Dec
30
Le prochaine scrutin est européen !

La question du devenir de l'Union Européenne est l'objet du prochain scrutin. Alors qu'il est temps de se poser la question de savoir s'il ne faut pas maintenant passer à une structure fédérale des États européens comme aux USA ou en l'Allemagne, ou confédérale comme la Suisse, par exemple, plutôt que de rester dans une structure supra-étatique que les européens ne comprennent pas, n'identifient pas, et dans laquelle ils ne peuvent se reconnaître comme des citoyens. Pour l'heure la France, où le mot "liberal" est un gros mot et celui de "communisme" crée toujours l'extase, est empêtrée dans la lâcheté des démocrates à l'égard des soviets et des populistes en leur achetant la paix sociale non seulement avec de la dette, mais aussi des prébendes dans l'administration des organismes de protection sociale, en subventionnant également toutes les organisations syndicales et politiques pour faire bon poids. Aujourd'hui, à force de concéder de travailler moins et de payer plus tout en désindustrialisant le pays au nom de la lutte contre le "travail nuisible", les gouvernements successifs ont lancer notre économie dans 15 ans de déficits commerciaux ininterrompus. Redresser notre balance commerciale et alléger le fardeau du secteur public et des charges sociales devraient nous avoir déjà placés sous tutelle de Bruxelles et de la Banque Mondiale. Le pays est, souvenez-vous de ce que disait Michel Rocard, en faillite car encore à ce jour rien n'a été fait pour endiguer les déficits chroniques, budgétaires et sociaux, et pour reprendre une définition juridique qui s'applique aux entreprises, la France est incapable de faire face à ses charges avec ses disponibilités. Elle est sous perfusion depuis 44 ans. Nous avons mangé notre pain blanc et en plus nous l'avons fait à crédit. Des réformes drastiques, impitoyables comme la Grèce en a connu seront d'autant plus dures que nous reculons le moment de faire les réformes de fond de notre modèle étatique et social. Si vous voulez un conseil, je vous en donne un: achetez des conserves. Même si les taux ne remontent pas, nous avons tellement injecté de liquidité sans contre-partie autre que de boucler les fins de mois de nos services publics que l'inflation repart. Pour rembourser la dette domestique, c'est en soi une bonne nouvelle, mais les revenus et les retraites ne peuvent pas être indexés dans l'état de notre compétitivité et les pertes de pouvoir d'achat sont inévitables. Pire, cette inflation doublée de la hausse des taux à craindre, va surenchérir le coût de notre dette extérieure. Et nous n'en avons déjà plus les moyens, comme notre pays n'a même plus les moyens de ses fonctions régaliennes. Alors le Droit dans cette affaire est-il menacé ? Je réponds sans détour oui. D'abord l'actualite me fait constater que nous sommes au pays des soviets qui se servent de la déclaration des droits de l'homme pour nuire à notre société au nom de principes dévoyés. Ils ont le droit de manifester, ce qui pour eux consiste à entraver le droit de circuler des autres, et à entraver le droit de chacun de travailler s'il ne veut pas faire grève. Les gilets jaunes sont majoritairement pacifistes. Mais les majorités n'ont aucun intérêt parce qu'elles sont silencieuses. Ce sont les minorités d'activistes en son sein qui agissent et agitent. Les raisons de commencement du mouvement ont disparues. Il faut être aveugle pour ne pas voir la récupération politicienne dans le but d'atteindre le chaos par la déstabilisation de notre démocratie. L'ordre républicain doit donc être retabli en premier lieu. Ensuite, il faut arrêter de se poser la question de savoir si on peut exercer le pouvoir lorsqu'on l'a. Et par conséquent, il va falloir crûment dire aux français la vérité. 2019 sera normalement que des larmes pour redresser le pays ou nous allons vers la misère à moyen terme. Il faut changer de paradigme et de mentalité. C'est ce qui est le plus difficile à réaliser. Dans ce cadre, il faut que notre profession se remette en cause dans la perspective du fonctionnement de la Justice et prenne toute sa place que le projet de loi de modernisation lui donne. Si elle joue la politique de la chaise vide après s'être opposé de façon dogmatique et très conservatrice, alors le Barreau manquera à sa mission auprès de la population, de nos concitoyens et des justiciables.

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