Jun
18
Les grèves annoncent le rétablissement de l'exception française

Les revenus nets sont suffisamment faibles pour que toute mesure d'économie sur les dépenses publiques jette plus de gens à la rue. A ce compte là, tout le monde va s'y retrouver. C'est un processus à la vénézuélienne qui est amorcé. Le Venezuela, ce pays dont plus personne ne parle parce qu'il suffit que nous parlions de la France.

Il y a plus d'un million de postes proposés rien qu'à Pôle Emploi. Manque de formation, défaut de mobilité, faiblesse des rémunérations du fait des charges, prélèvements et impôts, ce sont les tares d'un pays socialement sécurisé et paupérisé par le collectivisme étatique. Premier pas nécessaire pour en sortir: déréguler. Notre administration pléthorique qui justifie son existence en créant des normes, ne sait pas faire. Elle ne sait même pas supprimer ses surcoûts évalués à 84 milliards par la Cour des Comptes et l'IFRAP. Même incurie pour le suivi des fonds versés. Elle ne vérifie pas l'exécution de ses programmes.

La défense du droit de nuire élevé au rang de liberté publique accompagné de celui de ne pas travailler dans un pays où il faut un protocole pour visser un écrou négocié avec la Commission paritaire en charge d'empêcher toute initiative,
est avec la technostructure publique et privée, notre quotidien.
Les grèves annoncées rappellent notre retour à  la normalité de modes de fonctionnement mentaux que nous tolérons. A Dunkerque pour accueillir une nouvelle usine et obtenir les feux verts et dispositifs d'accompagnement il fallait réunir les délégués de 7 ministères. Entre temps les Polonais et les Allemands avaient géré le dossier et donné leur réponse. Nous n'avons rien appris de l'affaire de la succession Wallace. Au début du XXe siècle, le richissime collectionneur lègue ses tableaux à la France à la condition qu'elle leur dédie à Paris un musée dans l'année de son décès, à défaut, ils iront à Londres. Les français ont été incapables de réaliser le musée dans le délai. Les britanniques l'avait anticipé. A la fin de l'année, le musée londonien était déjà prêt. C'est la raison pour laquelle vous pouvez admirer la fabuleuse collection Wallace à Londres. Consternant.

Nous ne virerons jamais les incapables parce que les politiciens en sont incapables. Seul l'effondrement de notre économie et de nos services publics imposera une dictature libérale. Le plus tard possible, on peut compter sur les corps intermédiaires et leurs complices factuels pour nous faire mourir à petit feu. L'Europe et la BCE en nous mettant sous tutelle après constat de faillite imposeront un remède de cheval que nous n'oublierons pas de sitôt. Le sort de la Grèce, ce ne sera que de la petite bière à côté.

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