Sep
28
L'imperméabilisation des sols.

Les anciens savaient où il ne fallait pas construire. Zones d'avalanches, inondables. L'augmentation de la population a conduit à construire davantage et a imperméabiliser de ce fait toujours plus de surface au sol chaque année. Les dérèglements climatiques ont révélé que nous avons construit n'importe où avec les conséquences que nous savons. Il est malheureusement certain que les constructions dans les zones telluriques seront menacées. On joue là à la roulette russe en se disant que ça durera bien autant que nous. Il faudrait construire ailleurs sans attendre les ravages des tremblements de terre que l'on sait dans certaines zones parfaitement identifiées, inéluctables.
Afin de sauvegarder les terres agricoles et permettre l'écoulement des eaux pluviales en défendant le reboisement et la végétalisation, la nouvelle législation prévoit de geler les surfaces constructibles. Évidemment la démographie contraint de construire toujours plus de logements et par conséquent la seule solution est de densifier un peu plus les zones urbanisées en construisant toujours plus haut. Je gage que les centres de nos bourgs et villages vont s'en trouver esthétiquement modifiés d'abord par le rehaussement des immeubles existants puis par la réalisation de tours. Ce que nos élites pensantes n'ont pas pris en considération, c'est qu'après, sur la même surface, avoir augmenté le nombre d'habitants, il va falloir apporter plus d'eau, en évacuer autant, accueillir plus d'enfants dans les écoles qu'il faudra reconstruire, des terrains de sports, de loisirs. En même temps, il est prévu d'aggrandir les nouveaux logements car nous avons construit des habitations de plus en plus petites avec des plafonds également plus bas. Les prix, bien entendu n'ont pas baissé pour autant. Certes, l'objectif n'est pas de parvenir à disposer comme en Allemagne de logements spacieux, mais officiellement le discours est d'éviter de se retrouver comme au Japon dans des constructions étriquées. Donc l'objectif, c'est construire sur des surfaces plus petites, plus confortables et plus haut. (Depuis le XVIIe siècle la quadrature du cercle n'est plus discutée par l'Académie des Sciences mais les politiciens n'hésitent pas à poursuivre le défi ). Les conséquences sont bien entendu que les parcs et jardins dans les villes ne vont pas s'aggrandir, que les municipalités vont devoir trouver de l'argent pour réaliser les équipements collectifs nécessaires dans un millieu urbain contraint et exigeant. Le coût des terrains constructibles vont bien entendu flamber et je ne crois pas que le prix du mètre carré construit va baisser ni pour cela, ni parce que construire en hauteur serait moins cher, c'est, bien entendu, absurde.
Reste l'idée que nous devrions repenser notre modèle. Supprimons les allocations familiales, les autorisations de séjour, créons des fonds de capitalisation pour les retraites, développons la robotisation pour la production et les applications de l'Intelligence Artificielle. La stabilisation de la population, c'est aussi un modèle pour l'avenir écologique et la conservation de notre environment autant que de la qualité de la vie. Curieusement, le sujet est toujours tabou.

Mots-clés: 

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA