Jan
12
L'affaire Olivier Duhamel a fait tomber le rideau.

Lorsque César vit Brutus le frapper, il enveloppa sa tête dans un pan de sa toge et il se laissa assassiné.

Ce qui me désole au-delà de "l'affaire" Olivier Duhamel elle-même sur laquelle il a déjà été tout dit et écrit, c'est la découverte que j'ai faite, au fil de la lecture des articles publiés et des révélations, sur la vie du microcosme polititocard merdiatique parisien et de leurs vacances passées à se visiter ou vécues ensemble dans les mêmes lieux à la mode. De droite comme de gauche; ils le sont uniquement par carriérisme; ce milieu de cooptation se sert les plats, s'échange places et prébendes vit à l'exemple des tuyaux de poêle. Ça fait un organigramme étonnant qui ressemble à une usine à gaz. Elle fonctionne très bien. Cette élite auto-convaincue qui n'est plus crédible pour rien, ne représente qu'elle, n'existe que par la considération qu'elle a d'elle-même et ses liens mondains d'intérêts mêlés. Cela explique la décapilotade de notre pays quelque soit le domaine que nous pouvons observer, l'absence crasse de toute autorité et l'inefficacité dans laquelle s'enlise notre démocratie que cette petite communauté d'esprits interdépendants; somme toute assez médiocre; a démonétisé à force d'avoir peur de faire quelque chose en dehors de ses baratins et de flatter les crétins.
L' outrecuidance de ces derniers qui vivent de rentes sur le dos de la société qu'ils dénoncent, pas trop fort pour continuer à en vivre comme des parasites qu'ils sont, sous couverts de dogmes et idéologies, constitue un effet repoussoir au profit du marigot des diners en ville et de leurs Ecoles de penser peu. Elles lui sont des chausse-pieds pour entrer directement dans des carrières avantageuses de manipulations et de grenouillages . Le comportement de tous ces irresponsables jamais coupables, lorsqu'ils ne sont pas simplement complaisants, vivant en symbiose, va finir par nous jeter dans les bras d'un dictateur afin de nettoyer les écuries d'Augias puis réformer notre Etat, notre Administration et ce pays englué dans 80 années successives de collectivisme rampant, sous des bannières diverses, abritant en fait la même élite sans autres repères que son nombril et la flatterie de son ego, qui a passé son temps à acheter sa tranquillité à coup de subventions, d'aides et de lâchetés afin de faire fonctionner ses propres pompes à finances en payant le silence de leurs idiots utiles, sinon de leurs complices de seconde zone.
Je me gause en regardant que l'on est entrain de nous vendre la candidature à la présidentielle de Madame Hidalgo qui n'est qu'un renvoi d'ascenseur à ceux qui ont permis sa réélection à la Mairie de Paris en maintenant une liste au second tour qui ne pouvait que lui assurer la victoire. Ils nous prennent pour des imbéciles et ne s'en cache même plus. N'oublions pas que les institutions qui sont capables outre Atlantique d'accepter les 3000 pages du Rapport Warren constitué de fausses preuves et de photos truquées sur la mort de John Kennedy afin d'affirmer qu'Oswald était son assassin, sont les mêmes, qui ici, nous ont dit que le nuage de Tchernobyle s'est arrêté à nos frontières. Elles fonctionnent pareillement. Elles sont simplement capables en accord spontané sans concertation de défendre par réflexe leur gras. Ça ne me choque pas. Elles sont capables de tout en se drapant dans leur posture. C'est dans la nature humaine. Elle ne change pas. Mais arrêtons de nous raconter des histoires. Elle est médiocre. C'est pour cela que nous avons ce que nous méritons.

Je salue Olivier Duhamel qui sait avec tristesse à mon avis tout cela mieux que quiconque et j'ai une pensée pour Jean d'Ormesson qui laissait penser qu'il s'en amusait.

Jean-Jacques Servan Schreiber avait donné un conseil à Pierre Péan: "Ne dinez jamais en ville."

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