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L'image des avocats...

n’est pas la meilleure aux Etats-Unis où sur l’échelle de la popularité ils se situent quelque part entre les vendeurs de voitures d’occasion et les politiciens.

La plus illustratives des histoires qui courent sur le compte des confrères d’outre atlantique est celle qu’un avocat de l’Illinois un peu déprimé m’a narré sous la forme de la question suivante : « Savez-vous comment on reconnaît un avocat d’un coyote écrasé sur une autoroute ? …Et bien c’est simple devant le cadavre du coyote, il y a des traces de freinage… »

Comme Byron White le déclarait, « le crime ne paie pas sauf les avocats »... et un justiciable américain anonyme accoudé à son bar préféré que « votre avocat ne vous lâche pas tant que vous n’êtes pas ruiné. »

Ce qui ne veut pas dire que l’image de l’avocat de ce côté-ci de l’Océan est vraiment meilleure, et nous pourrions prendre conscience qu’elle est sur une mauvaise pente.

Les brèves de comptoir à la « Brasseries des deux Palais » à Paris sont édifiantes. Ainsi j’entendis rouler une conversation sur le réchauffement climatique et l’étonnante douceur de la saison, lorsqu’un des consommateurs déclara : « C’est vrai que les temps changent : Je me souviens d’un hiver tellement froid que j’ai même vu un avocat qui avait les mains dans ses poches. » Je me suis étranglé avec mon café.

Un autre matin à propos des attaques de bijouteries et devant son petit blanc, un quidam qui discourait sur le dernier fait divers, relativisait la situation : «  Un avocat avec une mallette peut voler beaucoup plus qu’une bande armée équipé de kalachnikovs. »

Et le barman répondit distraitement « Pas faux » avant que je puisse demander la marque de la mallette.

« Tout le monde sait qu’un avocat est capable de dire n’importe quoi pour gagner un procès, même parfois de dire la vérité » (Patrick Murray) est une affirmation qui pèse lourdement dans la balance des préjugés.

Mais les avocats peuvent aussi se surestimer, ainsi Steven Wright a écrit : « lorsque que l’on casse un miroir, on dit que ça fait sept ans de malheur, mais mon avocat pense qu’il peut réduire la peine à cinq ans. »

Pas mieux...si, peut-être quatre ans

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