Dec
18
Les voeux du Président ont fuité !

Françaises, français, chers compatriotes,

Nous traversons une période difficile en ce moment de paralysie sociale alors même que les comptes de la Nation doivent être assainis. Nous avons voulu depuis 1974, sans en avoir les moyens, le Baccalauréat pour 80% de chaque tranche d'âge, 1000 000 d'enseignants, des hôpitaux, des médecins généralistes de ville aux 35 h comme le reste de la population, un salaire minimum dispensé de charges, des assurances sociales, une assurance vieillesse et j'en passe pour vous laisser établir la liste exhaustive des gouffres financiers qui nous accablent, le tout nécessitant la redistribution de 55% de notre Produit National Brut et un endettement abyssal.

Nous avons mis en place la décentralisation en maintenant la déconcentration, les départements, avec des groupements de collectivités, une administration centralisée. Le tout est sclérosé par une législation de contraintes faisant que chaque euros dépensé quelque soit le secteur concerné coûte un euro supplémentaire.

Aucun budget ne peut résister à de telles méthodes de gestion exigeant globalement 5,5 millions de fonctionnaires, sans aucune mesure avec ce qui est nécessaire pour les mêmes missions réalisées par nos pays voisins.

Cela a provoqué un endettement de l'Etat qui correspond à 97% de notre P.I.B, représentant 2 350 000 000 000 milliards d'euros. Les dettes de notre système social et de nos territoires sont d'un montant supplémentaire à peu près équivalent.

Aujourd'hui, ainsi que je l'ai annoncé en me présentant à vos suffrages, il est temps d'assainir les comptes de la Nation.

La réforme de la retraite de base universelle par points que le gouvernement conduit, a pour but d'être plus juste en même temps qu'elle participe au rétablissement des comptes sociaux de la Nation.

Ce soir, je vous dis que nous devrons, arrêter de nous endetter en prenant immédiatement les mesures nécessaires.

J'ai décidé de confier l'établissement du projet de budget de l'Etat 2020 pour l'exercice 2021 à la Cour des Comptes et de nommer son Président, Ministre du Budget.

Mais le moment est venu aussi de rembourser, ne serait-ce que la dette de notre Etat, soit pour chacun d'entre-nous, 35 209 euros en moyenne, soit pour un couple avec deux enfants, plus de 130 000 euros.

Le calcul doit être affiné en tenant compte de la longévité moyenne par rapport à l'âge de chacun et celui qu'il avait en 1974, s'il est né avant, 1974 étant la première année de notre endettement continu jusqu'à ce jour de Saint Sylvestre.

Les avis du Trésor seront adressés au fur et à mesure du traitement des données tout au long de l'année 2021.

Évidemment beaucoup de nos concitoyens pourront emprunter. Les prêts seront accordés au taux de base de la BCE plus un point de marge pour le coût de la gestion, auprès de leur Banque, pour 10, 20 ou 30 ans.

En contrepartie nous économiserons 40 milliards d'euros d'intérêts par an.

Je sais que cet effort est inattendu car nous avons pris l'habitude de dépenser n'importe comment et que la contrainte sera importante sur notre économie. Certains seront obligés de vendre leur patrimoine immobilier, ce qui générera une baisse des prix pour le logement des plus jeunes d'entre-nous. Certes, la consommation baissera ce qui va dans le sens de la protection de la planète, mais conduira à travailler plus et plus longtemps, nous rendant plus compétitifs sur les marchés concurrentiels afin d'assurer la sauvegarde d'une part de notre pouvoir d'achat et le rétablissement de notre commerce extérieur qui a un solde négatif sans interruption et de plus en plus lourd depuis 16 ans. Nous importons de plus en plus en exportant de moins en moins. La différence est un coût considérable pour notre balance des paiements.

Non seulement notre pays va se devoir se redresser en prenant des dispositions draconiennes mais en même temps nous assurons un avenir plus juste à nos jeunes et à la génération à venir.

Depuis les grèves de décembre 1995 qui avaient totalement bloqué notre pays pendant 3 semaines, nos gouvernants successifs auraient dû, comme chez nos voisins, prendre les lois nécessaires pour interdire la grève à nos fonctionnaires et imposer un véritable service minimum dans les services publics monopolistiques, notamment dans les transports. Le gouvernement proposera à la prochaine rentrée du Parlement de voter la législation nécessaire qui aurait dû être mise en oeuvre depuis plus de 20 ans.

Quelque soit les manifestations, je ne reviendrai pas sur la décision de ne pas payer les retraites de ce mois de décembre aux anciens agents des services pubics bénéficiant de régimes spéciaux déficitaires tout simplement parce que le budget de l'Etat en cette fin d'année ne le permet pas sans vous endetter un peu plus, comme il est exclu toute négociation de sortie du conflit social ourdi contre la réforme de la retraite qui envisagerait d'une façon ou d'une autre le paiement des jours de grève.

Le redressement de notre pays ne passe pas seulement sur la fin de la gabegie collectiviste mais impose également la restauration de l'autorité de la puissance publique.

Le choc est violent et il est d'autant plus fort que les mesures nécessaires n'ont pas étaient prises depuis 45 ans pendant lesquelles les dérives se sont accumulées.

Françaises, francais, mes chers concitoyens, je suis sûr que vous n'auriez pu entrer, confiants pour notre avenir et notre réussite, dans cette la nouvelle année sans que je vous annonce des mesures fortes, la fin du laxisme et des politiques de déresponsabilisation qui ont miné notre pays.

La France fière, volontaire, maître de son destin est de retour. C'est là raison pour laquelle, je peux vous regarder en face ce soir et vous souhaiter une bonne nouvelle heureuse année, à vous et à vos proches; avec une pensée particulière pour tous ceux qui sont dans l'adversité, la solitude, face à la maladie mais qui peuvent compter sur la solidarité de nos institutions et de nos concitoyens.

(Marseillaise de Berlioz)

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