Oct
15
Les histoires de l'Oncle Paul.

Le destin de l'humanité, dont il est irréaliste d'imaginer changer la nature comme les idéologues le voudraient, est de supporter les conséquences de sa démographie galopante et de ses progrès matériels.

 

Il est donc concevable que les sept milliards et demi de terriens seront dans trois décennies, deux milliards de plus, et comme les scientifiques nous assurent que notre biotope ne peut que supporter qu’un milliard et demi d’humains, il est possible de considérer que nous épuiserons chaque année un peu plus tôt ce que notre planète produit annuellement. En 2017, ce fut le 8 août.  

 

Cela est connu, mais curieusement, je trouve que l’on escamote la cause qui est celle de tout le reste : la surpopulation et sa démographie galopante, d'où une question: Pourquoi donc ?  C'est tout bête en fait.

 

Si le réchauffement libère le gaz carbonique et le méthane contenus dans les sols pour l’instant surgelés au point de rendre notre atmosphère moins respirable et accélère l’effet de serre de l’atmosphère, il est certain aussi que la fonte accélérée des glaces prive le Gulf Stream de sa source dynamique. Donc, si nous ne mourrons pas faute d'une atmosphère compatible prochainement, avec cortèges dès maintenant de catastrophes naturelles, il y a un second épisode tout aussi intéressant qui attend l'humanité: les océanographes nous ont enseigné que le Groënland, en voie de redevenir vert comme son nom indique qu’il était ; en lâchant ses icebergs d’eau douce dans l’Atlantique, est le fondateur d’un courant froid au fond de l’océan, qui gagnant comme un tapis roulant les eaux méridionales, devient chaud, remonte en surface et réchauffe l’atmosphère et les côtes qu’il longe.

Les glaciologues nous ont révélé depuis longtemps que s’il n’y a plus de glace pour générer le courant en fondant dans l’océan, ce courant s’arrêtera comme les autres dans le monde pour les mêmes raisons thermiques. Il n’y aura plus de courant chaud et l’atmosphère ni les côtes ne seront plus réchauffées. Les carottages dans les pôles ont démontré qu’alors, une fois de plus, le froid glacera à nouveau l’hémisphère nord et nous pourrons une nouvelle fois traverser l’Atlantique à pieds sur la banquise depuis l’Europe. Le Gulf Stream ralentit, il se séquencera, puis s’arrêtera, une nouvelle glaciation surviendra. Le basculement serait réalisé en 200 ans, mais au train où vont les choses, on peut faire mieux. La glaciation nous privera de surface cultivable et de pâtures, entrainant moins d’élevages. La famine est difficilement évitable, si nous ne mourrons pas faute d'atmosphère respirable d'ici là, ce qui n'est pas joué. Le début de panique de nos élites repose sur le principe que l'on en sait rien encore sur ce sujet qui soit définitif.

Tout cela est connu, mais je trouve que c’est occulté aussi. Après, la banquise renvoie mieux le rayonnement solaire, l’atmosphère se réchauffe d’autant, la glace fond, le Gulf Stream renaît et les calottes polaires reculent, les petites fleurs reviennent…etc.

 

Autrement dit, notre production de pollution accélère le rythme de phénomènes catastrophiques régulier comme un mouvement de balancier ; bien que l’activité solaire et l’inclinaison de la Terre ne sont peut-être pas non plus anodines dans le processus actuel. Les perturbations magnétiques du cœur de notre planète, non plus ; elles reviennent tous les 700 000 ans, elles semblent avoir recommencées et se termineront pas une inversion magnétique des pôles. Entre temps, et dans cette attente, nous ne serons plus protégés du rayonnement solaire nocif. Nous en mourrons en pagaille sans doute.

Après les « Trente Glorieuses », les conséquences de l’activité humaine et de notre population sur le biotope étaient connues et vulgarisées. Changer les comportements de l’humanité est un défi que personne n’a jamais envisagé sérieusement de relever autrement qu’à des fins électorales, et si cela a été entrepris maintenant et bien trop tardivement, personne ne nourrit d’espoir d’obtenir un résultat conséquent pouvant retarder l’inéluctable autrement que dans des discours démagogiques. Pour l’heure, l’économie verte est une reconversion afin d’avoir une nouvelle frontière économique, de nouveaux marchés.

Notre destin est donc de se confronter à de dures réalités à venir qui ont commencé. Il va falloir quitter les zones inondables, les zones telluriques majeures. Il faut imaginer que les populations de l’hémisphère nord passeront au sud avec armes et bagages pour mettre la main sur des terres cultivables et habitables. Ne me parlez pas du sort des éléphants et des rhinocéros, il y a longtemps que nos politiciens n’en ont cure et il sera réglé bien avant même que nous envisagions de repartir à la conquête de nouvelles terres.

Vous imaginez bien que la question de la surpopulation de la planète avec ce que je viens de vous écrire sera réglée en même temps, sans compter la possibilité qu’un cratère géant ( il y en a sept actuellement) explose et obscurcisse le ciel pendant plus de deux ans, supprimant la photosynthèse avec la conséquence que cela engendre. Bien sûr la mutation de la peste porcine pour sa propagation aux humains et la grippe aviaire peuvent concourir de façons cumulées ou successives à résoudre au moins en partie, notre problème de surpopulation; mais je rappelle qu'aujourd'hui l'équilibre que peut supporter le biotope est à 1,5 milliard d'humains. Il faudrait donc, là, maintenant en perdre 6 milliards.

 

Je suis donc, comme vous le constatez, optimiste en déroulant la solution à tous nos problèmes à venir que les changements annoncés par nos scientifiques, à part de grandes épidémies qui ne sortent que de mon imagination, permettent de voir se réaliser mécaniquement sous nos yeux. Malheureusement, les statistiques sont contre moi, et je crains de ne pas assister à l’avènement des conséquences de causes que l’on escamote aux yeux du public. Mais je ne désespère pas que nos enfants et certainement nos petits-enfants le verront, avec la charge de donner les moyens de permettre un nouvel épisode de la glorieuse épopée de l’humanité aux futures générations.

Mais ceci est une autre histoire, comme disait l’Oncle Paul.

 

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