Jun
09
Environnement et frontière économique, donc politique.

Il me semble de plus en plus évident que l'on nous vend avec la protection de l'environnement une nouvelle frontière économique qui fait le terreau d'une idéologie politicienne contre le capitalisme qui vient paradoxalement au soutien de ce renouveau du marché économique libéral. L'un nourrit l'autre et réciproquement. La complicité factuelle est évidente.
D'autant plus que l'économie verte ne peut être que rentable sur un marché solvable pour prospérer au sens propre comme figuré.
Le confinement est venu à point nommé également transformer la société en la projetant dans le monde du numérique. Le commun des mortels que je suis a la nette impression d'être manipulé au carrefour d'intérêts divergents qui mènent à la même finalité: un vaste renouvellement du secteur productif. Pour y parvenir il y a longtemps que les jalons préparant les consommateurs et les producteurs sur fond de culpabilisation ont été posés. Entre la mise en place de la législation définissant la Responsabilité Sociale et Environnementale puis l'obligation pour les entreprises de definir dans leurs statuts leur "raison d'être", on perçoit la pesanteur de l'idéologie qui impose toujours plus de normes et de contrôles tout en donnant des gages aux idiots utiles pour parvenir au développement d'un nouveau secteur productif à forte marge utilisant moins de main d'oeuvre peu qualifiée et moins de travail en général mais beaucoup plus d'investissements.
Malheureusement cette nouvelle économie tarde à prendre le relais de l'ancienne et ce décalage entraîne des chocs sociaux autant que de larges recompositions du paysage industriel. Nous entrons dans une période de turbulences que la pandémie de la Covid-19 a permis de précipiter.

Nous ne pourrons pas pour autant faire l'impasse sur les déséquilibres structurels de nos finances publiques et de nos budgets sociaux si nous voulons atteindre l'objectif de la conversion de notre économie et éviter la pente qui mène les pays au déclin en s'endettant toujours plus pour combler les déficits au lieu d'investir. Le comble, c'est que notre nouveau gouvernement prétend le faire en améliorant par plus de dépense l'efficacité de la gabegie. Formidable !

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