gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 16/09/21
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Un policier regarde la foule à travers ses lunettes de réalité augmentée. Les rectangles verts encadrent les visages et donnent tous les noms. Si un papier est jeté par terre, la séquence permet de débiter la contravention directement sur le compte bancaire ou retenu sur salaire de l'auteur. On est en Chine.

Paris. Un policier municipal voit dans le nord de Paris un homme uriner sur la façade d'un immeuble. Comme il est avec deux collègues, il se sent autorisé à interpeller l'individu et à établir une contravention. Devant le déploiement de force, le contrevenant accepte de décliner son identité. Il déclare qu'il s'appelle Donald Duck, mais n'a pas ses papiers d'identité et donne pour adresse le 15 avenue de Suffren. Consciencieusement le fonctionnaire qui n'a pas le pouvoir de contrôler quoique ce soit, rédige son procès-verbal qui ira directement à la poubelle. Un peu plus loin, la police nationale verbalise un cycliste qui roule n'importe comment y compris sur le trottoir avec des yeux vitreux. Il est sympathique, il a accepté de s'arrêter. Il n'a pas de papier d'identité à présenter. Les policiers pourraient l'emmener au Commissariat pour vérifier qu'il s'appelle bien Robert Duchenne habitant à Gentilly à 10 km de là. Comme la protection des données interdit la mise sous fichiers croisés les personnes présentes sur le territoire, c'est beaucoup d'effort pour rien d'autant que le quidam n'est pas obligé de dire quoique ce soit, donc les fonctionnaires font comme si. Il aurait pu avoir une quantité qualifiée de faible de cannabis sur lui que ce serait pareil en pratique pour la même raison.
Si vous refusez ou si vous ne pouvez pas justifier votre identité, vous pouvez être retenu, sur place ou au commissariat de police, pour une vérification.
La vérification d'identité ne doit pas dépasser 4 heures depuis le début du contrôle (8 heure à Mayotte).
L'OPJ ou APJ sous son contrôle, doit vous donner la possibilité de fournir votre identité par tous moyens.
Vous pouvez présenter de nouveaux papiers, faire appel à des témoignages.
Vous avez le droit prévenir le procureur de la République et toute personne de votre choix.
Si vous maintenez votre refus ou s'il n'y a pas d'autre moyen d'établir votre identité, le procureur de la République peut autoriser la prise d'empreintes digitales et de photos. Et puis c'est tout.
(Refuser de se soumettre à la prise d'empreintes digitales ou de se faire photographier est passible de 3750 € d'amende et de 3 mois de prison.  Et là seulement ça devient un délit qui permettrait le déferment la comparution immédiate. )
Sachant qu'en France d'une part il est possible de refuser la prise d'empreintes digitales lors de l'établissement d'une carte d'identité et d'autre part que les autorités de Police ne peuvent y accéder directement pour identification. Seules les personnes recensés sur les fichiers légaux répertoriant des auteurs de crimes et délits ont des empreintes qu'elle peut comparer y compris à distance sur leurs tablettes, mais vous pouvez refuser tant que le Parquet ne vous l'a pas ordonner sous peine de sanction.
La loi donne clairement aux délinquants le droit de se payer la tête des forces de l'ordre. Résultat ?
Sur le terrain et concrètement, il ne se passe rien. J'en veux pour preuve ce dont étant piéton, je suis témoin.
Hier, c'était le top du genre au plus bas niveau du quotifien: Noeud gordien de circulation à une Porte de Paris. Quatre policiers nationaux font de la figuration à côté de leur minibus. Un livreur avec son gilet jaune, excédé descend de son camion et fait la circulation pour dégager le carrefour. Une ambulance en alerte essaye de se frayer un passage. Les fonctionnaires n'ont pas bougé un cil.
Le gouvernement après le "Grenelle de Beauvau" se flatte de pouvoir sanctionner sur place des faits délictueux par une contravention, c'est en réalité par conséquent du pipo, (en plus les montants fixés sont dérisoires). Imaginez l'effet d'une contravention sur le consommateur, dans la rue ou le métro, de crack ou encore d'un drogué à l'héroïne ou de la cocaïne qui se l'injecte en public sur le trottoir ou dans le recoin d'uje porte cochère. Et l'impact sur un vendeur afghan sans plus de papier que de domicile fixe proposant des cigarettes de contrebande à la sortie des tramways devant un collège ?

