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Le Brexit appartient aux britanniques !

Franceinfo donne des éléments d'information sur le Brexit qui laisse à penser que la pantomime va continuer pour tourner en eau de boudin dont l'issue sera que le Royaume-Uni obtiendra ce qu'il veut depuis le début, à savoir les avantages de l'U.E. sans les contraintes.

L'article très bien fait est ci-dessous, sous le titre le suivant:

"L'Union européenne propose à Londres deux options pour un report du Brexit : le 22 mai ou le 12 avril."

"La Première ministre Theresa May lors d'un sommet à Bruxelles consacré en grande partie au Brexit, le 21 mars 2019. (EMMANUEL DUNAND / AFP)
Par franceinfo avec Reuters – France Télévisions

(Mis à jour le 22/03/2019 | 08:56 – publié le 21/03/2019 | 23:50)

"Les Vingt-Sept envisagent d'accorder un court report de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, sous conditions.

"Les dirigeants européens sont prêts à accorder au Royaume-Uni deux options pour un report du Brexit au-delà de la date initialement prévue du 29 mars, après sept heures de discussions à Bruxelles, jeudi 21 mars.

"Premier cas de figure : si les députés britanniques approuvent la semaine prochaine l'accord de retrait conclu en novembre, la date du Brexit sera reportée jusqu'au 22 mai. En cas de nouveau rejet par le Parlement britannique, "le Conseil européen décide de le proroger jusqu'au 12 avril 2019 et attend du Royaume-Uni qu'il indique la voie à suivre avant cette date", écrivent les dirigeants européens. Selon la loi britannique, il s'agit en effet de la date limite pour organiser des élections européennes (26 mai prochain).

Si le Royaume-Uni décide de ne pas tenir d'élections, "l'option d'un report long [du Brexit] deviendra automatiquement impossible", a précisé Donald Tusk. Si des élections sont organisées, Theresa May pourrait demander un nouveau report, dont la durée n'a pas été fixée. Ce dernier scénario reste cependant improbable : la Première ministre s'est dite "fortement défavorable à l'idée de demander aux Britanniques de participer à ces élections, trois ans après avoir voté pour quitter l'UE".
Theresa May a accepté l'offre de report

La Première ministre Theresa May a accepté cette offre de l'UE. L'objectif du compromis accepté par les Européens et Theresa May "est de donner le maximum de possibilités pour que l'accord de retrait soit ratifié", a commenté une source gouvernementale espagnole. Cette accord a pour objectif de permettre une sortie ordonnée du Royaume-Uni.

La Première ministre britannique souhaitait un report au 30 juin, mais cette date posait problème d'un point de vue juridique à l'UE en raison du scrutin européen, prévu du 23 au 26 mai. "Si le Royaume-Uni ne veut pas organiser d'élections, nous n'aurons aucun moyen de faire autre chose, ça veut dire qu'il aura choisi le 'no deal'", a commenté l'Elysée. A leur arrivée au Conseil européen, plusieurs dirigeants avaient prévenu qu'un troisième rejet de l'accord à la Chambre des communes la semaine prochaine mettrait le Royaume-Uni sur la voie d'un Brexit désordonné. "

Commentaire : En bonne logique, alors que les citoyens des 27 pays européens ne savent toujours pas ce que contient les 540 pages de l'accord sur le Brexit signé par leurs dirigeants, il faut s'attendre à ce que Theresa May propose un nouveau plan de sortie du Royaume-Uni, sous couvert de modalités d'application, tout en refusant de participer aux élections européennes de ce printemps, afin d'obtenir, en fait, un délai de plusieurs années pendant lesquelles les Britanniques auront un pied dans l'Europe et un pied dehors, sans en supporter le prix. Ce qui conduira à une suite de décisions unilatérales des Britanniques, pointillistes, de sortie progressive de l'Union comme ils l'entendent. Les reculades de l'U.E. n'annonce rien d'autre...dans l'intérêt bien compris de tous sous l'alibi de respecter les accords issus du "Black Friday" qui empêcherait le rétablissement d'une frontière douanière entre l'Ulster et l'Irlande. Clairement on se paie notre tête.
Lorsque la Confédération a voulu sortie des États-Unis d'Amérique, ce que la Constitution américaine ne permettait pas, ce fût la guerre. Le Traité de l'U.E. ne prévoit pas plus la sortie d'un des Etats membres. De toute évidence le 21e siècle ne permet plus le conflit qui devrait en résulter. Le résultat ? Le Brexit sera ce que le Royaume-Uni en fera. Tout simplement parce que tout le monde risque d'y laisser des plumes et que les eurocrates comme nos énarques ne savent pas prendre de décision fédérative ni trancher dans le vif. Même si l'accord est accepté par le Parlement de Westminster la semaine à venir, celui-ci semble prévoir un délai jusqu'en 2021, je crois, pour aménager le fameux "filet de sécurité" irlandais qui place la frontière douanière entre l'Ulster et le reste de l'U.E. au milieu de la mer d'Irlande. Ce qui promet une belle pantalonnade également.
Il y a une solution. Elle consisterait à donner son indépendance à l'Ulster qui a voté pour rester dans l'E.U. lors du référendum sur le Brexit. Inacceptable pour le Royaume pas trop uni : l'Ecosse et le Pays de Galles ont également voté pour rester dans l'E.U. Et le Pays du chardon y trouve déjà un prétexte pour demander un nouveau référendum local pour son indépendance. En plus, Bruxelles est contre l'indépendance des régions européennes. L'Europe Fédérale des régions transfrontalières ou pas, imaginée par JJSS, n'est pas pour demain.
On voit bien que le Brexit est bien l'affaire des britanniques ! D'autant plus qu'une fois sorti, le Royaume-Uni pourra librement passer des accords bilatéraux avec chacun des pays membres de l'E.U., comme peut le faire n'importe quel pays tiers. Et déjà, les accords du Touquet comme le Traité de Lancaster, notamment, ne paraissent pas remis en cause par le sort du Brexit. Nous devrions nous souvenir de la Paix d'Amiens. C'est le moment d'en retenir les leçons.

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