Aug
29
La lutte contre le crime, l'intérêt des banques, l'achat de la paix sociale et la survie crapuleuse du numéraire

 

"La paranoïa est la fille de la propagande, de l'ignorance, du secret et de la peur." (Ben Macintyre - "L'espion et le traître", Editions de Fallois, Paris, mai 2019).

Il y a actuellement un petit diaporama qui circule sur le net se scandalisant de la disparition du numéraire au profit des cartes bancaires. Tous les poncifs y passent, de la dénonciation du secteur privé et du grand capital qui va contrôler à son seul profit la circulation de l'argent en passant à ce qui pourrait bien se passer en cas de panne électrique ou de guerre.

La fin du cash est animé par plusieurs objectifs. Fin des hold-up et de l'attaque des fourgons pas si blindés que ça, fin de la fraude fiscale et du travail au noir. Fin de tous les trafics. Tous. Y compris le trafic des migrants qui reste une arme stratégique. Gros scandale !  Donc, comme d’habitude c’est au nom des libertés que les nobles protestations sont prononcées. C'est une arnaque intellectuelle. Comme toute posture, c'est une imposture.

D'abord, la réalité c’est que du jour au lendemain il est possible de réinjecter des liquidités si une catastrophe y contraint. En attendant dans les pays baltes, l’argent est devenu numérique et déjà en France tout le monde paye habituellement avec une carte, y compris ceux qui n’ont pas de compte bancaire.  Cependant pour pouvoir le faire, il faut décliner son identité et justifier de son adresse et donc concrètement cela revient à ouvrir un compte.

Je ne vais pas verser une larme sur bientôt l’impossibilité si le gouvernement le veut, d'exercer leurs méfaits pour les vendeurs "à la sauvette" qui ont pignon sur rue à l’année dans les rues du Nord-est de Paris, des distributeurs de paquets de cigarettes de contrebande, des prostituées aux coins des rues, des dealers de cannabis, de crack, de cocaïne , des racketteurs locaux, receleurs de T.D.C., traine savettes et gardiens de mur zonant jour et nuit pour voler des vélos, pillant les voitures en stationnement ou les faire disparaitre, contre monnaie sonnante et trébuchante, pourrissant la vie de quartiers recensés de Paris "intramuros", mais pas que, en les rendant en plus dégueulasses. Qui se plaindra de voir disparaître la fraude fiscale ? Qui va se plaindre de pouvoir suivre la trace de sommes détournées ou blanchies et de pouvoir confondre un réseau de trafiquants de drogue ou encore de faire cesser la corruption ? Levez la main ! Et arrêtons de croire que les "incivilités" ne mènent pas à la petite délinquance occasionnelle puis aux pratiques délictuelles d'habitude. L'impunité mène à tout. Le chemin qui conduit au crime passe toujours par l'absence de réaction sociale au bon moment. Le coup de règle sur les doigts ayant disparu des outils pédagogiques et la tolérance zéro étant une atteinte à l'industrie psychanalytique, nous avons obtenu les incivilités chroniques puis les "ensauvagements".

Les pédophiles ont tous eu recours aux services de prostituées et leurs clients ont tous été adeptes des films pornographiques. Même si ceux qui regardent des films X ne finissent pas tous pédophiles, les criminologues savent très bien que ces consommateurs préfèrent l'anonymat et leurs fournisseurs sur le "darknet" aussi. Les monnaies virtuelles existent également pour cela. Et notre République les accepte.

Recycler les délinquants et les criminels qui jusqu'ici passaient entre les mailles du filet grâce à l'argent liquide, et grâce aux monnaies virtuelles, vu le nombre, contraindra forcément au travail obligatoire comme peine alternative au pénitencier. L'intérêt premier du Code pénal reste la protection de la société contrairement à ce que nos gauchistes élevés au rang de philosophes que le monde entier nous envie depuis 1970 ont pu ou peuvent penser. Ou alors supprimons le, ce Code, on supprimera ainsi le crime.

En réalité, avec le maintien du "cash" comme des crypto-monnaies, c'est la paix sociale et le recyclage de l'argent sale qui sont maintenus hypocritement. C'est la contrepartie de la lâcheté. Nous acceptons la corruption, la traite des prostituées, les mafias, les fraudes, les réseaux d'immigration plutôt que de nous donner les moyens de les faire cesser sous prétexte d'éviter des troubles "sociaux" et pour ne pas tarir la source de financements ou de commissions occultes. Les dérèglements sociaux qui sont ainsi entretenus justifient de verser des dizaines de milliards de subventions à des associations et ONG qui font perdurer leur fonds de commerce. C'est Munich tous les jours: nous n'éviterons pas les crimes et délits, les troubles sociaux et nous perdrons tout contrôle pour rétablir l'ordre public face à l'ampleur des déséquilibres que nous avons laissés prospérer comme autant de chancres soutenus par un discours idéologique prônant toujours le plus de moyens inefficaces puisqu'il s'agit de remplir le tonneau des Danaïdes pour calmer les effets de causes auxquelles nous ne nous attaquons pas.

Il va falloir changer de paradigme en ce qui concerne la répression. Le but doit redevenir la protection de la société avant tout. Les mesures de sûreté, que des magistrats ne veulent pas appliquer, sont un premier pas dans la bonne direction. Couper la source de rémunération de toutes les activités délictueuses est une exigence politique, sociale, économique et fiscale.

