Jun
16
Réformer ou faire de la cavalerie.

Après avoir entendu le Président de l'OFCE cet après midi, je considère que l'on peut faire l'économie de ce machin qui génère un baratin aussi creux "que moi-même", aurait dit Jean Yanne, "j'aurais pas réussi à le faire aussi bien".
Ce sont les mêmes, OFCE compris, qui ont répété pendant 20 ans leur discours contre l'inflation (que les Allemands ne veulent toujours pas), créatrice d'appauvrissement car même si les emprunts se remboursent plus facilement, les économies constituées sont rabotées, c'est comme un impôt sur l'épargne, et bien les mêmes, viennent nous dire soudainement que c'est la panacée; parce qu'ils ne peuvent plus continuer à se répéter et être payés toujours au même prix ? ( Je préférerai pour ma part qu'ils soient payés à faire des cocottes en papier.) L'augmentation des prix est réelle aujourd'hui dans les caddies et les restaurants. Les prix des matières premières ont augmenté et même ils ont explosé. Peu importe que ce ne soit pas de l'inflation au sens de l'augmentation de la masse monétaire circulante. Le fait est là, résultat de la reconstitution de marge et de la rareté des ressources face à une demande massive tandis que les producteurs peinent à réactiver les filières etc...
Seules les baisses d'impôts et des prélèvements sociaux doivent être immédiatement en ligne de mire pour rendre l'industrialisation possible pour reconquérir le marché intérieur notamment. Comme on a tardé, c'est un remède de cheval qui doit être décidé. Macron ne l'a pas fait en 2017. Nous n'avons pas les moyens d'attendre davantage sans risquer de casser notre économie comme le font tous les pays collectivistes. Il y perdra ses chances de se présenter en 2022, mais ce n'est pas essentiel.
Nous ne pouvons pas compter seulement sur la consommation intérieure. Or après la dépense des 190 milliards d'épargne demandée, qui n'arrivera pas parce que l'avenir des retraites est incertain, il faut relancer la production aussi pour exporter car la vitalité d'une économie, c'est la confrontation avec le marché pour que ses produits restent compétitifs en prix, en qualité et en innovation. Et ce n'est pas avec l'inflation que l'on y parvient. L'inflation c'est un artifice pour maintenir la consommation, l'euro garantissant les parités, les importations en profiteront. Nous sommes tellement dans l'impasse que même Philippe Aghion pense qu'il faut à nouveau de l'inflation. Ça soutient un temps les entreprises mais c'est factice. Ce n'est qu'une manipulation monétaire.
Il faut être concurrentiel et imposer le retour au travail. Les Allemands l'ont toujours fait depuis Helmut Schmidt. Nous avons toujours les doigts dans le nez pour ne pas dire la vérité sur l'endroit où ils se trouvent. 32% du PIB et 750 milliards de dépenses sociales dont un part non financée, ça devrait donner une indication tout de même !
L'inflation c'est de la cavalerie. On augmente les prix puis les salaires et ainsi de suite. Comme toute escroquerie, ça finit par déraper et on se retrouve avec une inflation avec un taux à deux chiffres. Ça permettra seulement encore un temps d'éluder les réformes. Ce n'est pas la bonne méthode parce que ce ne peut pas être le bon objectif.
Le choix pour notre Président de la République est simple. Ou il se sacrifie électoralement en prenant des mesures de fond significatives pour rétablir concrètement les fondamentaux budgétaires ou il continue de merdoyer pour obtenir sa réélection en plombant un an de plus l'économie en finissant de tuer tout dynamisme. Et en conservant le risque majeur de perdre l'élection de juin 2022 sur le constat de l'inefficacité dans les domaines régaliens et de l'absence des réformes contenues dans son programme 2017 pour lesquelles il a été élu, qui devaient être faites dans les 100 premiers jours de son mandat. Mais de toute évidence rien n'avait été préparé.
Ceci dit, à sa place je partirai à la pêche pour nous laisser en tête à tête-à-tête avec la CGT et notre hiérarchie administrative sclérosée.

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