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Dialogue franco-russe et construction européenne...

L'extension de l'Europe jusqu'à l'Oural était une conception Gaullienne. Cette vision est en cours de réalisation par la force des choses. Elle intéresse notre économie nationale et celle de l'Union. Donc nos clients.

Monsieur le Premier ministre François Fillon s'est rendu mercredi 8 et jeudi 9 décembre 2010 à Moscou à l'occasion du XVe séminaire intergouvernemental franco-russe qui s'est ouvert par les propos liminaires des deux premiers ministres, Vladimir Poutine et François Fillon, le 9 décembre, à la Maison de réception du Gouvernement "Vozdvijenka"

Monsieur Fillon était accompagné de Christine Lagarde, Valérie Pécresse, Bruno Le Maire , Frédéric Mitterrand, Nora Berra et Thierry Mariani et d'une forte délégation d'entreprises. A l'issue du séminaire, un certain nombre de nouveaux domaines de coopération entre la France et la Russie ont été entérinés, notamment l'efficacité énergétique, l'agriculture et la santé. Le Premier ministre s'est entretenu avec le président de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev. François Fillon a également rencontré la communauté française en Russie à l'ambassade de France.

Le Premier ministre, François Fillon, a souligné l'excellence des relations entre les deux pays qui fait de la France le 5e fournisseur et investisseur en Russie. Des bonnes relations, que souligne le succès de l'Année croisée France-Russie 2010. François Fillon a rappelé les nombreux domaines de coopération, notamment le nucléaire, le spatial, l'aéronautique et la construction navale. Une coopération qu'il convient de continuer en la diversifiant, a souhaité François Fillon qui a annoncé que, dans le cadre de ce XVe Séminaire, des accords seraient conclus dans de nouveaux domaines : l'efficacité énergétique, l'agriculture ou la santé.

Plaidant pour la construction d'une "grande Europe politique, économique et sociale, François Fillon a réaffirmé la position de la France vis-à-vis de la Russie : "Nous défendons avec le président de la République l'idée que la Russie est une grande nation européenne", a-t-il déclaré.

Propos liminaires du Premier ministre François FILLON XVème séminaire intergouvernemental franco-russe. Réunion plénière, Moscou, jeudi 9 décembre 2010

Mesdames et Messieurs les ministres

Je voudrais vous remercier, Monsieur le Premier ministre POUTINE, pour votre accueil et la densité du travail que nous avons déjà réalisé ensemble, nous avons passé près de 5 heures hier soir et ce matin à discuter de tous les sujets.C'est le signe, à la fois de la très grande réussite de la relation franco-russe que nous avons voulue, avec le Président SARKOZY relancer, de sa réussite dans le domaine économique.

Nous sommes désormais les 5ème fournisseur de la Russie et les 5ème investisseur en Russie, devant les Etats-Unis - et nous entendons bien non seulement conserver ce rang mais progresser - mais aussi de la qualité de notre coopération culturelle dont l'année croisée a été le symbole.

C'est un plaisir pour moi de retrouver beaucoup des membres du gouvernement russe avec lesquels nous avons pris l'habitude de travailler, en particulier saluer le vice Premier ministre JOUKOV. Mais vous me permettrez toujours de faire une exception pour Andréi FOURSENKO, qui fut mon collègue pendant des années et pour Alexandre AVDEEV, qui a veillé sur mon fils pendant des années, puisque à l'ambassade de Russie à Paris, le bureau de l'ambassadeur donne sur la cour de l'école, où mon fils faisait sans doute du bruit l'empêchant de travailler.

Je commence tout de suite par le football pour vous redire toutes nos félicitations et vous indiquer que nous sommes prêts à vous fournir toute notre expertise en matière d'organisation de grands évènements sportifs. Pour ce qui est de notre expertise pour gagner les coupes du monde je ne suis pas sûr que nous soyons aujourd'hui les mieux placés pour vous conseiller et de toute façon, si c'était le cas, nous ne le ferions pas, car bien entendu, si vous venons à la Coupe du Monde en Russie en 2018, ça sera pour vous battre et pour la gagner.

Nous avons évoqué avec Vladimir POUTINE ce matin tous les sujets de coopération et je voudrais simplement résumer les choses en disant que, avec le Président de la République Française, nous défendons - et c'est pour moi une conviction très ancienne et très profonde - une idée très simple : la Russie est une grande puissance européenne. Et la stabilité est la prospérité de l'Europe par la constitution d'un grand espace de coopérations économiques, politiques, de sécurité entre la France et la Russie, entre l'Europe et la Russie et, de ce point de vue, les évènements qui ont marqué la relation entre la France et la Russie depuis 3 ans, nous ont permis de progresser de façon exemplaire.