Il fallait correctionnaliser tous ces comportements et le fait de ne pas vouloir justifier son identité avec comparution immédiate devant un OPJ de permanence comme aux États-unis dans certaines villes. Ces actes répréhensibles devraient être sanctionnés par de lourdes amendes converties en jours de prison immédiatement à défaut de non-paiement sur le champ.

Bien entendu, il a été fait le choix de l'inefficacité. Quel message cette démission envoie ? Le gouvernement renonce au rappel à la loi dont il ne fallait pas être grand clerc pour prédire l'inefficacité pour renforcer la liste des "connus des services de Police". Partie de bonneteau polititocarde qui trompe qui ?

Et je ne parle pas ici de le refus idéologique d'utiliser les technologies disponibles qui permettent de combattre les crimes et les délits autant que la plaie qui mine notre quotidien, les fameuses "incivilités".

Tout cela est totalement lamentable dans une société à qui il est imposé une délinquance de rue comme s'il s'agissait d'une redistribution sociale normale ou une criminalité culturellement supportable.

Après on feint de s'indigner du succès de librairie d'un polémiste qui de la pointe de sa plume écrit un Z qui veut dire Zemmour !

Par gilles.huvelin le 08/09/21
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Celui dont je parle d'abord relie le Turkménistan à l'Inde en passant par l'Afghanistan et le Pakistan. Raison pour laquelle sans doute le Pakistan entretient de bons rapports avec les Talibans qui assurent la sécurité d'une source d'énergie indispensable aussi au pays qu'ils dirigent maintenant. Il a aussi l'avantage de pacifier les rapports entre le Pakistan et l'Inde. Dans ce contexte, le départ de Kaboul des américains se comprend mieux. Les pays du gazoduc se tiennent par la barbichette. Retenons que la prolongation du gazoduc vers l'Iran et la Chine est prévu. Ce qui élargit considérablement son importance.
Un second gazoduc change la donne, cette fois en Europe. Il s'agit du "Nord Stream 2", partant, à travers de la Baltique, de la Russie pour parvenir en Allemagne qui en est dépendant, pour avoir délaissé délibérément peut-être même à des fins géopolitiques sous couvert d'un alibi écologique d'ailleurs très discutable, la production d'énergie issu du nucléaire. Très intelligemment Mme Merckel a détourné le débat géopolitique sur l'énergie propre, en évoquant que le gaz était plus propre que le charbon, ce qui est relativement vrai et du nucléaire, en mettant ses déchets dans la balance. Le débat en faveur du nucléaire dont la technologie évolue constamment permettant le retraitement des déchets avec le fonctionnement des EPR qui le démontre, ainsi que la perspective d'accéder à l'energie inépuisable qu'offre la fusion nucléaire, sans aucune production de CO2, ni déchet. Tout cela c'est de la technologie française.

Les États-unis sous Trump comme Biden, ainsi que la France se sont déclarés opposés à l'achèvement de ce gazoduc du fait des sanctions toujours nécessaires contre le pays de la mafia du Kremlin. Encore aujourd'hui elle menace les pays Baltes au mépris des conventions internationales sur les exercices militaires.
L'Allemagne aide malgré tout économiquement délibérément la Russie qui viole les droits de l'homme et le droit international avec un cynisme total. Mme Merckel sauve aussi politiquement M.Poutine chez lui. Un jour l'Histoire nous dira pourquoi. En attendant, ce gazoduc donne à la Russie la possibilité d'étrangler l'Ukraine dont un gazoduc passant par son territoire ravitaille l'Europe, lui assurant également une source d'énergie et un milliard de rente annuelle. Jusqu'au moment où M. Poutine pourra changer d'avis, les dictateurs russes ne respectant jamais leur engagement. Conséquence prévisible: l'Ukraine passe au nucléaire. Elle va construire cinq centrales. Ce sont les USA qui leur fourniront, le marché a échappé à la France. Le combat de Mme Merckel démagogique contre le nucléaire est donc une escroquerie politique mais pas seulement comme je viens de l'évoquer.

