gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 24/10/20
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Comprendre les ingénieurs : tentative N° 1:
Deux élèves ingénieurs marchent le long de leur campus lorsque l'un des deux dit à l'autre, admiratif :

Où as-tu trouvé ce magnifique vélo ?

Le second lui répond

Ben en fait, hier je me promenais au bord du canal, je croise une super nana à vélo qui s'arrête devant moi, elle pose son vélo par terre, se déshabille entièrement et me dit :

" Prends ce que tu veux ." J'ai donc choisi son vélo.

L'autre réfléchit un instant et dit :

Tu as bien fait de prendre le vélo, les vêtements n'auraient sans doute pas été à ta taille.

Comprendre les ingénieurs :tentative N° 2

Pour une personne optimiste, le verre est à moitié plein

Pour une personne pessimiste, il est à moitié vide.

Pour l'ingénieur, il est deux fois plus grand que nécessaire.

*Comprendre les ingénieurs: tentative N° 3 *

Un pasteur, un médecin et un ingénieur jouent au golf. Ils attendent derrière un groupe de golfeurs particulièrement lents.

Au bout d'un moment, l'ingénieur explose et dit :

Mais qu'est-ce qu'ils fichent? Ça fait bien un quart d'heure qu'on attend là!

Le docteur intervient, exaspéré lui aussi :

Je ne sais pas, mais je n'ai jamais vu des gens s'y prendre aussi mal !

Le pasteur dit alors :

Attendez, voilà quelqu'un du golf. On n'a qu'à le lui demander.

Dites-moi, il y a un problème avec le groupe de devant. Ils sont plutôt lents, non ?

L'autre répond :

Ah oui, c'est un groupe de pompiers aveugles. Ils ont perdu la vue en tentant de sauver notre club-house des flammes l'année dernière, alors depuis, on les laisse jouer gratuitement.

Le groupe reste silencieux un moment, et le pasteur dit :

C'est si triste. Je vais faire une prière spécialement pour eux ce soir.

Le médecin ajoute :

Bonne idée. Et moi, je vais contacter un copain en ophtalmologie pour voir ce qu'il peut faire.

A ce moment l'ingénieur intervient :

Mais putain ! Pourquoi ils ne jouent pas la nuit ?

*Comprendre les ingénieurs : tentative N°4 *

Un journaliste interroge un paysan pyrénéen :

- Dites-moi, comment faites-vous pour tracer les routes ici ?

- Ben, on lâche un âne, on regarde par où il passe dans la montagne... Et c'est là qu'on fait passer la route..

- Et si vous n'avez pas d'âne?

- Ah...ben là, bien sûr, on prend un ingénieur.

 *Comprendre les ingénieurs: tentative N°5*

Un super ingénieur se retrouve assis à côté d'une petite fille lors d'un vol intercontinental.

L' ingénieur dit à la petite fille :

"Si on parlait un peu ensemble, il paraît que les voyages passent beaucoup plus vite si on parle avec quelqu'un".

La petite fille le regarde et dit::" D' accord, de quoi voulez vous qu'on parle ?

L' homme dit : "Et si on parlait de physique nucléaire"

La petite fille lui répond :"D'accord, mais avant, écoutez-moi bien ... :

"Un chevreuil, une vache, un cheval mangent tous la même chose, de l'herbe et pourtant le chevreuil fait des petites crottes, la vache fait des bouses plates et le cheval de gros boulets verts, comment expliquez vous cela ?
L'ingénieur pantois, réfléchit un instant puis doit avouer:

"Ma foi, je ne saurais l'expliquer !".

Alors, sarcastique, la petite fille lui dit :

Comment voulez vous que je vous explique ce qu'est la physique nucléaire alors que vous ne maîtrisez même pas un petit problème de merde.

Par gilles.huvelin le 23/10/20
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Le drame de Conflans rappelle à notre bon souvenir ce qu’est devenue l’école républicaine dans ce qu’il est convenu d’appeler « les quartiers difficiles», euphémisme administratif tel que nous les adorons. Une enseignante (au collège de Pontivy) témoignait en 2017 sans langue de bois de son expérience et du désastre de l'éducation des enfants musulmans :

 

"Je suis enseignante (prof d'histoire-géo-éducation civique) depuis plus de 20 ans. J'ai exercé dans 5 collèges de banlieue, dont deux Zep et un établissement classé zone violence. J'ai donc vu passer dans mes classes (de la 6ème à la 3ème) plus de 4.000 jeunes de banlieues, que j'ai eu à charge d'instruire, d'encourager et d'accompagner, avec une bienveillance et une abnégation qui ne m'ont jamais fait défaut. Vous prétendez que les populations des banlieues sont "mises au garage dès le collège et le lycée" ? Que "le socle d'une société épanouie est l'éducation" et, de ce fait, vous insinuez que les minorités ne reçoivent aucune instruction dans notre pays ? Quelle vaste blague ! Non : quelle aberration, quelle mauvaise foi, quelle vision erronée et mensongère de la réalité ! Mes élèves des cités reçoivent la même instruction que tous les petits Français de souche. Leur instruction est gratuite (sans compter les aides et prestations diverses censées aider ces familles mais qui sont systématiquement dépensées pour tout autre chose que l'école...). Si, au terme d'un parcours scolaire la plupart du temps désastreux, le corps enseignant se voit contraint de leur proposer une orientation professionnelle en fin de 3ème, c'est qu'on ne peut pas raisonnablement proposer à un adolescent de 15 ans d'envisager de poursuivre des études de médecine alors qu'il n'a toujours pas daigné apprendre à compter (et à parler correctement le français). Ignorez-vous l'importance de la résistance à l'apprentissage du français dans nos écoles ? Le Français est pour eux une "langue étrangère", la langue des "mécréants" comme ils aiment à me le répéter.  Voici le fruit de ma réflexion, après 20 années d'expérience au contact de votre soi-disant "génération sacrifiée" : Je suis en première ligne pour témoigner des moyens financiers, humains et techniques mis à disposition de ces jeunes depuis des décennies (oui, des millions dépensés dans les collèges et lycées pour ces populations. Je vous signale, à titre d'exemple, que le collège où je travaille actuellement met à leur disposition permanente 14 TNI (tableau numérique interactif) d'une valeur totale de 100.000 euros - un dans chaque classe -, deux salles informatiques contenant 50 PC avec connexion internet, une bibliothèque magnifique sur deux étages, des dizaines d'heures de soutien hebdomadaire et tutorats en tous genres (qui coûtent beaucoup d'argent à l'État car payés en heures supplémentaires), un service de restauration quasi gratuit, des voyages scolaires (musées, voyages en Espagne, en Italie, en Angleterre et en Allemagne, pris en charge par le foyer socio-éducatif ) etc, etc, etc. Je continue ? Les autres enfants de la commune (qui ne vivent pas dans la cité) sont loin d'avoir ce genre de privilèges. Malgré tout, ces jeunes des banlieues (comme vous les appelez) n'ont que la haine de la France à la bouche. Leur seule référence est «le bled ». Leur seul désir : imposer leur culture en remplacement de notre culture nationale. Ils ne s'en cachent même plus : ils le revendiquent comme une fierté. Leur communautarisme rend inopérant toute tentative d'instruction et d'intégration. Quel que soit le sujet que j'aborde, en histoire, en géographie ou en éducation civique, je ne rencontre de leur part que mépris et hostilité vis-à-vis de notre passé, de nos valeurs, de notre vision de la démocratie. Je n'ose même plus prononcer le mot « laïcité » en classe, de peur de les voir me vomir dessus ou pire, m'insulter. La plupart des collègues ont abdiqué depuis longtemps. Hélas, j'ai cru un temps, comme vous, qu'il était possible de leur transmettre connaissances, sagesse et foi en l'avenir de notre communauté nationale. J'ai renoncé. Je suis tous les jours confrontée aux discours les plus intolérants qui m'aient été donnés d'entendre : propos haineux à l'égard des français, des juifs, des femmes, des homosexuels... L'évocation du terrorisme fondamentaliste les fait sourire (dans le meilleur des cas) quand ils ne font pas ouvertement, en classe, l'apologie de l'État islamique et de la charia. Notre Histoire ne les intéresse pas. Ils ne sentent aucun passé, ni aucun point commun avec les « sous-chiens » et les « faces de craie » comme ils nous appellent. Retournez donc à l'école ne serait-ce que pour un petit stage d'une journée... vous serez convaincu."

Mon commentaire : Idem, si vous voulez des réponses à vos questions, je vous invite à vous rendre aux audiences correctionnelles statuant sur les comparutions immédiates, c'est-à-dire sur les flagrants délits. La démocratie a-t-elle encore le pouvoir et l'autorité pour changer ce que cela nous révèle de l'évolution de notre société qui est la conséquence des causes que nos intellectuels bienpensants ont souhaitées  ?  Allez, vous avez 3 heures pour remplir votre copie.

Concrètement ce qui a dérapé aux États-Unis s'annonce ici avec les mêmes mécanismes sociaux instrumentalisés par les mêmes récupérateurs au nom des mêmes dogmes pour déboucher sur les mêmes ruptures avec une contre-culture entraînant la perte de repères structurants. Ici, les militants de la destruction de l'Etat/Nation s'allient avec les islamistes politiques pour parvenir à leur objectif. Le rétablissement des valeurs de la République passe par l'affirmation de son autorité et du respect qui lui est dû. Encore faut-il une volonté politique pour y parvenir. Or, c'est un combat perdu à l'avance. Outre que l'on ne revient jamais en arrière, la pandémie de la Covid 19 a précipité nos sociétés dans une autre forme d'organisation sociale. Par ailleurs, huit milliards d'humains, bientôt onze, génèrent des flux de population inévitables qui libanisent la planète. A terme, la disparition de cultures fédératrices déstructurées systématiquement  laissera place à une population de consommateurs de subsistance, financée par des monnaies sans corrélation économique, dépendante de fournisseurs mondiaux qui capteront un pouvoir organisé autour de désirs orientés lorsqu'ils ne seront pas simplement dirigés, au profit de trafiquants d'idéaux et de gangsters opportunistes. Les auteurs de science-fiction ne se sont jamais trompés.

oct
21

Regardons.

Par gilles.huvelin le 21/10/20
Dernier commentaire ajouté il y a 5 jours 11 heures

Ceux qui sont sortis de nos frontières et ceux qui entrent chez nous sont unanimes: notre pays est fabuleux. On peut y travailler ou pas, nous avons une médecine, une prise en charge, un système scolaire qui nous sont enviés par 3/4 de la planète et nous sommes non seulement toujours en train de râler mais en plus nous ne savons pas quoi faire pour bousiller ce pays. Nous nous accordons à dire que nous sommes un peuple ingouvernable. Mais au juste pourquoi ? Faisons un tour d'actualité et un bref inventaire. Dernièrement la Cour des Comptes dénonce la sclérose qui s'empare des recrutements et du régime légal des agents contractuels hors statut que l'Administration rigidifie à toute vitesse ! On la vire par la porte, elle revient par les lavabos. De même si on arrive à créer une vraie police municipale, n'oublions pas qu'elle avait déjà réussi précédemment à la faire intégrer à la Police Nationale. Et aucun ministre n'a jamais réussi à fermer la Préfecture de Police de Paris qui reste un Etat dans l'Etat. Ce fut grand cas déjà de supprimer le Quai des Orfèvres et de sortir ses brigades de son giron. Je me demande si le déménagement du Tribunal Judiciaire de Paris n'a pas été motivé aussi par ce but. Seule la destruction complète de ce qui constitue le squelette de notre administration nous fera échapper au sort du Venezuela dont nous usons des mêmes recettes. D'ailleurs plus personne ne parle du Venezuela, cela reviendrait à nous décrire la pente sur laquelle nous sommes. Nous pouvons tout dire de notre endettement national qu'il s'agisse du Budget de l'État ou de la Sécurité Sociale pour nous rassurer sur son avenir. L'argent coule à flot coûte que coûte contre les conséquences de la pandémie. La dévitalisation de la motivation, la négation de la sélection économique ont des effets pervers. Nous versons das le collectivisme allègrement avec l'acquisition de la mentalité qui va avec. Les stagiaires que nos universités imposent font de l'absentéisme et les élèves avocats ont des exigences surréalistes, refusant par exemple d'ouvrir le courrier ou de prendre en charge le tri des mails. On est pour le reste dans le "job definition". Si un tronbone tombe par terre, personne n'étant chargé de le ramasser, il restera par terre. Là où le bât blesse, c'est le sort de notre balance commerciale. Nous sommes dans la 16e année consécutive de déficit grave. La désindustrialisation du pays est actée. Relancer l'activité sans le tourisme dont l'absence démontre que notre pays est un devenu un parc d'attractions à l’arrêt, repose sur la relance de la consommation. C'est le moment où notre bien pensance gauchiste et administrative réclame plus de prélèvements sociaux et d'impôts toujours pour plus de moyens pour la fonction publique, la plus lourde des pays de l'OCDE, qui prélève la part la plus importante du PIB au monde, laminant les revenus nets. Elle a généré une administration colossale, notamment celle en charge de la redistribution de 30% du PIB. Elle a phagocyté les politiciens, elle s'auto-gouverne, protégée par la garantie de sa neutralité qu'elle a transformé avec l'action de ses syndicats en indépendance. Elle ne maîtrise et ne contrôle rien. Elle paie. Avec l'argent du secteur privé qui est écrasé par 8000 normes, 72 Codes, 200 ans de législation accumulée. On est arrivé au bout d'un système post seconde guerre mondiale, dirigé par des personnes sorties de l'université pour entrer dans une école de fonctionnaires chausse-pied qui les versent directement dans une carrière fait d'entre soi et hors sol, dont la classe politique est pour 75% d'entre elle issue. Le problème est que ce modèle gangrènent ce qui reste du secteur privé. Là où son Code du Travail fait 3700 pages, celui de la Suisse, ce pays qui va si mal, en fait 70. Et personne ne se pose la question de savoir si ça n'aurait pas par hasard un rapport avec notre chômage, l'atonie de notre économie, la faiblesse de notre compétitivité. Pour la bonne et seule raison que les entrepreneurs n'ont pas droit de cité sur ce terrain. Ce sont des esclavagistes. Et la remise en cause de nos relations au travail dans l’entreprise reste fondamentalement tabou au nom d'une lutte des classes absurde qui depuis la révolution de 1789. Cela plombe la société française. Ce qui est complètement absurde car peu importe la majorité élue, l'Administration inamovible et ses syndicats restent les mêmes avec les mêmes objectifs, leur ambition de carrière et leur décompte de points de retraite. Que voulez-vous espérer pour dynamiser à nouveau notre pays avec des personnes qui ne sont pas responsables de leur fin de mois ? Quelque soit le sujet nous constatons la lâcheté des autorités. Tout le temps et pour tous les sujets, elles les laissent pourrir jusqu'à l'insupportable. Fermer l'ENA, l'ENM, instaurer le « spoil system », abolir le statut de la fonction publique que les gouvernements ne dirigent plus depuis 50 ans, qui va y parvenir ? Si nous continuons ainsi, nous mettrons en route les mécanismes parfaitement connus des historiens qui mènent à l'émergence d'une dictature. Déjà nous pouvons en identifier les prémisses et nous voyons les jalons. Je vous recommande le livre de Philippe BONNET intitulé "Demain la dictature" paru aux Presses de la Délivrance. il y fait l'analyse depuis l'antiquité des dictatures jusqu'au putsch de Mai 1958 et sa suite. Ne confondons pas la dictature, qui est mis en place par la démocratie et la tyrannie qui résulte d'une prise de pouvoir illégale. Retenons que l’Etat de Droit ne peut pas rester le même en temps de paix et lorsqu’il est nécessaire d’opérer des réformes de fond indispensables bloquées depuis plus de 50 ans et remettre sur les rails un pays qui perd ses repères.

Par gilles.huvelin le 19/10/20
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Churchill disait:

- Ne cédez jamais à la déception, --
- Choisissez de vous élever,
- Travaillez,
- Soyez joyeux,
- Ne soyez pas méchant.

Et Gustave Flaubert dans les "Lettres à Louise Colet":

"Ne nous lamentons sur rien.
Se plaindre de tout ce qui nous afflige ou nous irrite, c'est se plaindre de la constitution même de l'existence."

J'ajoute:

- La tolérance conduit à l'intolérable.
- Ne soyez pas complaisant.

Par gilles.huvelin le 12/10/20
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"Le Banc sur la falaise" de notre confrère Etienne Tarride publié par les Éditions L'Harmattan.
Je l'ai lu avec un plaisir gourmand. Je lui trouve un ton et une ambiance particulière qui m'a rappelé par moments les descriptions d'Exbrayat et les envolées de Livingston. Regressif comme une tarte aux prunes automnale je l'ai savouré d'une traite cet excellent témoignage de la transition économique de nos bourgs et villages avec les mécaniques sociologiques trop souvent escamotés qui l'accompagne.
J'espère que ce livre trouvera ses lecteurs car il est d'une écriture agréable décrivant bien son époque, si finement ses acteurs, ses manipulateurs, ses idiots utiles et ses figurants. Et il donne envie de trouver ce banc sur la falaise dont le charme inénarrable est si bien rendu par un auteur inspiré. Ce livre est vraiment bien écrit. A déguster avec son café à la place de ses chocolats préférés.

Par gilles.huvelin le 09/10/20
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Par gilles.huvelin le 09/10/20
Dernier commentaire ajouté il y a 2 semaines 3 jours

Chers Amis,

Voici le nouveau numéro du M@G DES AVOCATS n° 46 Le BARREAU de FRANCE n° 379 du 3e trimestre 2020.

Je vous en souhaite bonne lecture.

Vos articles seront les bienvenus avec votre photo et des photos d’illustration.

A vous lire,

Recevez toutes mes confraternelles amitiés.

Jacqueline SOCQUET-CLERC LAFONT
Directrice de la Publication,
http://www.anased.fr/publications/le-mag-des-avocats.html

Avocat à la Cour de Paris
Ancien Membre du Conseil de l'Ordre
Ancien Membre du Conseil National des Barreaux
Présidente de l'ANASED
36, rue de Monceau
75008 - PARIS
Tél. 01 42 25 30 22  - Tlc. 01 45 63 69 66
avocat@socquet-clerc.fr
www.anased.fr

Par gilles.huvelin le 30/09/20
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Jamais l'élection au Bâtonnat et au Vice-Bâtonnat du Barreau de Paris n'a eu autant de portée symbolique.
Jamais l'exigence d'unité de la profession n'a été aussi forte depuis les cinq dernières décennies. Il y va de notre solidarité avec les plus faibles des membres du Barreau et avec les justiciables, acteurs économiques ou non, en cette période troublée par une pandémie persistante.

Il y va aussi de nos libertés autant que du sens et la portée de notre serment dans nos débats avec la magistrature sur notre place dans l'oeuvre de justice et avec la Chancellerie et le Parlement pour notre rôle de garant des droits dans la société du 21e siècle. Cette fois, il ne faut pas que notre Bâtonnier et Vice-Bâtonnier soient élus par une majorité de 30% de votants divisés entre deux binômes candidats. Il faut un véritable plébiscite, une élection référendaire affirmant haut et fort notre unanimité.

Je considère que cette année il faut un plébiscite. Une élection référendaire pour affirmer notre unité qui ne peut se traduire que par l'expression de porter une représentation indiscutable par nos interlocuteurs. Si nous n'y parvenons pas alors que la profession est en danger politique, économique et social, je doute que l'on puisse me dire que je me suis trompé lorsque l'on en fera l'autopsie.

Jamais la nécessité de nous réunir autour de candidats qui sont déjà soutenus par ce que notre métier a de plus emblématique me parait utile et vivifiant non seulement pour notre Ordre mais aussi pour les avocats qui ont besoin de se retrouver fortement ensemble.

Et il n'est pas possible de réunir la profession en se prévalant de partager les choix de forces politiques qui défilent habituellement avec l'UNEF ,la France Insoumise et le Syndicat de la Magistrature.

Nous avons le même serment et nous avons les mêmes défis à relever. Cette élection n'est pas celle de la gauche contre la droite. Elle est uniquement celle de la représentation de la force morale de notre Barreau pour la défense des droits.

Julie Couturier et Vincent Nioré sont les meilleurs d'entre-nous. Je partage en tous points les commentaires de nos confrères soutien de leur candidature. Par leurs engagements, leur parcours, leur mode d'exercice, ils sont proches de la façon dont une très large majorité des avocats travaillent aujourd'hui.
Ils incarnent parfaitement notre profession dans ses préoccupations quotidiennes. Nous nous reconnaissons en eux. Nous les avons côtoyé un moment ou un autre. Ils n'ont jamais été avares de leur conseil que leur expérience nous recommandait, Julie Couturier pour les voies d'exécution, Vincent Nioré pour la défense pénale.
Ils seront les candidats élus pour le Bâtonnat et ĺe Vice- Bâtonnat qui enverront le meilleur signal à toutes les institutions.
Pour ce faire, ils doivent être portés par nous tous. Nos confrères Autain et Lepetit ont certainement compris que leur candidature (devenue politique au fil de leur campagne) n'avait plus de sens dès le moment où celle de Julie Couturier et Vincent Nioré s'est manifestée, même si celle-ci est postérieure.
Des candidats potentiels se sont abstenus pour soutenir ainsi de facto Julie et Vincent.
Il revient à Xavier et Clotilde de faire ce choix et de symboliser ainsi notre unité et de la porter à la face de tous, au lieu de tenter de rameuter l'extrême gauche politicienne en adoptant une attitude outrancière pour se maintenir en contruisant une opposition pour cette élection qui devait rester professionnelle. Elle ne comportera qu'un tour puisqu'il n'y aura pas d'autres candidats pour les raisons que je viens d'exposer et leur maintien jusqu'au boutiste n'est pas souhaitable pour exprimer un soutien totale à une représentation indiscutable de notre métier.
Le retrait de Xavier et Clotilde avant le scrutin leur aurait valu un crédit pour les élections à venir après avoir nourri un débat d'idées nécessaire à la vie de nos principes et pour relever nos défis communs. Il leur est encore temps de ne pas manquer à notre Barreau.
Il ne faut jamais se priver d'un geste décisif pour la profession, pour son unité, qui ne peut peut-être que l'expression d'une claire unanimité pour cette élection qui ne connaitra, je le répète, qu'un seul tour par ailleurs quoiqu'il arrive.
Je suis certain que nous avons besoin d'une l'unanimité sans faille pour porter un message fort face à toutes les institutions. Xavier et Clotilde seraient bienvenus d'apporter avant le scrutin le soutien qui scellera l'élection de Julie et Vincent pour incarner cette unité au soir du 1er tour des élections ordinales. Se maintenir dans le contexte actuel ne serait pas une erreur mais une faute.
Force doit rester aux droits.
Soyons unanimes à le dire fortement en votant ensemble pour l'affirmer.
Les avocats doivent être patriotes pour leur profession et personne ne doit manquer le rendez-vous !
Je dis avec Yourcenar :"Poignardons l'ego." Et soyons tous capables de nous comporter au moment où notre métier est en danger, politiquement, économiquement et socialement de nous comporter comme des Hommes d'État.

Par gilles.huvelin le 22/09/20
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Notre Garde des Sceaux a mis beaucoup d'eau dans son vin en enfilant son costume de ministre. En un mois il a été phagocyté par son administration dont l'organigramme ressemble à une usine à gaz.

La suppression de l'ENM est passée à la trappe. Elle aurait pu donner l'impulsion à la suppression de l'ENA. Pour faire avaler la couleuvre, la bonne idée réside dans la désignation de notre Confrère Nathalie Roret, Vice-Batonnier du Barreau de Paris pour prendre la direction de l'Ecole Nationale de la Magistrature. J'ai beaucoup trop d'estime pour elle pour penser que nous sommes là uniquement dans le symbole. C'est un pas dans la bonne direction de la rencontre des deux professions qui veulent normalement la meilleure application de la loi. Je ne sais pas quelle sera sa marge de manoeuvre mais je connais la faculté dont notre administration dispose pour se défendre de toute perturbation et absorber toutes les tentatives de réforme. Un siècle d'histoire nous a enseigné sur ses capacités d'emprise et de récupération. L'épisode Charlotte Bilger en dit long sur les capacités de nuissance politico-administratives du sérail ou je me trompe ?
A l'heure où il est demandé une formation initiale et continue ainsi qu' une information commune pour les magistrats, juges, avocats et juristes de tous poils afin de permettre les passerelles entre les différentes professions du droit, l'ENM est sanctuarisée. Il fallait la supprimer. Ne permettre l'accès à la magistrature que par un tour extérieur réservé aux juristes en entreprise et aux membres des professions juridiques réglementées ayant plus de 20 ans de pratique, était une urgence absolue. De même il faut en finir avec l'indépendance du pouvoir régalien qui est l'essence même de l'État après la Défense du territoire, des personnes et des biens, à savoir la Justice. C'est en plus d'une hypocrisie totale. Pour avoir entendu, certes il y a 30 ans, une conversation au cours de laquelle des magistrats proposaient à un autre, légion d'honneur et promotion dans l'Administration pour son gendre, je sais à quoi m'en tenir. On ne donne pas son indépendance à quelqu'un qui n'est pas responsable de ses fins de mois !

Nos magistrats détenteurs de l'Autorité judiciaire ont pris le pouvoir judiciaire, dont un bonne part pour en faire une arme politique. Ils ont imposé leur irresponsabilité et les mieux éduqués dissimulent mal leur mépris pour les avocats.

Napoléon disait:." Je préfère une loi mal faite qu'une loi interprétée."

Avec l'ENA et l'ENM nous avons les deux !

Je suis de tout coeur avec Nathalie Roret qui va incarner pendant cinq ans l'ENM à la tête d'un Conseil d'Administration d'ores et déjà acquis aux voeux du Garde des Sceaux et pour laquelle les syndicats de magistrats unanimes ont sans tarder attesté de leur bonne volonté, de même que Philippe Bilger a fait part de son adhésion sans faille à une nomination qui le ravit dans un article publié sur son blog, qui résume toute sa joie.

Par gilles.huvelin le 21/09/20
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Tous les économistes vous le diront: dans tous les pays, plus vous avez de fonctionnaires, plus vous avez de lois, plus vous avez d'impôts, de prélèvements et plus vous avez de contestations et de conflits sociaux. La cause en est le laminage constant du revenu net.
L'Administration génère de l' administration pour maximaliser son pouvoir, ce qui exige "plus de moyens". Elle a mis la main sur l'Hôpital et la Santé publique, où elle sévit avec 33% de sureffectif par rapport aux autres pays de l'O.C.D.E., avec pour mission de nous inculquer et faire répéter aux médias que nous avons le meilleur système. Ce qui est aussi inexact que de prétendre que 70% du coût global de la fraude connue à la Sécurité sociale n'est pas le fait du corps médical.
L'Administration avait détruit l'enseignement publique du français en imposant notamment la lecture globale car la hierachie administrative est doublée d'une hiérarchie syndicale idéologique qui est devenue dans l'ensemble du secteur public une véritable police politique.
Elle a tué l'industrie par les impôts de production, les prélèvements sociaux et une accumulation de normes paralysantes pour justifier de nouvelles administrations. Elle s'apprête à tuer l'agriculture.
L'Etat est incapable d'autorité, il achète la paix sociale dans son administration et impose ses mêmes démissions au secteur privé dont les représentants sont eux-mêmes sortis d'écoles où ils ont appris qu'ils étaient les meilleurs.
L'Etat est devenu lâche et laisse pourrir les situations quelque soit le sujet. Son mot d'ordre est pas de vague. Plus d'impôts, de prélèvements et...1/3 des charges sociales ne sont pas contributives !
C'est toujours plus de dépenses donc de déficits pour moins d'efficacité. Chaque décision, c'est une loi de plus et une administration en plus. Ça dure depuis plus de 70 ans. Il y a des tonnes de livres pondus là-dessus et on ne compte plus les rapports de la Cour des comptes.
Il faut constater que les ministres ne gouvernent pas leur administration. Ils n'ont pas l'autorité pour le faire après l'accumulation de 90 ans de législations destinées à assurer l'indépendance des services et organismes avec des règles iniatialement mise en oeuvre pour garantir leur neutralité. Pour les mêmes raisons notre statut de protection des fonctionnaires a fini de rendre l'Administration autonome puis indépendante.
Les subventions aux associations dont une part financée pour leur faire réaliser des fonctions que le secteur public et collectivités locales doivent assumer, c'est 42 milliards d'euros par an !
Que les syndicats, les partis politiques soient sous perfusion de financements publics ou de rackets institutionnalisés des entreprises leur retire toute légitimité. Ils nous sont imposés. Cela confisque le débat social, détruit la démocratie. On finance la médiocrité pour lui donner une légitimité.
Cerise sur le gâteau, on apprend que l'État et ses services sociaux ne contrôlent pas l'usage de l'argent distribué, qu'ils n'ont pas et pour lequel ils empruntent. Alors là, on a atteint le fond. Rien ne changera donc tant que le pays ne sera pas complètement dévitalisé et ruiné ?
Notre Code du Travail fait 3700 pages alors que le même en Suisse en réunit 70. Vous savez, ce pays qui va si mal aussi: plein emploi, assurances sociales sans déficit, salaires net trois fois plus élevés. Personne en France ne dira qu'il pourrait y avoir un lien entre l'épaisseur de nos Codes, notre chômage et notre manque de compétitivité. Constat fait partout ailleurs dans le monde.

