Nov
15
Sauver l'Etat pour sauver la démocratie, c'est sauver les services pubics.

La redistribution diminue les salaires et les aides augmentent les prix. Dans tous les pays, la perte d'efficacité du secteur public est proportionnelle à la hausse des impôts et plus il y a de prélèvements, plus il y a inflation de lois, de normes et de contraintes administratives. Les économistes ont vérifié ces affirmations. La conséquence de les écarter a pour effet de rendre toujours plus onéreux les services publics qui peuvent perdurer dans l'augmentation de leur budget pour obtenir un résultat toujours plus médiocre puisqu'il n'y a pas d'effort pour faire mieux, moins cher et plus compétitif. Décider de réduire les budgets n'est pas suivi par conséquent d'une gestion améliorée car la réponse dans ce cas est plus de déficit et/ou l'appauvrissement de l'exécution de la mission. Il n'y a pas, contrairement à ce que l'on pouvait attendre, de prise de conscience d'une nécessaire remise en cause dans la mesure où les normes administratives maintiennent dans un carcan intellectuel autant qu'organisationnel des structures dépendantes d'un mode de gestion fixée idéologiquement et renforcé par des règles fondées sur le toujours plus de dépenses; financées par plus d'impôts, de prélèvements ou de dettes. Les structures syndicales ou des groupes d'intérêts doublent celles de décision imposant autant des promotions cooptées que l'objectif de la pérennité de ce qui n'a plus d'autre justification que de maintenir l'existant du secteur public sans contrainte managériale. Le secteur public français a les indicateurs de qualité du management parmi les pires des pays développés : absentéisme, défaut de qualité, sous efficacité, sureffectif etc. coûtent de l'ordre de 20000€/personne/an, récupérables par un meilleur management public d'après les études du CNAM.

 

Combien de temps notre collectivisme peut maintenir la tête de notre secteur public sous l'eau avant que la démocratie n'ait plus les moyens de recourir à la République pour sauver l'Etat ?

 

Tout le monde proteste contre la mauvaise efficacité des services publics. Il faut donc les réformer. Il est impossible de continuer à imposer un taux de prélèvement fiscal et social le plus élevé de l'OCDE et s'endetter lourdement chaque année davantage pour le budget de l'Etat, la sécurité sociale, les régimes sociaux et l'assurance chômage. Un moment donné l'addition va tomber. Il faudra rembourser. Et nous connaitrons le sort de la Grèce, au mieux. Les "nuit gravement debout" portant des "Gilets Jaunes" révèlent une seule chose: Nous passons d'une ère de collectivisme en faillite au libéralisme reformiste et responsable. Il n'y aura pas de mobilité sociale sans nouvelle croissance. Le reste, c'est de la flûte polititocarde. Nous ne retrouverons pas les "30 glorieuses" sans de nouvelles conquêtes scientifiques. La recherche et le développement nécessitent d'énormes moyens humains et financiers pour ouvrir de nouveaux marchés. Les capacités d'investissement nous manquent. Nous prenons des retards considérables dans le domaine des nouvelles technologies. L'ordinateur quantique est la révolution de demain. Avec les progrès de la 5 et bientôt la 6 G sur laquelle les chinois travaillent déjà, c'est un monde nouveau qui va balayer notre société qui ne pensent qu'à empêcher l'informatique actuelle de devenir l'assistant pour nos métiers en limitant la collecte des données au nom de la protection des droits de chacun. Les droits ont toujours été agités pour scléroser notre pays. Demain nos concurrents vont disposer de robots qui réaliseront le travail à la place de ceux qui aujourd'hui mènent ici des combats d'arrière-garde au détriment de la prochaine génération qui se trouvera désarmée. Les magistrats devraient être ingénieurs, ils sont syndicalistes et entre nous soit dit, le nombre d'avocats ingénieurs se comptent sur une main, les centraliens encore moins et ils ne trouvent pas de stage final pour leur cursus à l'EFB ! L'avenir de la Justice sera donc au main de Google, de ses ordinateurs géants de la prochaine génération technologique et des programmes qu'il louera aux 196 États membres de l'ONU pour gérer et administrer leurs fonctions régaliennes ainsi que leurs services publics. Au train où nous nous réformons, nous pédalerons sur des vélos verts sous les coups de fouet rouges pour fabriquer de l'électricité en défendant l'environnement au nom des droits de l'homme, le programme ITER sera devenu entre-temps chinois.

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