May
20
CNB, le Requiem de la profession.

L'A. G.  du CNB a  été suivie et commentée sur les réseaux sociaux. L'immobilisme a  triomphé. L'avocat en entreprise et l'interprofessionnalité ne sont pas prêts de faire partie de la panoplie de l'avocat de ce siècle. Imaginer un avocat ayant une activité commerciale à plein temps pour animer une plateforme juridique est exclu durablement. Tous les conservatismes se sont mobilisés derrière le paravent de la déontologie pour bloquer toute idée de modernité. Ils se pavanent: Ah l'alibi des grands principes et des valeurs essentielles. Daumier reviens ! Tu pourrais hurler de rire en voyant les mines déconfites  de ceux qui imaginaient qu'un vent nouveau aller se lever et la caricaturale satisfaction  de sénateur de la IIIième République de nos élus majoritairement bornés dans la glue d'une sclérosante perception de notre métier. Peut-on au moins concevoir qu'il s'agit du chant du  cygne d'une génération passéiste dépassée qui n'arrive pas à passer justement ? Une sorte de monstrueuse bouée flottante que la profession se traîne depuis la réforme de 1971. Penser que 45 ans après notre convention collective n'a pas changée et qu'il existe encore des clercs d'audience.  Combien de temps les héritiers des défenseurs des prés carrés et les syndicats dont le seul but est de se coopter le pouvoir en maintenant un scrutin de liste aberrant conçu sur mesure pour leur basse ambition, continueront à fermer la porte au progrès que n'importe quel expert comptable, a déjà intellectuellement et matériellement ouverte en grand ? Combien encore de temps des délégations continueront à être confiés à  des confrères à qui on ose pas dire que ce sont des catastrophes ambulantes. Je pensais encore il y a peu qu'aucun membre d'un Conseil de l'Ordre ne devait avoir passé la quarantaine et que les Bâtonniers devaient avoir la cinquantaine au maximum. Je croyais que cela pouvait être gage de dynamisme. Erreur !  J'en arrive à considérer en constatant le désastre des conservatismes coalisés que c'est parce que l'on veut devenir MCO, élu au CNB, ou Bâtonnier que l'on est vieux ! Les gens dynamiques qui veulent progresser quittent le métier. Les meilleures recrues potentielles se dirigent vers d'autres carrières. Aujourd'hui, j'ai suivi le Requiem de la profession. Et je dois dire que ce n'est ni le fait du Président du CNB, ni celui de notre Bâtonnier. A leur place je rendrai les clés de leur bureau et j'irai à la pêche. Ils se sont fait des illusions en imaginant pouvoir d'une façon ou d'une autre changer les mentalités de la majorité de ceux qui décomposent l'avenir de ce métier. Et que tout le monde ait en tête qu'il ne s'agit pas de "faire moderne" mais d'être pragmatique et efficace pour répondre aux besoins économiques des avocats confrontés aux réalités du marché du droit et des besoins de leur Cabinet. Je dénonce l'immobilisme de ceux que le changement paralyse.

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