Oct
31
Regarder derrière les apparences que l'on nous présente comme de l'information.

Les grèves dans la SNCF et la RATP annoncées sont de grandes manoeuvres dont les motifs officiels sont un écran de fumée. Au delà de la réforme des retraites, des syndicats veulent conserver leur prébendes dans la gestion des régimes spéciaux. C'est pour cela aussi que le système social dans son ensemble est difficilement réformable. Sachons que dans le domaine de la Santé , les Mutuelles sont aussi contributives. Tout le monde le sait mais ni les médias, ni le gouvernement n'en parle. Des syndicats de la SNCF nourrissent le conflit social également pour imposer que la Convention Collective du rail reprenne les terme du statut évincé par la loi et bloquer la concurrence. On a fait déjà l'erreur avec les dockers ce qui explique que malgré la réforme de leur statut, nos ports sont toujours aussi peu compétitifs que possible. Va-t-on recommencer avec les cheminots, par lâcheté afin d'acheter la paix social ? J'ai envie de dire à la SNCF et au Gouvernement ne signez rien. Le code du travail, rien que le code du travail ! Si les régimes spéciaux du secteur public et le régime général de retraite des salariés étaient gérés comme la Caisse de retraite des avocats , il y aurait une économie de 3 milliards par an. Je comprends pourquoi des syndicats s'opposent à la réforme. Ne pas chercher l'erreur surtout, chers médias, chers ministres. Il faut que les syndicats, les partis, les ONG soient uniquement financés par les cotisations des adhérents. La démocratie ne se subventionne pas. Sinon les corps intermédiaires en question ne sont que des prébendes. C'est évidemment l'une des causes avec la corruption pour laquelle les réformes sont bloquées dans ce pays. Assainir et contrôler le financement des "corps intermédiaires" est devenu indispensable pour faire sauter les verrous qui protège la sclérose de notre société. Il n'y a rien à concéder dans ce domaine. En Suède, les autorités disposent de moyens d'investigations pour lutter contre les fraudes, trafics et la corruption. En France, les mêmes mesures sont considérés comme des atteintes aux Droits de l'Homme. Plus le pays est corrompu plus les militants des Droits sont virulents et moins l'Etat volontaire pour se doter des moyens modernes pour combattre le crime organisé. En regardant la carte de l'Europe, plus le pays est éloigné vers le sud de la Suède et plus ils sont considérés par les observateurs internationaux comme corrompus. Et là France est située juste avant l'Italie. Maintenant, vous avez tout compris. Et pour faire bon poids politique, toutes ces organisations font flèche de tout bois, y compris en invoquant le sort de la planète ou notre santé pour nous vendre leur discours anti-libéral et demander une alternative, sans dire que celle-ci est le collectivisme sous lequel notre pays croule. Le montant de l'endettement de l'Etat, de notre Sécurité Sociale, des régimes spéciaux est faramineux. La masse des impôts est la plus lourde des pays de l'OCDE. Idem pour le taux de redistribution qui est de 55% du P.I.B. Tout cela pour que 1/3 de la population travaille comme quatre pour supporter les 2 autres tiers, que le pouvoir d'achat ne puisse pas augmenter et constituer un motif de rebellion urbaine. La seule façon de s'en sortir est d'adopter le système social portugais ou suisse. Il consiste à payer les rémunérations en brut et laisser la responsabilité de chacun d'assurer ses risques auprès d'organismes privés. Et ça coûte moins chers aux cotisants. Ce qui a pour effet de remettre tout le monde au travail. Pas de cotisation, pas d'assurance. Je constate que les pays qui pratiquent ainsi ont un taux de chômage très bas. Il suffit de comparaît par exemple ce qui en est des îles de la Réunion et de Mayotte comparées à l'Ile Maurice. Nous n'avons plus les moyens de faire autrement. Au delà, c'est le sort du Venezuela qui nous attend. Donc d'urgence, il faut maintenant chasser les prébendiers syndicaux ou pas d'ailleurs, des marchés de la Santé et des retraites. Aujourd'hui les syndicats de cheminots ont trouvé de nouveaux mots d'ordre pour rendre plus sexy leur grève: ils veulent des augmentations, une prime et l'amélioration des conditions de travail. La SNCF est largement déficitaire. Les contribuables ont épongé tout récemment 50 milliards de dettes ! Il est inconcevable d'augmenter la masse salariale alors que son compte d'exploitation est dans le rouge, comme il est impossible d'octroyer la prime demandée, ce qui reviendrait en réalité, à indemniser les jours de grève. Quant à l'amélioration des conditions de travail, c'est largement une tarte à la crème. En premier lieu il faut savoir que des jeunes recrues se barrent parce que prenant leur métier à coeur, ils ont reçu des menaces, travaillant "trop vite". La hiérarchie le sait parfaitement. En plus, les syndicats ont exigé des protocoles pointilleux pour chaque fonction et tâches. Ils veulent en remettre une couche ? "L'inquiétude légitime des cheminots", c'est de la flûte qui relève de l'exercice de style obligatoire, préalable à l'ouverture de toute discussion. Sauf qu'il conviendrait de dire qu'elle n'a rien de légitime et qu'ils fassent leur boulot. Que l'on puisse faire la grève lorsque l'on travaille pour un monopole de transport public est inacceptable par principe. Que les politiciens l'acceptent est insupportable de lâcheté. Déjà qu'ils ont reculé sur le service minimum garanti organisé par la loi constitue un scandale.

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