Dec
25
Michel Waterloo Barnier a sauvé la City.

On reste dans le statu quo.
Alors que c'était l'occasion de la ramener à la portion congrue au plus grand profit des places financières de l'Union Européenne. Vous voulez quitter l'Europe ? "Et bien vous n'y aurait plus accès à votre profit, vous dépendrez de nous." Voilà le langage qu'il fallait tenir. Mais au bout de plus de quatre années de discussions sur ce que cela devait coûter à la place de Londres, voilà que si cela rapporte quelque chose à Bruxelles, on se demande à qui tellement il paraît que nous y sommes de notre poche pour la financer. A ce compte là, loin de sanctionner la trahison du projet européen, demain la Commission s'opposera sans doute à l'intégration de l'Ecosse dans l'U.E. après avoir aujourd'hui contribué au maintien de la division de l'Irlande. La Reine va pouvoir anoblir Barnier. Boris Johnson arrêtez de rire dans votre fort interieur, on le voit bien dans vos yeux et ça devient gênant. Le bruit de tempête que vous entendez par ailleurs, amis lecteurs, c'est Napoléon se retournant sans cesse dans son tombeau. Le 28 mai nous commémorons les 200 ans de sa mort. Il manquerait plus que Boris Johnson ou Poutine soit invités.
Merci à la Commission Européenne qui laisse à l'U.K un pied dehors et un pied dans l'U.E. après lui avoir laissé un pied dedans et un pied dehors. Voilà qui est entièrement nullissime. Boris Jonshon dansait la gigue ce 25 décembre pour le réveillon que les britanniques font le jour de Noël et point le 24 comme ici. Il a clairement déclaré la veille "nous avons repris le contrôle" et c'était de l'Europe dont il parlait. Bravo Michel Barnier, incapable en plus de s'exprimer en français , peu de temps avant et piteusement, aux côtés de la Présidente de la Commission, elle aussi pourtant francophone. Michel Barnier a sauvé la £ivre Sterling, un comble, alors qu'elle chutait comme une pierre, elle s'envolera après ce Waterloo. Lamentablement, the last but not the least, avec le Brexit notre Grouchy a fait de l'anglais la langue de l'U.E. au moment de saluer la fausse sortie de l'angleterre, avec drapeaux, armes et bagages.
Le compromis, je m'y attendais, c'est Michel Barnier.
Boris Jonshon a eu du mal à ne pas éclater de rire en quittant le pupitre de sa Conférence de Presse. Sans compter que nous avons offert aux produits asiatiques un cheval de Troie pour entrer dans le marché continental.
2000 pages d'accord rédigé dans l'imprécision de la langue anglaise, c'est une arnaque. Déjà nos specialistes commentateurs télévisuels se contredisent sur sa portée et pour tout dire son sens et encore plus sur son contenu.
En plus il n'est revisable que dans 4 ans et la structure d'arbitrage en cas de violation est un exemple d'usine à gaz d'hypocrisie.
Les sujets réservés comme la Défense, les activités financières et autres thèmes qui déplaiseaient aux britishs seront discutés ultérieurement. Comptez là-dessus. Où commençait la corruption intellectuelle de la Commission et où s'est-elle terminée ?
Comble de malhonnêteté, les Communes seront appelées à voter avant le 31 décembre date limite pour la mise en vigueur avant le 1er janvier et le Parlement Européen, seulement le 10 janvier. "On" se passera de l'approbation de la représentation des citoyens européens entre-temps. On fera comme si. Quel beau message envoyé aux autres pays européens dans ces conditions. En fait concrètement, la rupture ne va se traduire en contraintes que pour les citoyens européens, les transporteurs et les PME, par plus de formalités totalement absurdes et complètement inutiles au au-delà de la certification du respect des normes applicables. La mesure la plus stupide étant l'exigence du permis de conduire international !
Michel Waterloo Barnier mériterait de s'exiler à l'ile d'Yeux, et se faire oublier. Reste que la France a un véto et peut bloquer au Conseil Européen cette pantalonnade avant qu'elle arrive au Parlement de l'E.U..
Un coup de Trafalgar, Emmanuel Macron ? On va voir si vous n'êtes pas qu'un banquier finalement. On prend les paris ? Je donne dans la facilité ? Il ne faut jamais s'en priver, c'est reposant. Après Maastricht rejeté par référendum mais inoculé par le traité de Lisbonne, le coup du Brexit pour tous sauf les flux économiques et financiers, autrement dit, les banquiers londoniens et leurs honorables correspondants européens ! Et les 45 milliards d'indemnité prévus dans la première partie de l' accord acté antérieurement que les britanniques doivent verser à Bruxelles, que sont-ils devenus ? Plus personne n'en parle.

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