Feb
18
Nous vivons dangereusement…

La situation que je vais vous énoncer ci-dessous ne doit pas vous faire renoncer à votre table habituelle favorite avec une nappe à carreaux et les serviettes empesées, repassées… mais si, celle à côté de votre Cabinet ou de votre Palais de Justice que vous fréquentez entre deux rendez-vous ou deux audiences.

Bon, je sais, je donne dans la nostalgie, nous n’avons plus le temps depuis belle lurette de faire honneur au plat du jour et la brasserie aveyronnaise en question a été remplacée par une restauration rapide à emporter ou un lunettier.

 A tout le moins, si nous avons encore le temps quelque rare fois de nous asseoir devant un plat ailleurs qu’à notre bureau devant notre ordinateur, vous constaterez que nous sommes tous certainement vaccinés contre des pratiques que certains obsédés de la propreté qualifieraient de douteuses.

Le Ministère de l’Agriculture dispose d’une Direction Générale de l’Alimentation.

C’est elle qui est en charge de contrôler les restaurants, bistrots et brasseries…

Sur 1500 contrôles effectués en 2015 à Paris entre juillet et décembre, seuls …34% des cuisines de ces établissements « ont un bon niveau d’hygiène ». Un peu plus de la moitié dispose d’un niveau « acceptable ».

8% ont des normes sanitaires « à améliorer ».

7 établissements ont osé afficher le P.V. de contrôle.

Autant nous sommes l’objet d’un contrôle des connaissances en matière de déontologie, autant il semble que les cuisiniers de nos bistrots, brasseries et restaurants ne soient pas tenus d’avoir un brevet en matière sanitaire, ni formation continue dans ce domaine.

Retenons que si des avocats peuvent être suspendus ou radier, il apparaît qu’aucun cuisinier n’a fait l’objet de sanction…

Nous devrions être débordés de dossiers si on compare avec la Suisse notre niveau d’hygiène. Les tribunaux sont déjà surchargés alors après tout une gastro-entérite de plus ou de moins…

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