en saouleraient la tête pour parvenir à empêcher, par tous les moyens, les réformes nécessaires à notre pays, en tentant d'imposer, au nom de la volonté populaire qui n'en demande pas tant, une dissolution de la Chambre.
Avec le taux de participation au scrutin prévu pour ce dimanche 26 mai, il n'y aura pas de vainqueur, mais il ne faut pas que l'Europe perde.
Je vais donc voter pour la liste LREM parce que le Parlement européen vote les textes que nous appliquons au quotidien. La nouvelle législature va élire le Président du Parlement mais aussi influencer le choix du Président de la Commission Européenne et celui de la BCE. Et c'est important de savoir comment, par qui, l'administration européenne sera dirigée et comment sera gouverné la politique monétaire de l'euro.

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