Sep
30
Retour en arrière: première manifestation des retraités en 2016 (15% de la population).

A Paris les manifestants devaient au maximum être un bon millier. Et certainement pas 5 000 comme annoncé par des médias complaisants. Grands absents: les professionnels libéraux. L'effet repoussoir de la C.G.T. toujours aussi caricaturale, sans doute. Deux,  trois reporters dont LCI ont tous interrogé les deux mêmes porte - paroles. Des gens qui n'ont pas ou peu cotisé sont venus protester que le minimum vieillesse ne soit pas égal au smic. Personne ne remet en cause la chaîne de Ponzi qui est le fondement des retraites de base par répartition. Martingale de toutes les plus belles escroqueries dont celle de MADOFF. C'est le système mis en place en toute impunité à la Libération par une génération qui s'est fait payer grassement sa retraite par la suivante en se lavant les mains des conséquences ultérieures inéluctables. Le pire est qu'au début des années 70 personne n'ignorait que nous allions dans le mur. Mais d'odieux vieux cons tenaient les postes et aux acquis de la libération dont ils ont profité largement dès 60 ans dans le privé et 55 ans dans certains secteur d'inactivité pris en otage par un droit de grève systématiquement appelé luttes et combats sociaux.... Aujourd'hui le régime général est dans le rouge ainsi que des régimes spéciaux comme celui des agriculteurs dont la faillite était annoncée depuis belle lurette, ainsi que d’autres caisses malgré le racket de la grande répartition faisant mains basse sur les excédents des caisses des destravailleurs libéraux, grands absents comme je le disais de la manifestation. Les politiques comme les fonctionnaires qu'ils sont souvent aussi,  ayant un dispositif qu'ils ont conçu à leur mesure à la charge du contribuable plus que de leurs cotisations ont donc envisagé un système de retraite unique pour tous, sauf pour eux et les agents des entreprises publiques dont les régimes de retraites sont des bombes à retardement scandaleuses  du fait de leur énorme déficit structurel accumulé. Je  parle notamment du régime élaboré pour les agents de la RATP et de la SNCF mais pas que...le but étant de confisquer à terme toutes les réserves des régimes privés excédentaires ce qui relève d'une gestion par expédients à la petite semaine. Aujourd'hui alors que les cotisations sociales et les impôts ont globalement augmentés et le pouvoir d'achat diminué le gouvernement annonce aucune revalorisation des retraites, niant toute baisse du pouvoir d’achat.

Attitude autoritaire qui en soit ne tient pas compte de l'autonomie des caisses comme la CNBF entre autres.

Bien entendu la courbe de la démographie qui sort du « baby boom », et la baisse des revenus des actifs sur fond de crise conduisent à la prolongation de la période de cotisation. Les candidats à la présidentielle qui préconise la retraite à 65 ans ne peuvent pourtant pas ignorer que les allemands comme les britanniques la prennent à 67 et ils leur est annoncé qu’ils seront dans l’avenir amené à la prendre à 70 ans.

 Au moins en préconisant un régime unique de retraites, des postes de prébendiers  et des frais dits de gestion disparaîtront, par ailleurs également, la robotisation améliora le rendement des fonds. On peut le croire. Reste qu'il faut éviter la confiscation des pensions déjà liquidées, ce qui n'est pas gagné, et rendre accessible aux plus âgées et dépendants des institutions adaptées, qui dérivent actuellement vite en mouroir faute de personnel stable et compétent malgré le coût des EPADH qui sont souvent des pompes à finances dont les tarifs à la journée ne suivent pas l’inflation officielle. 

Quel est le gouvernement qui aura le courage de prendre les mesures des problèmes et aura  l'audace de prendre des décisions en se heurtant de plein fouet avec des syndicats politisés dont le budget est alimenté seulement à hauteur de 4 % par les cotisations des adhérents. Et pour lesquels plusieurs dizaines de milliers de permanents sont des fonctionnaires mis à disposition aux frais des contribuables pour les empêcher de travailler et leur racketter plus de prélèvements. Tant que les organismes sociaux et les syndicats n'auront pour but que de maximaliser leur pouvoir  en ce qui concerne les premiers et leur capacité de nuisance pour les seconds, je ne suis pas sûr que l'intérêt général et celui des retraités particulièrement soit un but à atteindre.

Il faut avoir en tête en tous les cas plusieurs points. En ce qui concerne l’inflation réputée être nulle, il faut être un politique pour ne pas s’apercevoir que les prix ont augmenté en se réfugiant derrière les chiffres officiels. Churchill disait : «  je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai truquées moi-même. » Et d’un auteur dont j’ai oublié le nom : « il y a les petits mensonges, les gros mensonges et les statistiques. » N’oublions pas qu’un séjour dans un EPADH en région parisenne, c'est plus de 3 000 euros par mois, très partiellement déductible fiscalement et que le prix à la journée est loin de diminuer  d’un an sur l’autre, bien que certains comme je l’écris ci-dessus, sont des mouroirs pour ceux qui n’ont pas la chance de voir leur sort surveillé par des membres de leur famille. Curieusement les tarifs sont deux fois moins chers en Belgique juste de l’autre côté de la frontière.

 Par ailleurs alors que les revenus des retraités sont en général plus que divisés par deux par rapport à leur période d’activité professionnelle, ce qui est logique, ils ont des charges qui étaient auparavant supportées par leur entreprise ou déductibles fiscalement : leur assurance maladie complémentaire et leurs frais quotidiens de transport.  Or l’assurance maladie complémentaire est onéreuse, augmente régulièrement chaque année, et globalement les soins sont de plus en plus mal remboursés alors que les retraités entre dans une période de leur vie pendant laquelle ils seront plus fragiles.

Ceci dit il faut évidemment tenir compte des situations personnelles de chacun, ressources et patrimoine.

Vaste travail. Mais je croyais que c’était la raison pour laquelle nous avons un ministère dont c’est la mission de le faire.

Reste que si les « autorités » s’étonnent du départ des retraités français au Portugal, en Inde ou au Vietnam, et cherchent les moyens pour rendre l’exode moins attrayant fiscalement, le coût de la vie y est de deux à trois fois moins élevé qu’ici, ce qui motiverait n’importe qui, le soleil et la qualité de la vie en plus.

Mais là encore, aucune importance : nous sommes les meilleurs, alors, rien ne sera fait.

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Commentaires

Ainsi, la C.N.B.F. refuse-t-elle des droits nouveaux aux retraités actifs, ce qui lui permettre de reconstituer de jolies réserves, qui serviront un peu aux avocats (sauf les retraités actifs) et surtout aux autres régimes de retraite.

Mais je SUIS TOUT SEUL à me battre contre cela.

Alors ...

Nom: 
Gilles Huvelin
Site: 
www.huvelin-associes.fr

que même en procédant comme tu le dis, il faut à la CNBF augmenter les cotisations et la durée des cotisations, tout cela d'alleurs étant imposé par l'Etat, afin qu'au titre de la "grande répartition" de solidarité nous reversions des sommes importantes chaque année aux caisses déficitaires. Une raison de plus de mécontentement pour les membres du Barreau dont on constate pour toute chose le manque de mobilisation organisée par des institutions pour le moins défaillantes de la profession. Polarisés par les grands idéaux mis à mal pour les occupés, nos institutionnels délaissent notre quotidien qui ne les concerne pas au premier chef dans les sphères où ils se trouvent. Et puis c'est plus smart de parler des droits de l'Homme des Syriens et de la garantie constitutionnelle du recours à un avocat indépendant pour tout citoyen, que ton problème de cotisation à fond pas perdu pour tout le monde ...tu repasseras !

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