Sep
23
Qui nous protégera sinon les robots ?

Dans le monde 3,3 millions de personnes meurent chaque année de la pollution atmosphérique. Dont 40 000 en France. Nous le savions tous. Les constructeurs nous disent que nos voitures consomment peu et ne polluent pas. La preuve: les batteries de tests officiels dans la notice technique de votre véhicule.  Oui.. sauf que les 4,5 litres au cent kilomètres sur un ban d'essai, c'est au moins un 8 litres sur route et 10 en ville dans les meilleures conditions réelles. Pour la pollution, c'est évidemment pareil: il suffit d'être un peu attentif pour s'en rendre compte en regardant votre pot d'échappement. Si vous avez un doute faites le test du mouchoir ( ah..  on n'en trouve plus...) ou d'un chiffon blanc sur la sortir du pot et pensez à vos poumons. Cependant il n'y a pas que les voitures mais aussi ce que l'on sait moins, l'agriculture: ammoniac des fertilisants, déchets animaux,mais aussi par ailleurs les produits chimiques, la dioxine ...Maintenant considérons que nous avons un ministère de la santé et des associations de défense des consommateurs, des médecins.. et que font toutes ces personnes...et que fait notre profession et chacun de nous en notre qualité de citoyen ?  Premier constat: ceux qui ont fixé les normes officielles de consommation et de pollution devraient avoir des explications à fournir. De quelles informations s'agit - il et à quoi peuvent -elles bien servir sinon...à qui ? Deuxième constat: nos institutions démocratiques ne nous protègent en rien dans ce domaine. Il est même loisible de se poser la question de savoir si elles ne servent pas de paravent. La conclusion est évidente: nous n'y croyons plus à la politique au XXIième siècle. Le taux d'absentéisme des 18/34 ans n'a jamais atteint des sommets pareils. Nous sommes le pays dans lequel il y a le plus d'élus.. 1 pour moins de 200 personnes. A y regarder de plus près qui sont-ils ? Des retraités, des fonctionnaires, des carriéristes de la fonction publique. Pourquoi ?  Parce qu'ils ont le temps et /ou qu'ils sont sûr de retrouver leur poste ou ils en seront pourvu d'un s'ils pzrdent leur mandat. Autrement dit les actifs du secteur privé sont exclus du système qui tourne sur lui même et s'auto-justifie. Comment en sortir ? La réponse nous est peut-être donné par une nouvelle machine du nom de Giraffe ( voir l'article de Jean-Jacques Colombani dans Direct matin n°1745). Elle a appris en trois jours comment battre 98% des joueurs d'échecs du niveau des tournois internationaux. Le robot a été programmé pour apprendre d'une façon similaire aux humains. Giraffe va pouvoir rapidement atteindre le niveau des grands maîtres. Mais ce n'est pas le but de son concepteur,Matthew Lai, étudiant au MIT.  Il veut démontrer qu'un ordinateur auto - apprend et peut dominer n'importe qu'elle activité intellectuelle afin de résoudre des problèmes tout seul. Une raison de plus pour congédier nos politiciens. Les robots ne pourront pas être corrompus d'aucune manière. Ni intellectuellement, ni autrement. En plus la légion d'honneur et autres hochets ne les intéressera pas. Encore qu'ils pourraient apprendre....? Voilà en tous les cas une éventualité, le remplacement des politiciens par des robots, notamment dans un premier temps pour leur communiqués, discours, et prises de position très accessibles et intéressantes. Outre les économies évidentes cela va faire prendre conscience à nos prébendiers qu'eux aussi ne sont pas à l'abri des robots. Les magistrats et les avocats, les chirurgiens, et autres diaphoirus de tout poil qui cumulent les prescriptions d'arrêt de travail et d'antibiotiques, les enseignants comme les journaleux surpayés pour lire les prompteurs du 20 heures ou débiter les dépêches agrémentés de commentaire formatés. Reste pour tous ces robots à garantir leur indépendance. Qui le voudra ? Qui les protégera des fausses informations et de la cyberguerre sinon d'autres robots ou eux - mêmes. Nous aurons alors affaires avec des colosses informatiques. La complexité de nos sociétés réglementées nous jettent dans les "bras " de la technologie. Nous finissons par appeler les robots au secours de nos abrutis de technocrates et autres politiciens, à moins qu'elle puisse les remplacer, comme certains appellent à la dictature pour les mêmes raisons.

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