Le gaz est un cavalier du jeu d'échecs stratégique mondial. Mme Merckel est une amazone pas si inattendue puisqu'elle a toujours favorisé son "dialogue", en russe, qu'elle parle couramment, avec la nouvelle union soviétique. Là où le lecteur peut être consterné, est la découverte de la directive de l'U.E. favorisant le gaz comme une energie verte qui vient d'être publiée. Bruxelles a peur de la nouvelle URSS qui piétine ses opposants, truque les élections, dépèce la Géorgie et l'Ukraine, viole l'espace aérien de ses voisins européens, fait de ses pressions militaires constantes une règle comme la Chine également communiste. La Chine est la 3e puissance économique mondiale derrière les États-unis et l'Union Européenne. L'Europe a peur de Poutine alors que la Russie a un PIB très inférieur à celui de l'Italie. En 2021, la Russie est en 11e position , après la Corée du Sud. Dans les pays ayant le PIB les plus importants, la France est 5e devant le Royaume-Uni. La Russie est 73e rang des pays polluants sur les 79 pays industriels de la planète, alors que nous avons la 4e place, parmi donc les moins nocifs par l'emission de CO2 notamment, la palme revenant à la Suède, tandis que la Chine est 45e. Le Kremlin nous piétine l'aorte, mais c'est tout ce qu'il peut faire. Et nous le laissons continuer impunément, avec l'appui médiatique chez nous d'intellectuels qui n'ont ce nom uniquement parce qu'ils ne savent pas se servir de leurs mains, parmi lesquels des escroécologues verts.

Afin de permettre une meilleure lecture de l'état mondial de l'économie, vous trouverez ci-dessous le lien utile qui va vous ouvrir les yeux sur la réalité: les états libéraux se portent à tous points de vue beaucoup, beaucoup mieux que les pays communistes et que toutes les dictatures. Bonne lecture

https://www.journaldunet.com/patrimoine/guide-des-finances-personnelles/...

N'hésitez pas à faire des recherches vous-même sur le Net pour plus détails. Ni la Chine ni la Russie ne sont dans les 30 premiers pays dans le classement du PIB par habitant et autres surprises. Nous sommes mal géré, mal gouverné et mal commandé et malgré tout cela la France est enviable. Quel gâchis. Ce gâchis s'appelle le socialisme, la bureaucratie et l'incompétence.

La conséquence est tragique: nous avons laissé la prédominance du fonctionnement de Bruxelles, qui se retourne contre l'atome, à Berlin, en échange de sa complaisance pour nos déficits structurels permanents. Nous nous y enfonçons. En plus, comme si ce n'était pas déjà hors de prix et suicidaire, à notre barbe, l'Europe de l'énergie se livre au Kremlin par l'Allemagne interposée. Cette interposition a un prix qui hypothèque l'avenir du continent.
Je ne suis pas certain qu'en livrant l'U.E. de l'énergie carbonée poings et mains liés à Moscou, cela sorte cette dernière de l'influence de la Chine pour autant. C'est plus un jeu de go que d'échecs en définitive et le retour sur cet investissement géopolitique ne sera pas une manifestation par la nouvelle URSS de respect des règles internationales et des droits humains pour autant. Les pays communistes ne les ont jamais respectés. Nous attendons quoi de cette pantalonnade munichoise sinon pour Berlin l'assurance du marché russe pour ses exportations ?

Par gilles.huvelin le 07/09/21
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Auteur: Ivan Rioufol, éditeur: Pierre Guillaume de Roux, publié en janvier 2000. 18 euros.

Il a raison Ivan Rioufol. Son pamphlet est un essai journalistique à propos du mouvement des gilets jaunes; armé d'une plume alerte, vive; il décape. Quel style et quelle voix. Il découpe, hache et pulvérise les " traitres" qui nous gouvernent et il dénonce haut leur rhétorique et leurs procédés. Son constat est terrible et rien ne peut le démentir. Ses propos sur l'immigration et nos intellectuels peuvent difficilement de bonne foi être contestés sérieusement. Nos "élites" autoproclamées et cooptées jouent un jeu inconséquent et intrinsèquement dangereux avec des médias en plus complaisants. A ses yeux nous avons au pouvoir au sens large des politiciens imbéciles et malhonnêtes que les gens des ronds-points ne peuvent plus supporter.

