Mar
09
Les droits des femmes des prébendiers

Hier grand battage annuel sur les droits des femmes pour lesquels la question n'est pas de savoir s'ils existent mais de savoir pourquoi ils ne sont pas exercés et pas seulement pourquoi ils ne sont pas respectés. Comme pour tous les sujets, racisme  crise perpétuelle du logement, etc... ce sujet sera pérenne aussi longtemps que l'on ne parlera que des conséquences et non des causes.  Je dénonce depuis longtemps les prébendiers de la pensée unique qui surfent perpétuellement sur ces sujets d'indignation en dénonçant les séquelles des sources qu'ils ne veulent pas tarir. Ce qui impliquerait de faire un inventaire décapant des réalités pour se les coltiner. Pourquoi affronter crûment les réalités, je  vous le demande, s'il est possible d'obtenir subventions, distinctions, et pourquoi pas un portefeuille ministériel en continuant à se drapper dans sa toge en discourant jusqu'à la fin des temps sur les injustices sans jamais dire surtout où se trouvent leurs racines. Je ne sais plus qui disait le socialisme avait besoin de la misère pour se justifier et qu'il était dans sa nature même de la générer et l'entrenir pour le justifier. Lorsque je vois comment est administré et non pas géré le quartier dans lequel j'habite, je trouve que c'est une évidence.  Pour la journée de la femme comme pour le reste, ce qui était important était dans le non-dit.  Personne n'a attaqué le fait que même déclarer une naissance avant la conception, les parents à  venir ne trouveront pas de place dans un crèche. Que les haltes garderies sont en nombre chroniquement tout aussi insuffisant. Personne  ne dira qu'il n'est pas admissible que lorsque un élève  a un peu de fièvre ou à fait une chute bénigne, l'éducation nationale ouvrant une cascade de parapluies, appelle la mère à son travail pour qu'elle vienne le chercher séance tenante, qu'importe qu'elle habite en banlieue et travaillant dans Paris à 1h 30 de là. A défaut il sera appelé pour mener l'enfant dans un centre de soins, non pas par les pompiers (gratuit) mais par une ambulance privée et à charge de la famille. Qui dénoncera la jurisprudence que j'ose qualifié d'imbécile, qui a détricoté la simplicité et donc l'efficacité d'origine du chèque emploi service, auquel les politiciens par la suite ont supprimé l'attractivité fiscale ? Ce qui a pour conséquence le fait que les femmes travaillant à  temps partiel ne peuvent évidemment pas avoir la même carrière et les mêmes revenus à la fin du mois que les hommes....tout en supprimant un gisement considérable de travail, ce qui était le plus gênant politiquement parce ce que ceux qui le faisaient dans ce cadre n'étaient ni fonctionnaires ni des salariés statutaires ! Qui osera dire que si les hommes et les femmes sont complémentaires mais différents, ce qui a des effets sociaux et économiques aussi. Qui dira que la parité est plus que difficile parce qu'en général les femmes ne sont pas à priori volontaires pour remplir un mandat électif municipal par exemple alors que les hommes s'y précipitent. Qui osera dire que  certains syndicats professionnels (qui ne représentent plus rien mais font régner la terreur chez les politiciens qui n'osent toujours pas les affronter) auto proclamés progressifs mais sont dans ce domaine comme dans les autres les plus conservateurs et opposés à  la parité autant qu à  l'égalité homme/femme ? Il ne sert à rien de prétendre que les moeurs doivent changer dans les rapports homme/femme si les parents se voient entravés dans leur quotidien dans leur mission. Quelle école peut recevoir des parents d'élève après 19 h ou le samedi après-midi ? Est-il normal d'avoir recours à son député, qui déjà ne contrôle pas le budget ni en amont ni en aval et fait des lois illisibles autant qu'inapplicables,  pour avoir une place en crèche ou une intervention pour un logement ? Comment se fait - il que l'accès à  la propriété qui assure la mixité sociale ne soit pas la règle dans les logements sociaux ? Etc...etc...Toutes les femmes peuvent vous faire un inventaire exhaustif des causes de déséquilibre dans les rapports homme/femme et autant pour les maux qui frappent les familles. Mais il faut avoir le courage, au-delà de l'approche culturel qui sert d'alibi, de dénoncer les comportements politiques, les entraves des administrations, et les choix négligés de nos élus. Et puis clairement où sont les militants des droits quand on voit le sort des femmes des banlieues que l'on s'excuse de laisser tomber en les cataloguant "sensibles" ? Certainement pas dans les cafés ni dans les rues aux côtés de la "Brigade des mères." Tartuffes.

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