Oct
27
Tout est communication. Dans l'actualité les vrais motifs de l'agitation ne sont pas abordés. Décryptage.

Gros débat sur la réforme de la législation du Travail. Fallait-il fixer pour la rendre prévisible l'indemnité de licenciement, ce que la jurisprudence aurait déjà fait ?
Cela ne servait à rien de prendre un texte pour avaliser la jurisprudence  coutumière qui avait plutôt la main plus lourde et aléatoire tout de même. Reste à savoir combien de temps par application d'une lecture sociale des nouveaux textes la jurisprudence les détricotera comme la Chambre Sociale de la Cour de Cassation l'a fait pour le Code du Travail antérieur. S'il était devenu si lourd, dans tous les sens du terme, c'est qu'à deux tiers, il était écrit par les juges. Ce qui n'est pas tolérable mais que le Barreau à largement appelé de ses voeux. Retour en somme au pratique de l'Ancien Régime sous lequel le Parlement s'était érigé en législateur.
Ce barème est d'autant plus justifié que l'assurance chômage est plus accessible quelque soit la cause de la rupture et qu'elle est la plus généreuse qui soit en Europe. La réalité est de soulager les entreprises percluses de charges dans une économie atone alors qu'elles doivent muter et de préparer à une forme de revenu pour tous ceux que la 3ieme révolution technologique va laisser sur le carreau. Et en attendant de repenser le système monétaire et le rôle de banque de monopoly géant des banques centrales qui devront avoir un gouvernement mondial.
Mais soyons honnêtes. Si le débat agite le Barreau, c'est surtout que les réformes successives tarissent le contentieux. Le reste lui est invisible.
On veut de la sécurité juridique et un droit simplifié mais on veut poursuivre un combat social de plaids et bosses tout de même. On veut saluer l'avènement des modes alternatifs de règlement des litiges, mais continuer à se plaindre des nouvelles législations qui permettent le recours aux accords et transactions un peu forfaitairisés.
Bref, pour plagier Bossuet, on se plaint des effets de ce que l'on souhaite.
Autre sujet d'actualité qui fait polémique, les économies sur le financement de la Santé publique qui est une vraie pompe à finances pour le secteur médical et pharmaceutique avant d'être une asurance de soins pour les malades. Je fais vite et ne m'arrête qu'à un sujet. Le gouvernement ne s'attaque pas aux 35 heures dans les hôpitaux ni leur recours à l'intérim et mal à leur pratique de medecine ambulatoire. Mais en règle générale aux arrêts de travail. Le ministère de la santé estime qu'il y a des abus. Tout employeur qui est évidemment de parti pris le dira.  Certains même soutiennent que des médecins sont connus notamment dans des villes moyennes pour leur laxisme car il paraît que l'octroi d'arrêts maladie est un moyen de concurrence entre les Cabinets de praticiens. Accusations aussi insupportables que mal fondées pour porter atteinte à la liberté de prescription des médecins !
Rappelons que les pouvoirs publics pour lutter pour la surconsommation reconnue d'antibiotiques en France, avaient mené une campagne demandant aux patients de dire à leur docteur: "Les antibiotiques ce n'est pas automatique". Attendons-nous à voir une nouvelle campagne pour demander aux patients de dire à leur médecin: " Les arrêts de travail, ce n'est pas obligatoire." Je vois le tollé syndical chez les fonctionnaires ou les salariés. Remarquons que les professionnels libéraux sont moins souvent en arrêt maladie que les autres sans autre explication que le coup de pied au fesses qu'ils se donneraient chaque matin.
Un autre sujet d'actualité: la loi qui met fin à l'état d'urgence. Vous vous rappelez du battage. Bon...bien sûr tout le monde l'a lue. Il n'y avait que 4 des mesures de l'état d'urgence en débat qui sont passés ainsi dans le régime du droit commun, avec contrôle préalable du JLD ou contrôle à posteriori du juge administratif dont l'indépendance est incontestée. Le vrai débat était de savoir si nous voulions empêcher la commission des attentats ou arrêter les auteurs après l'acte. C'est un choix de société qui a été encore éludé malgré des centaines de morts et de blessés marqués à vie. Au nom de quoi ?
Maintenant on ne parle plus non plus des 5 euros de baisse de l'APL et bientôt la hausse de 1,7% de la CSG pour 60 % des retraités. Tout cela est imposé par le fait qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses et durablement, ce que beaucoup veulent faire semblant de ne pas savoir notamment, reconnaissons -le dans le domaine judiciaire.
C'était donc bien de la communication "polititocarde" que la médiasphère impose. La preuve en est que les pavés des rues n'ont pas été transformés en barricades. La Bastille on ne l'y reprendra pas deux fois.
Dans le faisceau également momentanée de la com' il y a l'I.S.F. Grand moment d'indignation de l'Empire du Bien car il n'y a aucune raison autre que dogmatique de vouloir taxer l'épargne après avoir imposé les revenus et les revenus de l'épargne. La preuve en est que nous sommes le seul pays aux abois budgétaires pour le faire au nom du scandale que constituerait l'argent qui produirait de l'argent en dormant. Sauf que c'est faux parce que les taux sont bas et que l'argent ne dort en réalité jamais, car même sur un compte bancaire il est recyclé en prêt ou investissement dans l'économie réelle ou en emprunt d'Etat. Alors même que le luxe est soumis à un taux de TVA très majoré, taxer les yachts, voitures et maisons de prestige revient à détourner de les faire réaliser ou acheter chez nous, ce qui est absurde. Il ne reste, comme souvent, que le symbole pour les uns et pour les autres un slogan. Et une réalité: l'État a besoin d'argent. Encore et toujours plus parce qu'il ne sait pas se réformer. C'est devenu une tumeur cancéreuse qui pousse sur le secteur privé. Il se tuera de le tuer.
Mais tout cela ce n'est que l'écume des jours sur laquelle les concitoyens s'étripent sur les réseaux dits sociaux.
Regarder avec un peu de recul le tapage permet d'en constater l'hypocrisie et d'en dénombrer les alibis moraux à des fins politiques du plus bas niveau, celui auquel on s'adresse. Il suffit de lire entre les lignes ou de tendre l'oreille, ou encore de constater que l'image ne correspond pas au commentaire pour s'en convaincre.

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