Jun
20
Le bon comportement...

Si vous voulez être accepté, soyez conforme d'opinion avec la pensée dominée. Pour être reconnu, soyez le chantre des principes démagogiques fondée sur les droits de nuire de façon la plus perverse contre l'ordre public, l'intérêt général, l'effort et la responsabilisation, le mérite, sans vous soucier des conséquences sur la cohésion sociale. Si vous êtes responsable d'une association de lutte contre tout, vous aurez la chance d'avoir la reconnaissance des réseaux sociaux puis de recevoir la légion d'honneur si vous piétinez l'aorte des pouvoirs publics de façon méthodique et longtemps. Dans toute communauté organisé, abeilles, fourmis, humaine, la réalité est toujours la même. Un tiers travaille, un tiers ne travaille pas, un tiers passe son temps à défaire ce que le premier tiers réalise. En conséquence, le premier tiers travaille pour trois et comme quatre. Dans notre société, 35% des jeunes souhaitent un dirigeant fort qui s' encombrerait moins de démocratie. 31% laisserait bien le pouvoir à un militaire. Que s'est-il donc passé dans le pays des droits de l'Homme ? D'abord, je constate qu'au nom des droits, des militants ont justifié toutes les violations de la loi et les exactions à partir du moment où la justification étaient politique, syndicale ou culturelle. Ainsi la grève excusait la violence, l'entrave à la circulation, l'occupation des lieux publics, le blocage de l'accès des sites production et l'interdiction de ceux qui voulaient continuer à travailler dans ces derniers. De la même façon pour le terrorisme des extrémistes de gauche et d'indépendantistes, leurs crimes de sang et leurs délits de violence ont été légitimés par les mêmes qui se présentent comme le sel de la Terre. A force de tirer sur la corde, elle a lâché. Je préfère constater qu'à force de pousser le balancier trop haut, il finit par retomber. En même temps, la démission de l'autorité est depuis trop longtemps la variable d'ajustement pour obtenir une paix sociale à courte de vue. Nous avons passé les cinq dernières décennies à trouver des excuses à l'inexcusable, à laisser soutenir que la sanction n'était pas faite pour protéger la société et qu'elle est même nuisible. Pendant ce temps, le travail forcé dans les prisons comme en Allemagne ou les périodes en commandos militaires disciplinaires comme aux États-Unis ont obtenu de bons résultats pour la réinsertion et contre la récidive. Au nom des droits, nous préférons l'échec pour pouvoir nous en plaindre afin de réclamer plus de moyens qui n'existent plus et continuer à poursuivre encore les mêmes incuries. Et surtout, nous avons nié les réalités, toutes les réalités, au nom des droits. Nous nous plaignons du déficit de la Sécurité Sociale mais nous savons que 30% des actes médicaux sont inutiles et j'en passe de meilleures...On se plaint du déficit de l'assurance chômage ? Même après la réforme en cours qui provoque une levée de boucliers nous aurons la protection des chômeurs la plus accessible et la plus généreuse d'Europe. L'immigration est toujours un débat chez nous alors que les portugais ont depuis longtemps adopté un système social qui résout cet épineux problème et supprime les déficits. Simple, si vous voulez être assuré, vous devez payer de votre poche les cotisations. Curieusement, les assurances ne sont pas déficitaires... La lecture des droits dans la Déclaration était pragmatique, elle a été dévoyée pour ériger des dogmes. Aujourd'hui , le tiers qui traînent ses boulets n'en peut plus des oppositions systématiques à toutes les réformes par d'innombrables minorités qui exigent que la majorité se couche devant leurs diktats, toujours au nom du peuple ou des Droits. Où notre pays se situe maintenant ? Quelque part entre l'hypocrisie, la tartufferie et l'inefficacité. (C'est à croire que ce sont des énarques qui font les réformes, qui s'arrêtent en plus au milieu du gué car ils ont peur de leur ombre. ) Il faut revenir à la défense de l'intérêt général qui doit à nouveau prévaloir sur les comportements individuels. Aujourd'hui l'élément de langage utilisé est: " l'intérêt commun". Il n'est pas la somme de celui de chacun de nous. "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes" selon Bossuet. Cela, en passant, vaut pour les juristes, les avocats comme les juges et les magistrats. Concrètement, retenons seulement bien que des principes appliqués ont des conséquences. Il serait temps que ceux qui mettent en oeuvre les premiers assument les secondes. On peut rêver, après tout, écrire, c'est fait aussi pour satisfaire son imagination.

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