J'ai confirmé à Vlamidir POUTINE que nous allions continuer en essayant de diversifier notre offre de coopération, notamment dans le domaine économique. Je pense à la questionde l'efficacité énergétique pour laquelle nous allons signer tout à l'heure un accord pour lacréation d'un centre franco-russe et qui offre un champ immense de coopération.

Je pense au projet de SKOLKOVO pour lequel j'ai indiqué à Vladimir POUTINE que nous allions renforcer notre participation en désignant un grand, un très grand scientifique français, Prix Nobel de Chimie, pour participer au conseil scientifique et en incitant des entreprises françaises - et une est déjà décidée à le faire - à y installer un centre de recherches.

Je pense aussi à la coopération financière, symbolisée aujourd'hui par le forum organisé conjointement par Paris Europlace et par la ville de Moscou.

Et, enfin, je pense au nouveau domaine de coopération économique que ce séminaire intergouvernemental doit contribuer à impulser dans le domaine de l'agriculture. Et je me réjouis de la présence des ministres de l'Agriculture autour de cette table, parce qu'il s'agit là d'un sujet qui n'appartient pas du tout au passé et qui est, au contraire, un sujet éminemment stratégique pour l'avenir, à la fois en ce qui concerne les questions de sécurité alimentaire, la façon dont nous allons pouvoir répondre aux besoins en alimentation d'une planète dont la population augmente de façon très importante et aussi parce qu'il y a, à travers à l'agriculture, des nouvelles applications à développer qui sont d'une très haute technologie et que nous pouvons ensemble maîtriser.

C'est également le cas dans le domaine de la santé - et je me réjouis aussi que les deux ministres de la Santé soient présents autour de la table du séminaire intergouvernemental - il y a là un champ de coopération considérable.

Voilà monsieur le Premier ministre.

Peut-être est-il temps de laisser nos collègues exprimer chacun les sujets sur lesquels ils souhaitent intervenir, sinon ils vont avoir le sentiment qu'ils ne sont pas utiles, ce qui naturellement ne serait pas exact.

Point d'orgue de l'année croisée France-Russie 2010 : le théâtre du Bolchoï à Moscou a accueilli le 8 décembre la cérémonie de clôture, à la veille du XVe Séminaire intergouvernemental franco-russe.

Officiellement inaugurée le 16 janvier 2010, l'Année croisée France-Russie se termine en apothéose avec la soirée organisée au théâtre du Bolchoï à Moscou. Le ballet est à l'honneur avec cinq représentations mettant en scène des danseurs du Bolchoï et de l'Opéra de Paris, symbole de l'échange fructueux vécu tout au long de l'année.

Une année placée sous le signe des échanges, de la création et de la diversité, qui s'est exprimée dans de très nombreux secteurs de la vie économique et culturelle : culture, éducation, sport, énergie, transports, aéronautique et espace, construction automobile, industries pharmaceutiques, agriculture, ou recherche scientifique... Avec un engouement partagé : de très nombreux Français et Russes ont visité les quelque 350 manifestations organisées dans les deux pays à l'occasion de cet événement.

Vers des coopérations encore plus abouties

L'Année croisée a été l'occasion de réaffirmer la qualité des relations entre les deux pays. Les nombreux échanges ont permis aux Français et aux Russes d'actualiser leurs connaissances réciproques dans de nombreux domaines. Une dynamique qui fait écho au discours de Dmitri Medvedev - lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg de juin dernier - sur l'entrée de la Russie dans une phase de modernisation et de diversification.

"Avec la Russie, la France a depuis longtemps fait le choix d'une relation de confiance et d'amitié, symbolisée par le grand succès de l'Année France-Russie 2010 : je suis sûr que, des contacts noués par tous les acteurs de ce magnifique projet, déboucheront à l'avenir sur des coopérations encore plus abouties", s'est réjoui François Fillon dans un entretien paru le 8 décembre dans le journal "Rossiiskaïa gazeta".

Un investissement financier à la hauteur de l'enjeu, avec notamment 2 millions d'euros du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 3 millions d'euros du ministère des Affaires étrangères et européennes, et du ministère de la Culture et de la Communication. 21 entreprises mécènes ont également apporté leurs contributions avec 3 millions d'euros. Ubifrance (agence française pour le développement des entreprises à l'international) a ainsi financé à hauteur de 1 million d'euros, l'exposition "'L'art de vivre à la française" qui s'est tenue au Grand manège d'hiver de Moscou.

Plaidant pour la construction d'une "grande Europe politique, économique et sociale, François Fillon a réaffirmé la position de la France vis-à-vis de la Russie : "Nous défendons avec le président de la République l'idée que la Russie est une grande nation européenne", a-t-il déclaré.

"Construire un espace européen commun"

François Fillon et Vladimir Poutine ont clôturé le 9 décembre, le XVe Séminaire intergouvernemental franco-russe de Moscou par une conférence de presse conjointe. Lors de la déclaration liminaire, le Premier ministre français a souligné la qualité et la confiance des relations tissées depuis longtemps entre la France et la Russie. Il a salué le succès remporté par l'Année croisée France-Russie 2010.

