Jul
07
Demander le programme.

Commencer par un peu de provocation à la remise en ordre républicaine: on n'injurie pas les FdO et elles ne servent pas de cible.
Il faut donc un ministre de l'intérieur qui annonce que pour chaque projectile lancé sur les FdO, il y aura une LBO en réponse immédiate. Sinon ce n'est pas la peine de changer de ministre.

L'autorité est passée de la complaisance à la lâcheté, puis à la démission. On est dans le stop ou en encore. Il faut dire stop clairement et en tirer les conclusions. Elles ont des conséquences qu'il faut assumer.

Avoir cessé d'enseigner la propreté, la politesse, le respect, le sens de l'effort, abandonnant le principe de la sanction certaine et immédiate, nous en arriverons après avoir été lâches, comme aux USA dans les années 70, à tirer à vue sur les délinquants si les pouvoirs publics ne se reveillent pas. Après la tolérance zéro, des peines maximales en pénitencier et le retour d'une éducation de qualité, on pourra concevoir de s'élever à l'exemple néerlandais ou des pays scandinaves dont les prisons sont vides. En attendant, ils ont des monarchies parlementaires, une population et une culture différentes, Il faut savoir ce que l'on veut et pour cela en prendre le chemin. Pour cela, il faut d'abord revenir aux fondamentaux. On ne bâtit rien en ratant les fondations. Or nous les avons sapées trop longtemps par démagogie et pour acheter la paix sociale. Rebatir est toujours plus dur.
Et je suis d'accord avec notre nouveau Garde des Sceaux. Les mineurs délinquants doivent comme cela existe aux États-unis être remis à l'armée pour en faire des citoyens. Dans certains Etats des USA, les militaires sont dans les écoles pour apprendre aux élèves la discipline et les encadrer. Au Japon le corps enseignant et les élèves, collégiens, lycéens, entretiennent, nettoient leur établissement. Le Japon est un pays propre.

On récolte toujours le résultat de ses complaisances idéologiques et on récolte toujours le résultat de ses efforts, du pragmatisme, du travail. Exemplarité et méritocratie.

Castex , EDM, Darmanin vont se heurter à l'impossibilité de gouverner leur Administration. Protégée par le statut de la fonction publique, sans "spoil system", et syndiquée dans l'obstruction, elle est devenue aussi indépendante que la Justice, protégée par 80 années de législation accumulée.

Tant que l'on tolérera des syndicats dans la fonction publique et pire dans l'exercice de missions régaliennes de l'Etat, l'Administration ne pourra pas sérieusement être réformable et restera ingouvernable. Commencer par supprimer le financement des nuisibles corps intermédiaires , qui ne doivent percevoir que des cotisations. C'est nécessaire et indispensable: on verra s'ils sont représentatifs. Il est inacceptable que dans la Police, par exemple, il soit nécessaire d'être syndiqué, affilié à une obédience ou un parti pour avoir une mutation ou une promotion. Inadmissible que la hiérarchie ne puissent se faire obéir, menacée en permanence de représailles syndicales.

Sur l'exemple du Brésil, la Constitution doit protéger le secret professionnel des avocats, leur imposer un Ordre professionnel national (comme celui en France de toutes les autres professions libérales) et leur donner des droits d'accès à tous les lieux administratifs et aux juges sans limites ainsi qu'un droit de communication de tout document detenu par l'Administration. En contrepartie le respect de la déontologie doit être appliquée strictement et la qualité de la formation au dessus de tout reproche

Donner dans la Constitution un statut au Parquet. Organiser son droit d'enquête préalable et lui en donner les moyens.

Recruter les magistrats sur titre et dossier apres 20 ans à minima d'exercice dans le privé ou au Barreau. Puisque les décisions de Justice sont rendues au nom du peuple français, il serait bon que les Magistrats de la Cour de Cassation et du Conseil d'État soient nommés par le Parlement sur proposition du Président de la République.

Tout cela implique de supprimer d'abord l'ENA et l'ENM qui sont des écoles chausse pied pour des carrières toutes tracées pendant lesquelles les points de retraite sont comptés selon les opportunités politiques qui n'excluent ni "les pantouflage", ni l'influence des réseaux ou les effets de cooptation de copinage. Rien n'est parfait mais là on a atteint les limites du système post WWII.

Il va falloir pour sauver les finances publiques et diminer les impôts ainsi que les prélèvements sociaux, privatiser tout ce qui ne relève pas des missions régaliennes. A l'exemple de la Suisse ou du Portugal.
Et supprimer les allocations familiales pour les naissances à venir.

L'argent injecté pour payer non pas des investissements mais les dépenses courantes de l'Etat et les déficits sociaux sans contrepartie économique nous complaît dans les déséquilibres fondamentaux. C'est un poison social et politique qui conduit au sort des pays déclinants.

C'est ce que le Président de la République devrait dire le 14 Juillet dans son allocution s'il veut annoncer le redressement du pays.

On peut rêver à une chance de sortir notre Justice de ses ornieres idéologiques et notre économie comme nos services publiques, du marasme et des scléroses, non ?

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