Feb
25
Les mineurs nous minent.

Je ne parle pas ici des mineurs étrangers, dont les médias ne parlent plus, comme s'ils s'étaient volatilisés et les filières taries.

Ça fait 10 ans que la violence des mineurs augmente alors que les bandes étaient un phénomène en régression.

Pas de lien a été fait avec une réalité: ni les parents ni les enseignants, ni la Justice ne peuvent concrètement sanctionner les enfants.

Les adultes étaient tous responsables des enfants. Dans la rue ou chez eux, ils étaient recadrés et les adultes tiraient les oreilles à la première bévue, donnaient une claque pour immédiatement sanctionner une bêtise ou coller un coup de pied aux fesses en cas de récidive ou une "incivilité" comme on le dit maintenant. Depuis lorsque un chauffeur de bus colle un soufflé à un môme qui traverse devant ses roues et l'insulte pour répondre à une réprimande verbale, il passe en discipline risquant le licenciement pour une faute grave.

Mes instituteurs savaient poser des limites et sanctionner physiquement sur le fait. Tous ceux de ma génération en sont gré à nos hussards de la République. Maintenant, ils seraient virés de l'Éducation Nationale.

On ne récolte que ce que nous semons.

Pour tous les sujets, ceux qui ont voulu détruire notre société sont parvenus à leurs fins.

Ils ont détruit l'autorité, la culture, le français, l'identité de la Nation, les équilibres budgétaires qui permettaient le développement. Ils sont de gauche. Ils imposent des principes qui ne servent à rien pour résoudre les conséquences de leur mise en oeuvre.

Ils disent qu'ils ne sont pas responsables alors qu'ils sont coupables. Je n'accepte plus leurs escroqueries morales et intellectuelles permanentes. Les mineurs sont des enfants. Les enfants s'éduquent et se corrigent. Cela passe par l'autorité. Elle doit s'imposer. Le défaut de respect des bons comportements doit être sanctionné. Immédiatement. Après deux générations de laxisme éducatif, le retour aux fondamentaux est impératif. En entendant les deux générations post soixante-huit précédentes sont largement devenues des adultes. Le bilan est consternant.

-"Tu vu ce qu'il dit le bouffon, il veut nous frapper. "
-"Le boomer en EPHAD !"

Une pensée pour Jean d'Ormesson qui avait raison: il ne faut jamais donner un conseil, du genre, relisez "La chute de l'Empire Romain".

En attendant, il va falloir envisager de réintroduire l'enseignement de la morale, du respect, de l'autorité, de plus d'instruction civique à l'école. Nous sommes en ce qui concerne la violence des mineurs dans une situation qui me rappelle celle des États-unis dans les années soixante. Il va falloir mettre des portiques de sécurité à l'entrée des établissements d'enseignement pour confisquer les couteaux et armes par destination, sanction immédiate obligatoire en plus. Ce qui implique la présence de la police ou de l'armée dans les écoles, collèges et lycées, également à des fins pédagogiques. Nous avons le résultat de nos démissions autant que des conséquences des évolutions sociales et culturelles comme ce fut le cas il y a 60 ans aux USA dont notre société connaît les mêmes causes et donc effets. Ne pas en tenir compte engage la responsabilité de notre génération plutôt niaise.

En même temps, regardons ce qui fonctionne au Japon où les professeurs et les élèves rangent, nettoient et lavent leurs établissements d'enseignement. Curieusement leurs villes sont propres et la délinquance juvénile est absente. Ça doit être la conséquence de ce que l'on appelle l'éducation. Et celle-ci est la responsabilité de tous. Y compris de l'éducation nationale. Pour la sanction, des travaux d'intérêt général s'imposent. Rien que dans le 18e arrondissement, les mineurs délinquants auraient largement de quoi faire. Encore faut-il accepter de les y contraindre si nécessaire et à défaut, un bataillon disciplinaire, à l'américaine. Ça fonctionne très bien outre Atlantique.

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