Jan
19
Est-il possible de combattre le terrorisme sans dictature ?

J’avais déjà posé la question après l’attentat contre « Charlie » sur mon compte twitter, pour lequel plus de 200 confrères et juristes ont la gentillesse de me lire, mais sans obtenir de réponse.

Depuis de sombres évènements ont eu à nouveau lieu, plus graves si c’est concevable, malheureusement oui à l'aune du nombre de victimes, et de nouvelles commémorations se sont déroulées.

Plus personne ne proteste au nom des grands principes, qui n’ont jamais arrêté une balle, contre les mesures d’urgence et les lois « liberticides » qui se sont succédées. Ce n’est plus dans le débat public et les militants des droits de l’homme sont devenus aussi peu bruyants sur ce sujet comme sur le problème de l’immigration actuelle, que les féministes d’extrême gauche après les agressions qui ont lieu notamment dans la gare centrale de Cologne lors de la dernière Saint-Sylvestre.

Plus personne ne souffle mot non plus en ce qui concerne la présence de caméras de surveillance.

Tout cela confirme bien que nous sommes devenus conscients que pour lutter contre la menace du terrorisme il faut se donner tous les moyens et si ceux-ci permettent de combattre les crimes et délits par la même occasion qui s’en plaindra à part ceux qui voit également dans la délinquance et le crime une liberté fondamentale.

Que "cela interpelle au jour d'aujourd'hui au niveau même du concept de la problèmatique" ceux qui portent une barbe et une écharpe rouge ou blanche nonchalemment rejetée sur leur épaule laisse indéfférent le commun des mortels dont je suis.

Les médias viennent de trouver un engouement pour un chroniqueur de l’émission « ONPC » qui a interpellé notre premier Ministre en lui disant notamment : « Vous êtes en guerre, pas nous. » Et la « presse » de trouver le « nouveau Couche/Balavoine » absolument irrésistible.   Personne n’a rappelé que le ludion ne représentait que lui et  servait un vecteur médiatique qui ne représente personne pour parler « au nom de tous ».  Personnellement, j’ai un gouvernement et je suis républicain, donc démocrate et je dénie à un qui que ce soit de parler au nom de la République ou de la représentation nationale sans avoir qualité pour le faire. Cet intervenant n'est pas en guerre et d'autres la font pour lui. Il n'a même pas eu une pensée pour ceux qui dans l'ombre ne comptent pas ni leurs heures ni leurs efforts pour qu'il puisse sortir une telle énormité en sécurité. 

Nous sommes tous appelés à participer dans les écoles, lycées ou collèges pour rappeler les règles de base du vivre ensemble. Une opinion, qui est libre, n’a pas force de loi. Chacun à sa place, les amuseurs comme les journalistes.

Les juristes qui n'ont pas su nous expliquer, au-delà de la pétition de principe, comment instaurer un contrôle des juges judiciaires, en matière de sécurité nationale ce sont aperçu que la DGSI comme l'autorité administrative de contrôle n'étaient pas de dangereux membres de la NDV ou du KGB.. Il  reste bien entendu pour le Barreau à rester vigilant pour la défense des droits civiques et personnels. La mise en place d'un filet de sécurité judiciaire reste perfectible. A priori il n'y a pas lieu de suspecter davantage l'indépendance des juges administratifs que celle des magistrats judiciaires, contrairement à ce que certains militants faisant flèche de tout bois n'ont pas hésité à écrire, impunément. Rappelons à ceux qui dénonce le renforcement du pouvoir exécutif dans la lutte contre le terrorisme que le pouvoir judiciaire n'a aucun contre-pouvoir...

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