Concernant le Séminaire proprement dit, il a rappelé que les investisseurs français sont très nombreux en Russie. De nombreux partenariats ont été signés lors de ce XVe séminaire. De nouveaux domaines font l'objet d'accords, comme l'agriculture ou le social. La question de la suppression des visas à courte durée a fait partie des discussions. François Fillon a affirmé que la France souhaite que l'on progresse résolument sur ce sujet. Le Premier ministre a en outre souligné combien la France serait aux côtés de la Russie dans son entreprise de modernisation. François Fillon qui a plaidé pour la construction d'une grande Europe pour faire face au défi de la mondialisation. Il a souhaité le soutien de la Russie sur l'enjeu de la régulation de la mondialisation, une des questions que la France va porter à la présidence du G20 et du G8.

Conférence de presse conjointe du Premier Ministre François FILLON

et du Président du Gouvernement de la Fédération de Russie ,Vladimir POUTINE.

Questions-réponses, Moscou, jeudi 9 décembre 2010

JOURNALISTE: Une première question sur les intempéries en France, il y a eu une polémique sur la pagaille provoquée par les chutes de neige. Est-ce que l'Etat est préparé, suffisamment préparé ?

Première question. Deuxième question à vous deux, en France comme en Russie, il y a un Premier ministre et un Président, est-ce que le Premier ministre doit être l'homme fort du système ?

FRANÇOIS FILLON, PREMIER MINISTRE S'agissant de l'épisode neigeux que nous avons connu hier et qui est à l'origine de mon retard de plus de trois heures à Moscou, c'est un épisode d'une violence tout à fait inhabituelle, c'est les plus fortes chutes de neige sur la capitale et sur la région capitale

depuis vingt ans. Je dois dire ensuite que METEO FRANCE n'avait pas prévu cet épisode neigeux, en tout cas pas son intensité, puisque les prévisions, c'était 3 centimètres et qu'il est tombé, je crois, 12 centimètres sur Paris même et 20 centimètres sur certaines régions de la banlieue. Donc, il est incontestable que les services chargés du déneigement ont été pris au dépourvu. Je comprends tout à fait l'irritation qui a été celle de toutes les personnes qui ont été bloquées, qui ont été retardées en raison de ces intempéries. La situation est en train de revenir à la normale, tous les services de l'Etat et des collectivités locales sont mobilisés pour faire en sorte que la circulation redevienne fluide. Dès demain après-midi, Thierry MARIANI, le ministre des Transports, tiendra, à ma demande, une réunion avec l'ensemble des services de l'Etat concernés pour qu'on tire tous les enseignements de cet épisode et qu'on s'adapte pour être capable de réagir dans de meilleures conditions la prochaine fois. Je

dis simplement au passage que dans la voiture, tout à l'heure, j'évoquais avec Vladimir POUTINE cet épisode neigeux en lui disant que, nous, on n'était pas aussi habitués qu'en Russie, il me disait, en Russie, on est habitué, mais c'est quand même la pagaille à chaquefois.

Sur la deuxième question, elle est bien essayée, mais franchement, il y a des institutions en Russie comme en France, il y a une répartition des rôles qui est fixée par les institutions.S'agissant de la France, vous les connaissez bien, il y a un Président de la République élu au suffrage universel qui dirige l'action du pays et il y a un Premier ministre qui, avec son gouvernement, met en oeuvre la politique pour laquelle le Président de la République et la majorité ont été choisis. Point, à la ligne. Vous pouvez poser la question dans tous les sens,vous aurez toujours la même réponse.

JOURNALISTE: Une question à monsieur FILLON. Vous avez évoqué le partenariat et l'assouplissement du régime des visas, on en parlait beaucoup dans différents formats avec nos partenaires européens. Mais récemment, au Sommet Russie Union européenne à Bruxelles, vous avez dit que c'était peut-être un peu prématuré. Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez évoqué la question ? Quelle est votre position là-dessus ? Avec votre permission, une autre petite question, est-ce

que vous avez évoqué le sujet de la construction de l'autoroute Saint-Pétersbourg - Moscou ?

Il y a des concessionnaires français qui y participent. Merci.

