Aug
16
Kaboul. Qu'avons-nous appris ?

Nos âmes bienpensantes ont été une nouvelle fois désavouées par la réalité. On ne civilise pas une population plus vite que cela est possible à la nature humaine. Cela prend du temps. Beaucoup de temps. C'est aussi pourquoi il est difficile de faire avaler les évolutions technologiques au grand public occidental plus vite que les générations passent. Nous aurions dû être dessiller par l'expérience que nous avons de l'Afrique.  Nous sommes incapables de chiffrer le nombre de milliards déverser, même uniquement par la France, sur ce continent depuis seulement 1960, date de l'accession à l'indépendance de nos colonies, tellement c'est indécent, pour tenter de la faire entrer dans notre modèle politique et économique. Tout ce qui s'est passé depuis la chute de Shah d'Iran me donne raison. Vous trouvez cela cynique ? Les cyniques disent comment le monde est. Les idéologues nous disent comment ils veulent qu'il soit. Comme ils n'y parviennent pas, ils empruntent toujours les mêmes errements intellectuels qui les conduisent aux mêmes erreurs face à la réalité. Cela suffit. Laissons l'humanité à son sort, son obscurantisme et sa bêtise. Nous avons déjà assez de difficultés à nous prendre en main au quotidien sans avoir à donner des leçons ailleurs. Seul l'Empire Romain a pu exporter sa civilisation en annexant les territoires. Et nous savons comment cela s'est terminé. La barbarie a fini par le dévaster. René Cassin disait que le premier droit de l'homme était le droit à la dignité. Il l'a même fait inscrire dans l'article premier de la déclaration universelle des droits de l'homme. Sauf que l'homme n'est pas digne. Continuer de faire croire qu'il en va autrement, alors même que son comportement la plupart du temps ne l'est pas, revient à nous faire croire aux icônes.  Notez que si ça marche avec les icônes, pourquoi pas avec un slogan On nous prend simplement pour quelqu'un entre le crétin et l'imbécile, depuis des milliers d'années. On est passé de la foi dans les chamans, dans des amulettes, dans l'imploration des forces de la nature déifiées, puis à leur représentation pour accéder aux dieux uniques par civilisation et parvenir encore à celui contenu dans des livres aux textes apocryphes. Maintenant on veut nous faire croire que l'homme est digne. C'est encore et toujours la même lâcheté face à la réalité. C'est toujours la même eau qui nous mène, la stupidité incommensurable de l'humanité, étayée par le baratin de ceux qui en vivent en décidant de nous diriger. Toute l'histoire connue de la matière vivante que nous sommes en témoigne. Mais la perversion des droits sans devoirs est née en Occident avec le dogme de René Cassin.
Les dogmes politiques, philosophiques ou religieux ne sont jamais que des paravents, des alibis et des prétextes y compris les droits de d'homme. Ils sont véhiculés par des symboles. Je ne cesserai de répéter que sont des armes dont des enfants, des femmes et des hommes sont les munitions.
En prendre conscience, c'est le début de la lucidité et de la sagesse.

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