Aug
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Droits de l'homme, environnement social, économie.

Ce titre rappelle les trois pieds sur lesquels notre "vivre ensemble" reposait. L'économie est cassée. Les deux autres pieds forment une sellette. N'oublions pas que la "sellette" était imposée au suspect pendant son interrogatoire pour le fatiguer, avant que sous Louis XVI, elle fût abolie à la suite du discours de Servan contre la torture. La sellette sur laquelle il était assis, annonçait au suspect que l'on avait assez de charges à son encontre, le rendant à même de subir des tourments bien plus graves. Sa pratique moderne subsiste dans quelques commissariats dit-on, où une chaise aux pieds de devant sont un peu raccourcis pour avoir le même effet d'inconfort et psychologique de mauvaise pente. Retenons donc, au passage, que la Révolution de 1789 n'a pas fait disparaitre la torture comme le veulent les images d'Epinal de l'Histoire réécrite. L'Ancien Régime, honni par la bourgeoisie avide de mettre les doigts dans la confiture, l'avait déjà écartée dans la pratique puis formellement interdite bien avant. 

Assis sur une forme de "sellette sociétale", que regardons-nous aujourd'hui ?

Des créateurs de slogans hebdomadaires qui s'affichent sur nos murs parisiens saturent les réseaux sociaux et font semblant de vouloir faire de manipulables, des citoyens, pour imposer à l'opinion des crétins messianiques, des idiots médiatisés et des militants utiles au profit de leurs prébendes politiques, télévisuelles et culturelles totalement autonomes mais interdépendantes, donnant l'illusion d'un mouvement consistant prônant une révolution.

Ce n'est qu'un vol -au- vent de comm' abrutissant pour qui ne tournerait pas le bouton. Le dogme des uns est le faire valoir d'un autre. Des polititocards de gauche comme d'extrême droite vivent en parasites sur le capitalisme. Ils ne servent que de repoussoir, admis tant qu'il sauvegarde la pérennité de l'ENA et l'ENM dont le maintien fait partie d'un débat souterrain dans le secteur public sur fond d'obstruction à des réformes encalminées, de conflits administratifs d'influences et de défense d'intérêts carriéristes divers.

Ce qui est subventionné est une médiocrité imposée.

Il ne s'agit que d'un moyen de pérenniser celle-ci. Pendant cela des mafias et des réseaux de gangsters ont trouvé depuis longtemps les seuls moyens de changer le plomb en or. Et ce n'est pas qu'une image réservée à certains milieux. Notre pays qui se met progressivement à l'arrêt depuis des décennies, croulant sous la sclérose et l'effondrement des revenus, est un pays de corruption comme tous ceux dans lesquels la responsabilisation, l'initiative privée et les efforts sont étouffés.

Pendant ce temps aussi, des militants des droits s'indignent que leurs principes ne servent à rien pour résoudre les conséquences de leur application. Ils font cela très bien. Et ils passent "la patate chaude" à ceux qui exercent les responsabilités en les traitant de fascistes. C'est simplement un procédé immonde pour garantir l'impunité des causes dont ils sont au moins les auteurs intellectuels.

Des hommes, des femmes et des enfants sont les munitions politiques dont les droits de l'homme sont des armes idéologiques entre les mains de crapules dogmatiques et de pays criminels, les uns et les autres mettant les musiciens de leur orchestre à l'unison à des fins de déstabilisation plutôt que prise de pouvoir. Les uns y trouvent les leviers de leurs rackets et les autres de quoi piétiner l'aorte des démocraties.

Les manipulateurs de conséquences des causes qu'ils ont appelées de leurs voeux agitent des principes qui ne servent à rien pour solutionner les conséquences de leur mise en oeuvre, disais-je, mais ils y puisent pour leur discours, la justification trafiquée de l'injustice du monde libéral s'échinant à se comporter en tortionnaire de l'humanité. Ils le disent mais pas trop fort longtemps  tout de même car il ne faut pas tuer la poule aux oeufs d'or qui les fait vivre.

Inutile de vous dire que nous ne risquons pas de les entendre ni de les voir sur la Place Rouge ou celle de Tien an men.

Ces esprits éclairés n'ont vocation qu'à créer des noeuds gordiens que l'on refusera de trancher au nom de l'État de droit justifiant incapacité, inefficacité et immobilisme car seuls les principes doivent être sauvés au mépris de toute solution. Mais comment ne pas parvenir à ruiner le pays pour autant à force de charger la barque ?

A se demander si le but n'est pas de provoquer la dictature qui permettrait de sortir du marasme tout en donnant des munitions idéologiques aux défenseurs de droits. Ce qui démontrait bien que les uns se nourrissent des autres, ou trouvent leur justification et leur survie dans les excès qu'ils provoquent. Un peu comme les meutes des réseaux sociaux qui ne peuvent exister que si on s'aventure à leur donner la réplique.

Les bonnes consciences ne défendent que leur source de revenus associatifs ou politiques et/ou de la considération dont on les honore.

Et "on est souvent un con." (Bernard Lebigre)

Il va bien falloir un moment donné que ce jeu trouve les moyens de se pérenniser si l'on veut qu'il puisse continuer à verser des rentes conséquentes à nos âmes éclairées et des subsides à leurs populaires soutiens.

Mais comment décrocher de cette ascension vers le toujours plus de charges et de redistribution qui nous précipite vers la perte de vitesse mortelle. Notre économie n'a-t-elle pas déjà décrochée ? Notre société n'est-elle pas déjà en dérive comme la chute en feuille morte qui suit la perte de vitesse succédant à l'étouffement du moteur ?

“Veux-tu avoir la vie facile ? Reste toujours près du troupeau, et oublie-toi en lui” disait Nietzsche.

Quand à moi, je ne vous ai donné qu'un sujet pour vous faire des amis dans la bonne société. Pensez-y lors de vos dîners en ville. Il y a toujours autour de la table quelqu'un d'une rare élévation qui fait partie du "Sel de la Terre". Il s'agit soit d'un imbécile, soit d'un arriviste, soit d'un Saint. Croyez moi, vous vous ferez vite des relations couvertes d'honneur et respectées en faisant sa découverte. Et puis, je peux vous l'assurer ce n'est que du bonheur. Un conseil de lecture ? Relisez Claude Henri de Rouvroy de Saint-Simon en attendant. Ça ne sert à rien mais après on peut lire "Le Sillon" de Marc Sangnier.

https://youtu.be/TtJ3NmyUQco

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