Feb
25
Liberté et/ou combat contre le terrorisme et le crime organisé

Il s’agit de l’affrontement de deux légitimités: la défense de la liberté et la défense contre le terrorisme et le crime organisé. Dire que ceux qui abandonnent leur liberté pour avoir la défense contre le terrorisme et le crime organisé perdront à la fois leur liberté et leur sécurité en paraphrasant une citation historique de Winston CHURCHILL est une pirouette.

La réalité est que nous souhaitons tous la liberté et la défense contre le terrorisme… et le crime qu’il soit d’ailleurs organisé ou pas. Nous savons que le meilleur est l’ennemi du bien. Et bien entendu personne n’ignore que la protection des droits de l’homme, des libertés personnelles et publiques, et de la tolérance à l’égard de toutes les pratiques et opinions, permettent de dénoncer toutes les pratiques qui pourraient permettre une lutte efficace contre les terroristes et les criminels, de sorte qu’il ne resterait rien des capacités d’un combat effectif.

A l’opposé j’ai posé la question iconoclaste de savoir s’il était possible d’éradiquer le terrorisme, et, c’est encore mieux en même temps, le crime organisé, sans dictature ?

J’espérai, que ce qui n’est pas qu’une provocation, reçoive une réponse pragmatique et concrète expliquant comment et avec quels moyens nous pouvions avoir une lutte efficace garantissant la liberté des citoyens et de ceux qui ne le sont pas, en plus.

Il n’en fût rien, et j’allais ajouter bien naturellement, car ce débat relève pour le moins de la résolution de la quadrature du cercle et donc du débat du café du commerce.

Comme toujours #YAKAFOCON  (c’est-à-dire des militants multicartes d’une quinzaine de groupuscules soutenus par quelques membres du showbiz élevés au rang de consciences universelles) n’a pas hésité à comparer, entre autres bêtises, notre gouvernement au régime de Vichy.

En même temps, des voix se sont élevées pour soutenir que la France, septième puissance mondiale, devait avoir les moyens de tout faire à tout prix malgré sa dette publique, qui représente sept fois son budget annuel, car elle serait constituée que d’une créance de la B.C.E., autrement dit, rien du tout.

Hormis le fait que ce dernier point est en large partie inexact ; l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et la Grèce nous ont montré qu’une dette d’Etat se devait d’être honorée, au risque à défaut, de ne plus avoir accès à aucun des crédits qui permettent de compenser les déficits de ressources d’un pays.

Or à ce jour le déficit du budget de la France est officiellement de 3,8 % et nous devons augmenter le budget de la Défense Nationale. Retenons au passage que le service de la dette engloutit la recette fiscale constituée par l’impôt sur le revenu et constitue la seconde ligne budgetaire de l’Etat. Rien de moins.

Au-delà de cette constatation alarmante, remarquons que les Etats-Unis qui ont d’énormes moyens militaires et un déficit budgétaire colossal, ont mis en place des services de renseignements qui disposent d’une législation autorisant des investigations et des moyens d’exception au profit des autorités de police, bien au-delà que tout ce qui donnerait des cauchemars permanents à l’incarnation militante de notre bien pensance nationale.

Ce qui me laisse à considérer que sans aller jusqu’à la dictature, il faut concéder à la puissance publique des moyens de combattre efficacement les ennemis du genre humain. Et pour l’heure cet ennemi ce n’est pas l’autorité publique.

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