Sep
23
On est vraiment les meilleurs. Mais comment fait-on ?

Imposer les GAFAM, ça s'impose. Ils font leur chiffre d'affaires sur notre pays où ils n'ont pas de siège social et par conséquent ne paient pas l'impôt sur les sociétés. Donc il a été voté, en attendant que l'E.U. et l'OCDE se bougent, que les entreprises du numérique qui font plus de 750 millions d'€ de chiffre d'affaires dont 50 millions en France paieront trois pour cent non pas de leur bénéfice mais de leur C.A. réalisé chez nous en impôt. Oh, la bonne idée. Les espagnols et les italiens pourraient nous emboîter le pas. La Commission européenne non, ce qui peut semble-t-il mettre en cause le fondement légal de notre taxation. Un problème de conventionnalité en somme. Pour ne pas froisser les américains, la taxe est payable par toutes les entreprises du numérique, et bien sûr, les nôtres. Égalité devant l'impôt. Sauf que nos entreprises paient déjà l'impôt sur les sociétés. D'où une évidente distorsion de concurrence à venir. Me dites pas que nos grosses têtes sont passées à côté... Un peu comme pour les Compagnies aériennes. Les françaises paient des taxes que leurs concurentes ne subissent pas. Ce qui est particulièrement sensible dans le "low cost". XL Airways face à Norvegian que l'on a aussi semble-t'-il laissé le gouvernement d'Oslo aider financièrement, est un exemple cuisant. Ne parlons pas des compagnies nationales de pays producteurs qui ne leur facturent pas le kérosène tandis que nos crétins veulent le taxer à nos compagnies aériennes qui paient leur carburant (voir taxe sur chaque fauteuil passager selon la distance)... Le premier adversaire de la politique de redressement de notre économie est Bercy et la haute administration qui veut garder le pouvoir de faire n'importe quoi ou je me fais des idées ? Parce qu'ils ne peuvent par être aussi stupides que cela tout de même ? On a un Ministre de l'économie et un du Budget. Pourquoi faire ?

Quand les politiques sont capables de laisser faire des choses pareilles, c'est qu'ils sont au moins faibles. Le bonus pour l'achat d'une voiture électrique demeure, mais essayez de trouver une prise électrique à charge rapide ! Le malus pour les voitures neuves s'envole mais les ventes des voitures d'occasion plus polluantes sont sans malus et déjà 2 fois plus nombreuses que les voitures neuves. Et en plus, les batteries sont fabriquées en Asie, ce qui revient à la désindustrialisation de notre pays. Et personne se pose la question de la pollution issue de la fabrication des batteries et ce qu'elles deviendront en fin de vie. C'est quoi cette politique ?

Pensez, dans le même registre, que le Préfet de Police limogé pour, lors de l'acte 18 des gilets jaunes, avoir été incapable d'empêcher les dégradations et incendies sur les Champs-Elysées, se retrouve, à 66 ans, non pas mis à la retraite, mais recyclé, nommé par le Gouvernement  Conseiller d'Etat Extraordinaire, donc mieux payé pour un temps illimité; c'est que quelque chose est pourri depuis longtemps, très longtemps, dans le fonctionnement de l'Etat. J'avais cru que ces méthodes odieuses de démission des politiques qui sont censés nous gouverner, devaient prendre fin... 

Dans un pays où il faut six mois pour changer une porte dans un hôpital ou une imprimante dans un Commissariat, et deux ans pour reboucher un trou dans la voirie, on ne peut guère espérer. Évidemment que la première chose qui aurait dû être faite depuis 1936 est l'adoption des règles de management du privé par le secteur public. Et pendant ce temps nos politiques n'ont cessé de regarder ailleurs. Depuis le début de la rédaction de cet article un fonctionnaire européen qui se demandait comment justifier son existence a dû rencontrer un homologue français voulant résorber le déficit budgétaire évalué à des dizaines de milliards d'euros pour le budget 2020, vient d'avoir l'idée, après des banquiers suisses et allemands, de "taxer" les dépôts bancaires, "l'argent qui dort". Sauf que normalement votre banque le prête, votre argent. C'est même son job mais les taux sont faibles. Personne n'est choqué par l'idée d'avoir à payer sur de l'argent déjà soumis à l'IRPP et l'inflation, un revenu à sa banque pour un compte bancaire sur lequel nous supportons déjà des frais. Maintenant, il serait envisagé que l'Etat prenne sa part, déjà que les ressources de votre Établissement financier sont soumis à TVA...

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