FRANÇOIS FILLON :Sur la question des visas, il y a une négociation qui s'est engagée dans le cadre de l'Union européenne qui est compétente sur ce sujet. Puisque, nous, nous avons désormais confié la

responsabilité à la police aux frontières et de la régulation des flux migratoires, dans le cadre

de l'espace de Schengen, à des règlements qui sont des règlements européens. Nous devons nous inscrire dans ce cadre-là. Ce que je veux dire, c'est que les débats qui ont eu lieu hier à Bruxelles montrent que l'objectif d'aboutir à terme à la suppression des visas de court séjour entre la Russie et l'Europe est un objectif qui est partagé et sur lequel nous allons avancer, sans attendre. J'ai indiqué à Vladimir POUTINE que j'allais prendre un certain nombre dedécisions au niveau français pour faire en sorte qu'on exploite au maximum les possibilités de la réglementation européenne actuelle. En particulier, qu'on puisse automatiquement donner des visas de long séjour au moment des renouvellements des visas de court séjour. On ne peut pas éviter, dans l'état actuel de la réglementation, une demande de visa de départ. Mais s'agissant du renouvellement, on va prendre toutes les mesures, avec le ministère de l'Intérieur et le ministère des Affaires étrangères, pour que le renouvellement soit automatique pour lesvisas de longue durée.

Sur la question de l'autoroute, c'est une question qui regarde strictement les autorités russes.

Les entreprises françaises sont évidemment dans l'attente du démarrage de ce chantier. Mais ce n'est pas au gouvernement français de s'exprimer sur cette question.

JOURNALISTE:

Question d'abord à monsieur FILLON, toujours concernant le Mistral. On comprend bien que le travail doit être fait au niveau des experts mais ne trouvez-vous pas que... ça commence à être un petit peu long, l'attente, du côté français, concernant la vente de Mistral ?

Deuxième question : les câbles diplomatiques révélés par WIKILEAKS et qui émanent d'officiels américains font une appréciation de la Russie qui se situe aux antipodes des définitions que vous appliquez à la Russie, il y a à peu près un an, lorsque vous la qualifiiez « d'Etat, de grande démocratie ». Ces câbles américains qui émanent toujours d'officiels américains font au contraire état de la corruption qui existe dans le pays et celle-ci, selon eux, étant infiltrée même au plus haut niveau de l'Etat. Je voudrais savoir si ces révélations ont modifié de quelque nature que ce soit, vos appréciations concernant la Russie, et est-ce que vous conservez, le cas échéant, une opinion parfaitement radicale de celle exprimée par vos homologues américains ? Merci.

FRANÇOIS FILLON:

Sur la première question, vous savez que je suis, je crois, l'un des tous premiers à avoir défendu l'idée que la France était parfaitement fondée à offrir la technologie du Mistral à la Russie, qui souhaitait acquérir des bâtiments de projection et de commandement. Et donc je me réjouis que la candidature de la France ait été retenue dans le cadre de l'appel qui a été lancé, appel d'ailleurs auquel - je voudrais faire remarquer - ont répondu plusieurs pays membres de l'OTAN. Ce qui montre que les critiques qui avaient pu être formulées à un moment donné - je pense au Séminaire de Rambouillet - sur la décision de la France étaient quelque peu... quelque peu hypocrites.

Aujourd'hui, on est dans une phase qui est une phase technique. Il y a une délégation de très haut niveau, russe, qui était hier à Saint-Nazaire. On discute de quoi ? On discute du prix ! Et chacun sait que Vladimir POUTINE n'est pas l'interlocuteur le plus facile sur cette question. Il y a ensuite quelques questions techniques qui doivent être réglées. Je voudrais dire, pour avoir entendu certains commentaires sur les ondes ces derniers jours, qu'il n'y a aucune question liée au transfert de technologie, aucun problème s'agissant des transferts de technologie. Ce bâtiment, je le rappelle, est un bâtiment de transport et de commandement. Et donc nous n'avons pas l'ombre d'une difficulté sur ce sujet et donc nous sommes confiants dans l'issue de cette négociation.

Sur le seconde sujet, je voudrais dire d'abord que le gouvernement français n'a pas besoin des diplomates de quelque pays que ce soit pour se faire une idée sur ce qu'est la Russie, sur son fonctionnement, sur son évolution, d'où elle vient, où elle va. Nous sommes présents en Russie, nous avons des diplomates auxquels nous faisons confiance, qui nous renseignent.

Nous avons des contacts avec Vladimir et, comme en ont beaucoup de responsables français, avec les responsables russes, qui sont des contacts étroits, des contacts denses. Nous avons des entreprises qui investissent en Russie, nous avons des chercheurs qui travaillent en Russie, nous avons des universitaires qui travaillent en Russie : nous connaissons toutes les difficultés que la Russie rencontre, nous savons tout ce qu'elle a à surmonter comme handicap, mais nous voyons aussi tous ses progrès, tout son potentiel.

Et puis enfin, je voudrais dire un dernier mot sur cette affaire WIKILEAKS. Vous ne m'entendrez jamais commenter des informations qui ont été volées. Et je pense que chacun devrait s'interroger sur l'utilisation que l'on fait de documents volés. Le vol, dans tous les pays du monde, c'est condamnable. Et le recel de vol, c'est aussi condamnable.

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