May
06
Il est annoncé un Beauvau de la sécurité.

Pour mieux supporter la misère, la déshérence, alors que l'alcoolisme et le tabagisme sont en régression grâce à une politique d'éducation, fiscale et de santé publique; (en fait ces drogues coûtent plus cher aujourd'hui en dépenses de santé qu'elles ne rapportent de taxes, donc très cyniquement, nos politiciens ont décidé de s'y attaquer, mollement comme tout ce qu'ils font) il est demandé une nouvelle drogue. Maintenant des lapins crétins de #nuitdeboutgravement et consorts réclament la libéralisation du cannabis, drogue qu'ils qualifient de douce, comme il est possible de boire avec modération, on peut fumer peu du tabac et donc du cannabis. Sauf que cette nouvelle drogue crée aussi de la dépendance et des risques de santé publique, comme les deux autres drogues légales, à savoir l'alcool ( qui induit souvent aussi des comportements criminels ou des accidents autant que le cannabis ) et le tabac dont on commence tout juste également à maîtriser la consommation. Est-ce raisonnable d'ajouter un moyen de s'extraire de la réalité pour les personnes les plus fragiles moralement, culturellement, "au nom du libre arbitre", ce qui est tout de même un comble soit dit en passant comme argument dans un pays le plus gros consommateur d'anxiolitiques et d'antidépresseurs ? Concrètement tout un réseau politico-culturel; qui par avance se déclare innocent des conséquences de son militantisme est pour, au nom de la liberté responsable. Ils sont mêmes capables de nous dire que si l'on ne veut plus que les policiers soient abattus dans la rue, il faut libéraliser la drogue. Nous y trompons pas, demain, le trafic de cannabis, cette merde qui détruit les neurones, sera remplacé en cas de dépénalisation du shit par celui de la cocaïne et autres saloperies y compris un cannabis détaxé et donc moins cher que le légalisé. De 140 000 personnes impliquées directement dans les trafics de stupéfiants en 2014, leur nombre est évalué aujourd'hui à 240 000. C'est le prix du laxisme, de la démission de l'autorité et de l'absence d'une répression ferme, rapide et certaine, sur fond de victimisation et d'absence de construction de pénitenciers. La lutte contre le crime organisé ne passe que par une remise à plat de notre société. Il faudrait une dictature libérale et "rétablir les galères pour remonter la pente" me disait un policier. C'est pas gagné. Pourtant, amis des droits de l'homme, vous avez tout fait et entrepris pour que ce pays s'offre aux militaires, notre extrême droite ayant été qualifiée de molle par l'actuel ministre de l'intérieur. Un comble. Il faut tout reprendre à zéro. Ainsi rétablir l'Éducation à coups de pied aux fesses et de règle sur les doigts, avec à nouveau la pratique de la grammaire, la fin de l'écriture inclusive et tout ce qui détruit l'apprentissage de la lecture, l'accès à la culture, ce qui impose la réhabilitation de l'enseignement de l'Histoire, y compris celle des institutions et des arts qui vont avec celle des idées politiques. Il ne suffira pas de mettre des militaires aux points de deal. Mais comme aux USA, pour les mêmes raisons que chez eux, dans les écoles pour apprendre aux enfants, la discipline, le respect et à se tenir. Quels élèves se lèvent encore quand leur professeur arrive en classe et l'écoutent les bras croisés ? On s'est trompé en faisant confiance à l'intelligence pendant 50 ans. Evidemment que c'était perdu d'avance. Nous avons laissé pourrir la situation sans réagir pour autant. Maintenant pour éviter que la 5e République ne finisse pas comme les 4 premières, amis du genre humain, il va falloir s'attaquer violemment aux causes de notre déclin scolaire, culturel. Cela passe par le succès économique et le rétablissement des comptes sociaux et publics, le sens de l'effort et la responsablisation pour rétablir la méritocratie. Pour cela il faut donner le pouvoir au Privé. La fonction publique en surnombre, c'est du chômage déguisé. Son indépendance, sous couvert de garantir sa neutralité, c'est son pouvoir de phagocyter les politiques à tous les niveaux.
Bien entendu, nous pouvons ne pas être d'accord. Il y a tout de même un constat qui peut être commun : notre démocratie collectiviste ruineuse car elle l'est, est arrivée au bout de l'inefficacité dont elle capable. Non ? Et bien je me demande ce qu'il vous faut. Pensez un instant au drame de Mérignac. "Il y a eu un gafouillage." L'euphémisme du plus grand calibre jamais lu ! La Police n'a pas fait son boulot, la Justice non plus. Le matériel pour protéger cette femme battue est resté aussi dans les tiroirs. Sur un problème social de fond, les femmes tuées par leur conjoint, la France a 10 ans, 10 ans, de retard sur l'Espagne, rien que sur la seule prise en compte de la question. Pour l'application de la législation et l'utilisation des moyens disponibles, il va falloir combien de temps ? Vous êtes sûr que ça ne vous suffit pas, alors que pour toute chose, en France, c'est partout pareil ?

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