Jan
05
Moins de téléphones portables dans les prisons...

C'est une information importante que nous donne Madame le ministre de la justice. Les prisonniers auront, nous dit Mme Nicole  Belloubet,  des téléphones fixes dans leurs cellules. 100% de fixes permettraient de diminuer de 30% le nombre de portables illégalement utilisés dans les prisons. Extraordinaire. Personne ne s'interroge pour comprendre comment les téléphones portables entrent dans les prisons. Ce qui indique tout de même soit que les visiteurs ne sont pas correctement fouillés, ou que ce sont  les personnels de la pénitentiaire ou les avocats qui les apportent aux détenus. Disons les choses comme elles sont. Ne soyons pas hypocrites. Reste que des tartuffes nous gouvernent. Il n'y aurait pas autant de téléphones portables dans les prisons s'il n'était pas possible de les acheter anonymement. Permettre de se procurer sans abonnement ou anonymement un portable est simplement un acte de complicité par fourniture de moyen à là délinquance. Idem pour les titres de transport ou maintenir de l'argent liquide. Concrètement le pouvoir régalien est toujours dans la mesure incomplète entre laxisme et abandon, souvent devant des arguments fondés sur des principes dévoyés pour soutenir l'injustifiable.
Ce qui envoie en permanence un message clair de faiblesse et d'incapacité. Exemple: ne pas d'abord avoir évacué la "Zone à défendre" (!)  de NDDL en acceptant de ne pas arrêter 120 à 200 personnes fait partie des situations inadmissibles de complaisance à l'égard de la délinquance sous couvert de symboles véhiculant de dogmes.
Quant on est pas capable d'interdire des téléphones dans les prisons sous prétexte d'y maintenir le calme, ou parce que l'on ne veut pas avoir le courage d'y mettre bonne ordre, c'est clairement clamer aussi de la même façon que l'Etat est considérablement affaibli.
Il va falloir tout de même que le pouvoir régalien de l'autorité publique soit restauré. Et il est temps d'accepter de considérer que ceux qui s'opposent à la loi et s'attaquent à l'ordre public, le font à leur risque et péril, et qu'en aucun cas il ne peut s'agit d'un droit de l'homme. Et il faut le dire haut et fort maintenant car les reculs permanents de l'autorité sont devenus partout inacceptables. Ça va du lynchage d'une policière à terre à la saleté repoussante chronique de certains quartiers de Paris envahis par des "traîne savates" en passant par les entraves à la circulation, que ce soit par une poignée de gauchistes sur le territoire de NDDL, par des camionneurs mécontents ou des syndicalistes en grève, et j'en passe et des meilleures...y compris le trafic de drogue dans les couloirs du métro sous les yeux des voyageurs.

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