Sep
29
La misère du monde est là.

Dans notre métro, à la porte de nos sandwicheries préférées, à côté des distributeurs de billets, à la sortie des églises, des bureaux de poste, dans nos halls d'immeuble, sous les portes cochères lorsque leur digicode a résisté. Elle est maintenant de toutes les couleurs:  Black beaucoup, blanc un peu, beurre aussi, jaune jamais. Curieusement elle n'est pas apparente là où nos bonnes consciences habitent. Je ne la  vois pas non plus devant les permanences des députés du quartier, quelques jours devant la mairie, mais pas devant le siège du P.S., devant l'Elysée, ou encore rue Saint - Dominique, avenue Gabriel, avenue Matignon, beaucoup rue Émile Richard... Et au nom de quoi cette ségrégation territoriale ? Où passent les mendiants, les clochards, les sans domicile fixe, les "réfugiés politiques ou climatiques", les "migrants économiques", que je vois un jour le matin et pas le lendemain, remplacés par d'autres le surlendemain ? Comment accepter cette permanente partie de bonneteau et  combien de temps cela peut bien durer pour tenter de masquer la réalité ?  La misère visible est un révélateur. C'est la conséquence d'erreurs multiples aux implications complexes. Le résultat de l'incurie est la surpopulation et toutes ses conséquences. Au moment où Cop21 doit donner au monde un nouveau territoire économique qui nous sera donné par protection de l'environnement et  la lutte contre la pollution atmosphérique, autrement appelés "lutte contre le réchauffement climatique", les transferts de charge de la misère du monde s'accélèrent du fait des guerres mais aussi du fait de la démographie du continent africain et de la pauvreté globale que nous attirons. Nous ne referons  pas l'histoire de la colonialisme et de la décolonisation. Reste que remettre de l'ordre dans les pays d'émigration est une vraie question et un véritable espace de développement économique qu'il serait surprenant de considérer comme  militairement sanctuarisable durablement au moment où pas des moindres considèrent qu'une guerre solutionnerait bien des problèmes,  surtout si elle avait lieu ailleurs qu'en Europe. Rechercher de nouveaux espaces économiques; que l'espace, les fonds marins, la protection de la planète ne peuvent suffirent à constituer assez rapidement;  est une réflexion qui peuvent mèner aux "bonnes vieilles recettes ". D'autant plus que le développement du rôle des robots d'une société numérique dans le monde développé bouleverse nos propres équilibres sociaux. Le temps de trouver une nouvelle clé de répartition des plus - values issues de la robotisation qui pourrait s'inspirer de la répartition de la manne financière dans les pays pétroliers, et un rebond d'activité fondé sur de nouveaux marchés "verts"...les ajustements à venir seront très durs. Le choc des mutations est toujours violent. Aujourd'hui celles-ci sont multiples. Il y a la mondialisation et le déplacement du centre économique de l'Atlantique au Pacifique mais bien d'autres causes, technologiques ou encore la saturation des marchés solvables. Il y a aussi la foi, qui rétrograde l'intelligence dans des bas fonds imbéciles, cause de conflits, de l'identitaire, du communautarisme et du racisme et de ses conséquences. Ajouter à tout cela  les mises en place des réponses aux mouvements quasiment tectoniques de population et nous avons un tableau de violentes turbulences de nature monétaire, économique, militaires, et dans les trois cas évidemment sociales, qui sont notre actualité et seront notre avenir planètaire. Nos responsables politiques sont devant un ensemble de noeuds qu'ils ont laissé se nouer au fur et mesure des dernières décennies. Le résultat de l'accumulation de ses noeuds en fait un énorme noeud gordien dans lequel nous sommes tous pris. Dans les tourmentes les avocats ont toujours un rôle essentiel. Il est indispensable que le recours à l'avocat librement choisi soit protégé par la Constitution et que les membres du Barreau obtiennent des droits face aux autorités, de libre investigation, d'une part et de réquisition de l'autorité judiciaire qui ne puisse pas éluder son rôle, d'autre part. C'est au minimum les garanties élémentaires que les citoyens doivent avoir pour être protégés, à l'instar de ce qui existe au Brésil dans la loi fondamentale. Nous sommes loin du compte.

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