Feb
19
Rapport de notre Confrère Jean-Louis Bessis sur l’intermédiation ordinale…

est disponible sur le site de l’Ordre du Barreau de PARIS.  Au cours de la délibération du conseil de l’Ordre du 16 février 2016, il a été discuté. Je vous engage à visionner cette délibération. Le rejet dudit rapport de la façon dont cela s’est passé restera de mon point de vue comme une faute politique. Je comprends mieux que Jean-Louis BESSIS, pour qui je n’ai pas voté, ne se soit pas déplacé. Et après avoir visionné la discussion je dois reconnaître que je lui porte une affection que je n’avais pas avant.

Le débat qui a suivi le vote de rejet du rapport a simplement été, de mon point de vue, consternant.

La création d’un médiateur, qui est un objectif de la Campagne SICARD#ATTIAS est nécessaire, sans doute sous la forme d’un collège, pour permettre la perception des causes des problèmes concrets des avocats et d’assurer l’effectivité des réponses. Ce qui a  manqué jusque- là.

A défaut de réponse les confrères doivent savoir qu’ils peuvent recourir à un médiateur. Cette fonction qui existe partout et devient nécessaire dans une communauté de plus de 26 000 professionnels.

J’ai personnellement questionné sans disposer aucun retour de  mon Ordre sur l’évolution de notre Convention Collective qui intéresse la vie quotidienne des Cabinets. Bien entendu je n’ignore pas que les discussions sur ce sujet relèvent de la discussion des Syndicats professionnels mais leur représentation au sein du conseil comme l’influence de notre Ordre mériteraient une implication pour provoquer une réflexion et la réforme de ce texte archaïque. Si l’Ordre ne veut rien faire à ce sujet, ce qui peut s’expliquer, qu’il l’explique pour que les électeurs le sachent pour les élections ultérieures

Un second sujet est resté sans retour: l’organisation pratique de la formation  professionnelle des salariés des Cabinets d’avocats. Même remarque que ci-dessus. Ce qui m’a laissé considérer, sans doute par erreur, que le sujet gênait également.

J’ai toujours entendu des remarques troublées, sinon scandalisées, de nos confrères sur la façon dont les réponses à leurs questions ont été, selon eux, parfois traitées de façon légère sinon partiale ou encore éludées (ce qui en matière déontologique dans leurs rapports avec d’autres Cabinets est tout simplement désastreux).

De là des soupçons de conflits d’intérêts, d’échanges de service, ou de prébendes circulent sur lesquels il faut rendre justice simplement par la clarté. Ce n’est pas, à mon avis, nos confrères  Avi BITTON  et   Matthieu Bourdeaut qui pourraient soutenir le contraire.

Se draper dans sa robe de façon outrée est une réponse qui décrédibilise ceux-là même qui prétendent qu’ils sont froissés par de telles remarques.

Il est plus que temps, même si c’est à la marge pour quelques cas rares, ce qui démontrerait que notre Ordre travaille bien et serait un gage de quasi-perfection, que les confrères puissent savoir qu’en tout état de cause, ils seront écoutés après avoir été entendu, et surtout qu’ils auront le contentement après avoir saisi un médiateur d’avoir une réponse effective.

Ce qui peut être considéré à tort comme un contre-pouvoir, n’est que la garantie du bon fonctionnement de notre institution.

Par exemple, j’eusse aimé avoir pu recourir à un médiateur pour obtenir du CNB des réponses concrètes de la Commission des nouvelles technologies à propos de la mise en place du RPVA puis du RPVA- TC. Cela aurait pu nous éviter éventuellement les programmes informatiques désastreux que nous nous coltinons faute d’avoir pu faire établir des cahiers des charges avec des praticiens concernés et une gestion opaque des problèmes pendant de nombreuses années.

Pourquoi avoir peur d’un médiateur sauf si pour laisser croire que cela peut gêner ?

 

 

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