Jul
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La procédure d’appel est faite pour piéger le praticien

Sa complexité sans utilité est évidemment faite pour une seule conséquence pratique: Une nette augmentation de la sinistralité de la profession d'avocat. ( Lire Benoît Henry, Avocat. https://t.co/TL08pYIamz )
On peut en finir avec cette procédure d'appel idiote, inutilement piégeuse et avec la plateforme de recours aberrante, la plus mal pensée possible pour la mettre en oeuvre. Sans compter que cette dernière fait supporter aux avocats le travail de saisine qui revient au Greffe. En plus le RPVA est une brouette numérique.
Je vous prie Mmes @feral_schuhl et @NBelloubet de refonder tout cela.
Les confrères sont d'accord avec ces critiques mais la profession se tait ! @Avocats_Paris @Conf_Batonniers etc...vous allez accepter cette situation sans rien dire encore combien de temps ?
Qu'est-ce qui vous rend taisant ?
Comment avez-vous pu à l'époque accepter une telle reforme, une telle solution numérique, puis la laisser en activité aussi longtemps ?
Faut-il que nos institutions soient incarnées par des élus qui ne travaillent pas avec la contrainte de tels textes, d'aussi navrants outils, mais fassent travailler et délèguent sans avoir les contraintes du quotidien de leurs électeurs ? Essayons de ne pas nous arrêter à une critique qui ne doit concerner qu'une petite minorité de nos élus. Et après tout, nous les avons élus.
Le fléau de notre Société est-il résumé à ce constat: ceux qui nous représentent ne délibérent pas sur les sujets de la réalité de la profession. Évidemment, c'est devenu insupportable parce qu'ils sont statutairement hors sol et dans une théorisation du métier sans cohérence avec le vécu qu'ils ne semblent plus fréquenter, phagocytés par la trajectoire stratosphérique de nos institutions. La situation est devenue telle que la déontologie du métier qui était entièrement contenue dans un serment et des usages de bon aloi, a fait l'objet d'un décret. Vous lisez bien. Un décret. Et sur cette injure; fallait-il que nous soyons tombés bien bas ou qu'il était nécessaire de nous inscrire dans une modernisation dont nous n'avons pas encore compris les perspectives; il a été édifié un empilement de textes reunis par les éditions Dalloz dans un "Code de l'Avocat" qui n'a pas grand chose à envier à nos Codes fiscaux. Et de ce fait, notre déontologie est devenue protectrice des crapules et des malhonnêtes, voir de nos commerçants qui sont l'avenir du métier. Les informations qui sont à ma disposition sont sur ce sujet consternantes pour ceux qui se souviennent avoir été des artisans du droit.

Mais en ce qui concerne la procédure d'appel, maintenant, chers élus, vous comptez vous emparer du sujet quand ?

Le sujet a tout de même une autre urgence pour la profession que le sort philosophique des droits de l'homme avec lequel on nous aveugle et nous bâillonne pour ne pas traiter nos problèmes quotidiens, nos lacunes, et les turpitudes du fonctionnement numérique et procédural de notre Justice.

Il n'y a de grand que de bien pratiquer son devoir. "Le bon ouvrier a de bons outils", m'a enseigné devant l'établi un bon Maître. Et la première chose que nos anciens faisaient, étaient de réaliser leurs outils pour une vie. Ils nous les léguer. Bien sûr, cela n'a plus de sens dans notre monde que pour quelques merveilleux artistes.
Je me pose la question de savoir toutefois s'il ne serait pas utile aujourd'hui d'enseigner le bon sens par celui du travail du bois. L'établi est une excellente discipline.

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