Ceux à qui il est toujours demander patience, compréhension, tolérance, toujours plus d'impôts et de prélèvements sociaux ne veulent plus entendre parler du racket que le laxisme leur fait subir , ni que des magistrats puissent continuer de pouvoir jouer à la roulette russe avec des criminels potentiellement récidivistes. La pusillanimité de la répression et laisser la possibilité que l'argent liquide et les crypto-monnaies permettent de commettre des activités illégales, sont les deux mamelles des crimes et délits de tous les sortes commises sur notre territoire.

Si la disparition du cash et de l'argent virtuel permettent de nous débarrasser du crime organisé entre autres fléaux pénaux , les citoyens lambdas n'ont plus aucune hésitation pour voir supprimer l'argent liquide. J'ajoute que 2% de commission pour toute opération par une carte bancaire payée par le commerçant et répercutée sur le prix, c'est beaucoup moins cher que le coût de la gestion des liquidités qui m'est aussi répercuté, car dans les deux cas, je suis le cochon de payant du bout de la chaîne. Et un DAB n'est pas rentable en dessous de plusieurs milliers d'opérations par jour par exemple.

L'argent numérique est moins cher que le traitement de l'argent liquide au même titre qu’un virement est facturé alors que le chèque ne l’ai pas. Mais si le chèque est gratuit, l’enveloppe, le timbre et le fait de le transporter jusqu’à la poste est beaucoup plus onéreux et chronophage.

Je suis pour la Carte Bancaire. Personnellement je suis même pour la suppression de toutes les possibilités d’anonymat qui permet la fraude et l’activité criminelle et délictuelle. L'anonymat, c’est le secret qui permet les activités illégales. Car sous couvert de protection de la vie privée, c’est en réalité tous ceux qui nous pompent l’air et toutes les mafias qui se protègent. Ce qui rejoint le but de militants des droits qui se sont uniquement emparé du noble combat que pour défendre le droit de nuire à leurs contemporains, dans le but non pas de prendre le pouvoir mais d'exercer un racket permanent sur le dos de l'économie libérale et de l'Etat, sauf que l'Etat, c'est vous et moi. Donc nos impôts, et ça commence à bien faire.

C’est comme le RGPD inventé par les français d’ailleurs. Même combat: Ce n’est pas fait pour empêcher de savoir ce que nous faisons que l’on protège nos données. Cela c’est l’alibi. La réalité c’est d’empêcher de créer des banques de données exhaustives qui permettent un traitement fin statistique indispensable à la robotisation des activités, non plus du secteur économique de la transformation ou de l’assemblage, mais du secteur des services et de fonctions purement intellectuelles. Le RGPD est une guerre de retardement pour protéger des prés carrés et des prébendes, afin de garder le pouvoir, de continuer de pomper des budgets publics, maintenir des structures  et une organisation sociale sclérosante et obsolète. C’est la défense de fonctions qui doivent disparaitre qui constituent encore les bataillons des syndicats dont le but est de maintenir des sinécures et le maintien d'ancres flottantes économiques ou sociales, que nous nous trainons depuis une cinquantaine d'années. Elles prennent l'eau et nous entrainent vers le fond. Elles sont protégées toujours par le même militantisme qui fait 6% des voix mais qui constitue aussi un effet repoussoir que pérennise l'existence de l'ENA et de l'ENM. Cette symbiose "polititocarde" est devenue insupportable.

Je milite donc ici pour la refonte de notre rapport à l'argent et pour la lutte contre l'hypocrisie. Et en bonne logique, comme en Corée du Sud, la France devrait interdire les monnaies virtuelles et non pas les considérer comme des devises pouvant figurer au bilan des entreprises, ce qui est un comble ! Avec le 1er rang obtenu des prélèvements sociaux et pour les impôts, notre pays ressemble de plus en plus à la fois à une république bananière et a un pays collectiviste, bien qu'à vrai dire, je ne connais pas un pays communiste qui ne soit pas totalement corrompu et racketté par des mafias et dirigé par des gangsters.

Faut -il aider par fournitures de moyens monétaires la crapulerie ordinaire, le profit du recel, tous les trafics, en estimant qu'elles confinent à l'aide sociale indispensable à la survie d'une marginalité dont la délinquance est un prélèvement nécessaire socialement ? Ce raisonnement de préfet parisien au tournant du XIX ième au 20e siècle est-il encore de mise au 21e ? Dans quelle mesure ceux qui donnent des leçons loin des conséquences de celles-ci peuvent espérer pouvoir impunément mépriser leurs contemporains et profiter, sous l'alibi du sens de l'humanité, du maintien loin d'eux de la délinquance que leur politique autorise ? Leur tartufferie peut-elle durer longtemps aux dépens des électeurs ?

Cet été 2020, il a été supprimé 3 200 Distributeurs de Billets.

J'ai reçu mon relevé bancaire avec une lettre m'avisant que mon compte de dépôt est garanti à hauteur de 100 000 € par un fond ( www. garantiedesdepots) qui ne dispose que de 474 millions. Pour 100 milliards de montant total des dépôts bancaires...

Selon votre Carte Bancaire le montant de vos retraits hebdomadaires d'espèces sont plafonnés. Du jour au lendemain ces montants peuvent être abaissés. Les espèces pourraient même assez vite être interdites.

Si vous voulez passer dans la clandestinité, faites-vous des stocks dispersés de conserves.

Pour le reste, je ne suis pas dupe, si le numéraire est supprimé demain, ce sera davantage pour permettre aux banques de prélever plus de frais de tenue de compte que pour lutter contre le crime au sens large du terme.

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