Jul
28
Ne croyez pas. Amusez-vous.

Toute l'activité de l'Homme a pour moteur dès son début de le faire sortir de sa condition. L'art, la science n'ont d'autre ressort que de parvenir à nous élever hors de notre condition animale, dont nous avons en réalité, très peur. Nous n'assumons pas. Au temps de Périclès nous étions 250 millions sur Terre. 1 milliard au 19e siècle. 8 milliards environ bientôt. Pourquoi faire est une question inutile. Notre naissance pour mourir est souvent perçu comme un mystère. Ce n'est que de l'ignorance. Nous sommes de la matière vivante. En tant que telle, sa création, son développement et sa disparition ne sont pas miraculeux. C'est un phénomène dont l'univers dans lequel nous avons peur pour rien d'être seuls, n'a cure. Et s'il y a vraisemblablement ailleurs dans l'espace d'autres formes de vie, grand bien leur fasse. Il est peu probable que nous arrivions à les rencontrer. Nous avons déjà fort à faire de pouvoir parler à nos voisins, ici bas.
Il faut profiter de notre existence, puisque nous avons conscience de vivre. Notre rôle ne va pas au-delà que d'avoir la compréhension de cette réalité, de cette capacité à en profiter. L'évolution de la vie, la nôtre, dépend de la génétique et des acquis de l'épigénétique accumulés, génération après génération. De sorte qu'il semble que l'inné tienne plus de place que l'acquis, bien qu'il soit indispensable, à la détermination de nos comportements durant une vie. Le reste relève de médiocres justifications de notre existence pour chercher des raisons à des ambitions absurdes alors que nous devrions avoir que des curiosités pour meubler notre temps, durer et nous perpétuer, ce qui est la seule raison d'être de la matière. Celle dont nous sommes fait nous confère le luxe inouï de nous permettre d'inventer des passe-temps. Nous ne sommes que ce que nous avons entre les deux oreilles et comment nous nous en servons. Il n'y a pas de quoi écrire un livre. Jean d'Ormesson a eu un doute jusqu'à la fin de vie. Le Sacré et le mystère faisaient partie de son éducation. Il dit son émerveillement et son étonnement dans son livre testament intitulé : " Un Hossana sans fin". On doit s'émerveiller sans aucun doute en sachant que le merveilleux n'existe pas. A-t'il fait son choix définitif avant de mourir, lui qui a douté tout au long de sa trilogie sur le rapport à dieu ? Nous ne le saurons pas. Mais franchement, est-ce important ? Ce qui l'est et je donne raison à cet auteur du bonheur, c'est évidemment l'amour. Nous avons besoin d'aimer et d'être aimé. C'est la grande joie, la quête de notre vie et notre grand malheur peut-être. On peut discourir à perte de vue sur la définition du bonheur. La réalité, c'est sans doute que nous nous le fabriquons et nous en sommes les seuls responsables. Il ne faut pas l'attendre des autres. Ainsi nous ne pouvons pas avoir de déception cruelle car il est fondé sur le don de soi.

Mots-clés: 

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA