Mar
05
La fin de l'humanité est inscrite dans notre quotidien.

Personne n'a de doute. Un jour l'humanité disparaîtra de la surface de la Terre. La seule question est: quand ? Ce qui est confortable est que nous n'en savons bien sûr rien. Nous ne pouvons faire un parallèle avec notre vie. Nous savons que nous disparaitrons mais pas quand, ni pourquoi, ni comment. Nous le découvrirons, le constaterons, le devinerons, avec un peu de chance pendant notre sommeil ou instantanément. Depuis l'apocalypse de Saint Jean, l'humanité n'a cessé de laisser son imagination galoper pour annoncer la "fin du monde". En faire l'inventaire serait tantôt drolatique tant les superstitions et l'ignorance ont été des sources prolixes, tantôt préoccupantes car scientifiquement plus solidement alarmantes. Les hypothèses les plus vraisemblables sont: l'explosion de l'un des cratères géants dont celui de Yellowstone est le plus connu, qui pourrait obscurcir le ciel pendant plus de deux ans, arrêtant la photosynthèse; la pollution de l'air et la modification de l'atmosphère du fait du réchauffement climatique, la modification du champs magnétique terrestre, le dérèglement de l'activité solaire, des épidémies, la collision avec une comète et d'autres potentialités liées à l'activité humaine. De tout temps, de la même façon les auteurs et les chercheurs ont imaginé la survie de l'humanité soit en concevant des sanctuaires bunkerisés ou sous-marins, soit une évasion vers une autre planète. Peu de gens se sont interrogés sur l'intérêt de pérenniser l'espèce humaine et encore moins me semble-t'il, ont conçu l'idée que sa disparition serait un non-évènement interstellaire. C'est pourtant une perception intéressante à beaucoup de point de vue. Mais peut-être que la marche suicidaire de notre espèce que constitue le pillage du vaisseau spatial qu'est notre Terre est logique. L'aboutissement d'une autodestruction qui est celle de tous les empires et de toutes les civilisations par la bêtise armant l'égoïsme est probablement une destinée chromosomique. Tout est voué à disparaître, et vouloir conserver est de mon point de vue assez irrationnel pour un monde voué à s'éteindre. Le propre de la matière organisée qu'est la vie, c'est la reproduction. C 'est aussi la seule justification de son adaptation. Tout cela a déjà été dit et bien mieux depuis des temps immémoriaux. Ici je veux dire que ce que l'humanité sait, nous devrions en tenir compte au quotidien. Le temps, qui n'est pas uniforme, est impossible à définir autrement qu'en creux. De tout cela il faut garder à l'esprit que la nécessité comme l'urgence n'est qu'une abstraction. Aussi, Monsieur ne Président je vous remercie de bien vouloir considérer ma demande de renvoi avec une particulière bienveillante sagesse...
Entre la naissance et la mort, il n'y a rien d'urgent. Et rien de sérieux.

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Commentaires

Vois plutot ceci:

« Les civilisations meurent par suicide, non par meurtre. »

Arnold Joseph TOYNBEE (1889-1975)

Nom: 
Gilles Huvelin
Site: 
www.huvelin-associes.fr

Cher Bernard, cette citation. Tu remarqueras que mon propos n'est pas son objet. Même philosophiquement au regard de ma pirouette pour conclusion.

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