May
24
Où est - on ?

Un accident de la route. Ce dimanche en fin d'après - midi.  Il pleut lourdement. La route départementale du Vexin est détrempée. Dans le sens inverse une voiture aborde un virage. Une bosse ou un trou sur la chaussée un peu devers et bombée...La courbe mal négociée au moment de croiser un premier véhicule.  ...je ne sais pas... et le conducteur sort du virage...il donne un coup de volant trop accentué à droite sous les rideaux de pluie que les essuis glace ont du mal à chasser ?... Sa voiture monte sur le bas côté. Le conducteur redresse, son véhicule en roulis, descend du talus,  percute l'arrière d'une seconde voiture au milieu du virage, il redresse et heurte de face la troisième voiture. Le choc est violent. L'enquête de la Gendarmerie constatera ultérieurement que les pneus de la voiture étaient lisses et que le contrôle technique n'avait pas été fait.

 Au volant de cette troisième voiture, une jeune femme qui allait chez une copine terminer ses révisions pour l'oral d'un examen fixé au lendemain matin. Elle a la cheville gauche éclatée avec une fracture ouverte avec perte de subtance, le poignet droit, la cheville droite brisés. Et un traumatisme crânien. Pour l'instant, elle ne ressent que la douleur de son fémur droit fracturé en plusieurs parties. Après elle ne se souvient de rien. Le conducteur de l'autre voiture a quelques contusions sans gravité. Sa passagère, sa fille mineure se plaindra de douleurs abdominales  mais n'a rien non plus en définitive et c'est heureux. On ne sait pas qui a appelé les secours. Ils mettront une heure à arriver. Ce soir là, il y a des accidents partout, les gendarmes et les pompiers sont saturés.Le SMUR arrive  sur place. La victime est désincarcérée par les pompiers. Sous une pluie battante.  Sa voiture est une véritable épave. A regarder sa photographie on ne comprend pas comment la conductrice est encore en vie. Elle sera transportée par hélicoptère dans un hôpital parisien. Elle y arrive au service des urgences  à 20 heures. Elle sera opérée pendant 9 heures entre 22 h et 7h. Lundi matin elle est en salle de réveil pafaitement consciente, percluse  de douleurs que la morphine et un puissant analgésique ne jugulent pas totalement. L'après-midi elle rejoint une chambre individuelle de l'hôpital dans le même immeuble dans laquelle elle restera bloquée sur son matelas anti-escares dans l'attente d'une première consolidation avant d'autres interventions  chirurgicales.  Le chemin vers un retablissement complet sera long. Tous les intervenants, nombreux, ont été d'un parfait professionnalisme et d'une totale humanité. Et ils seront là autour d'elle et d'autres après, encore longtemps. Dans les statistiques on ne nous nous parlent que des morts.

Vous êtes en France.

Comptez les pays dans lesquels vous pouvez avoir une telle prise en charge. J'ai fait le compte. 8 et encore pas sur toute leur étendue pour certains.

Maintenant pensez à elle.

Arrêtons de nous plaindre.

Et maintenant au boulot.

Cela s'adresse à tout le monde. Si vous voulez que ça dure il faut que l'économie soit prospère. Pour cela il faut se sortir les doigts du nez sans se poser la question de savoir où se les mettre...donc la remarque vise aussi tous les politiciens.

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