Le droit était civilisateur et structurait la société. Aujourd'hui le quotidien revendicatif de minorités façonne le droit. Nous sommes passés de la lecture de la Déclaration des droits qui fondaient nos devoirs collectifs à la défense de droit individuels de nuire érigés au rang des libertés publiques grâce à une interprétation idéologique de la même Déclaration de 1789.

La "cancel culture" promue par nos marginaux est la suite de la déconstruction inventée par Derrida et Foucault qui fait fureur encore aux USA. Le terrorisme intellectuel de gauche la véhicule. Son but est la destruction de tout ce qui structure notre société avec l'objectif de le remplacer par rien. Le néant est son but. Fabuleux.

Pris dans cet étau qu'elles sont les chances que nous avons de voir le pays se redresser économiquement et donc socialement, tant que l'effet repoussoir des extrémismes pérennise l'ENA, créée en 1946 pour éviter la prise de contrôle de la France par les communistes à la sortie de la guerre ? Heureusement le secteur privé a Sciences Po, dont une part non négligeable du Barreau est issue. Ils s'entendent généralement très bien avec la Haute Administration. "L'important est de dire les choses avec modération. On ne se fâche avec personne. Tout est dans l'apparence. C'est élégant, on fait des colloques entre gens de bon aloi. On passe pour un esprit ouvert. On redige des articles. On a la considération de ses contemporains. On fait semblant entre gens bien élevés de vouloir réformer les choses. Puis il ne se passe rien et tout le monde est satisfait."

Au lieu de parvenir à une révolution libérale nous sommes parvenus à la mise en oeuvre d'un dispositif global collectiviste qui a miné à son tour maintenant tout le secteur privé. Du moins celui qui n'est pas déjà mort mais qui n'a plus les moyens de se barrer. Resteront vraisemblablement à terme que ceux qui n'en ont pas les moyens face aux racketteurs publics et privés associés, toujours plus avides plutôt que de se remettre en cause.

C'est comme cela que peu à peu nous nous enfonçons dans une forme de médiocratie molle dont on ne sait plus se sortir. Ça me fait penser à la "gelly"des desserts anglais. Pourquoi accepter de trouver la couleur belle et se forcer à en manger. Parce que l'on est poli et que ça se fait. Concrètement les évolutions vont plus vite que les capacités d'adaptation. Accepter de voir bouger les autres, c'est risquer de perdre le pouvoir et de se retrouver ringardisé. L'immobilisation est une stratégie de survie contre la compétition. Choisir une modernité contreproductive, inadaptée ou mettre en place des moyens obsolètes, choisir des solutions inadaptées font partie des dispositions qui permettent de pérenniser l'inefficacité et même d'augmenter la taille du fromage. L'incompétence militante sur fond d'ignorance de la pratique et de la réalité vécue par les autres est le fait de médiocres satisfaits de leur apparence de semblant de pouvoir ou d'autorité. Et comme le disait Ferré, "il n'y a pas qu'au guignol qu'il y a des planches, il y a aussi dans ces coins là".
Les générations passent, sauf que leur barrage contre tout ce qui bougent contient de plus en plus d'attentes qui débordent. Comme le disait JFK: "empêcher les réformes pacifiques conduit aux révolutions violentes." Et l'on sait qu'elles conduisent à des dictatures.

La démocratie impuissante, inepte, récolte toujours ce qu'elle ne sème pas.