Sauf qu'il a historiquement tort. D'abord, de tous les temps, ceux qui nous ont dirigé ont rarement été des génies, et rarement des hommes d'État, notre pays a toujours été la proie de carriéristes et d'opportunistes, des financiers dont dépend l'investissement dans lequel s'immisce l'argent du crime, ou à côté duquel constamment de nouveaux réseaux sont créés pour parvenir aux mêmes fins, aujourd'hui les crypto-monnaies, notamment.
Par ailleurs cette société de petites gens besogneuses constituant de tous les temps les bataillons et même les armées de "Jacques", a toujours perdu leur combat politique. Sans exception. On ne prendra pas deux fois la Bastille. Depuis, il y a eu les six semaines de Commune de Paris et Adolphe Tiers qui a sauvé deux fois la République, contre la  "populasse" montmartoise et contre le retour de la Monarchie. Oui, ce "petit" peuple, ces fédéralistes, ces girondins, issus de la Province de nos terroirs aux solides traditions a raison. Et c'est pour cela qu'il a aucun avenir parce que le bon sens ne l'emporte jamais. La "classe moyenne" a toujours servi de piétaille à la bougeoisie qui lui a confisqué toutes nos révolutions. Y compris la contestation de mai 1968 qui n'était pas vraiment un soulèvement populaire. Ce n'est même pas un combat d'arrière-garde que nos gilets jaunes ont entamé. C'est le chant du cygne d'une population qui est économiquement moribonde, étrillée, politiquement marginalisée dans sa paupérisation et sa culture. Aujourd'hui le carburant est beaucoup plus cher que lors du début de leur mouvement mais leur épargne ne s'est jamais si bien portée. Leur pouvoir d'achat a augmenté.  Les protestataires actuels du samedi leur ressemblent, mais c'est un mouvement entretenu anti pouvoir à qui de nouveaux slogans sont régulièrement fournis pour entretenir le feu de la contestation. Il a un effet repoussoir. Et même si en 2022 Le Pen l'emportait, ça ne changerait pas le sort des "petites gens" de la première ligne.

Pour la bonne et simple raison que notre pays n'en n'a plus les moyens depuis des lustres. Il ne suffirait pas de réaliser une réforme jusqu'aux racines de l'État, il faudrait ramener le pourcentage global des prélèvements sociaux et fiscaux sur le PIB à 30%. Ce qui impliquerait aussi une réforme du périmètre par défaut de l'État qui permette des économies massives pour redonner du pouvoir d'achat. Évidemment que c'est perdu d'avance. Déjà que les réformes des statuts des dockers, de agents de l'EDF et de la SNCF a consisté à les sortir du giron du droit public pour leur donner les mêmes garanties et avantages effectifs dans des accords d'entreprise et de branche pour éviter toute concurrence sociale, vous imaginez faire disparaître la fonction publique non régalienne ? Alors même que les promesses de supprimer l'ENA et l'ENM n'a conduit qu'au changement de nom de la première et à nommer à la tête du conseil d'administration de la seconde un avocat.
C'est comme vouloir parier sur l'intelligence. C'est voué à l'échec. Donc rien ne changera tant que l'effondrement façon grecque, puis vénézuélienne puis le chaos libanais ne seront pas réalisés, puisque ce pays a tout fait pour se scléroser. Et même, le pouvoir ne reviendra pas pour autant au peuple, il sera entre les mains de mafias tenant des gangsters chargés de les incarner. C'est le retour de l'Albanie du temps de la Yougoslavie qui nous sera garanti.

Le "néo" libéralisme international que le peuple des gilets jaunes maudit, c'est lui qui lui apporte l'eau potable au robinet et tout un confort qui ne lui serait aucunement accessible sans activer ses défauts les plus criants qui sont incontournables pour y parvenir.

Refuser de le comprendre, c'est admettre que des rouges repeints en vert manipulants des ayatollahs "escrologistes" pour tenter de permettre à Poutine et autres dictateurs de "pays démocratiques" de faire rattraper dans tous les domaines les retards de leur société, auraient une autre préoccupation que de vivre en parasite sur le dos des libéraux qu'ils font profession de vomir. Ce sont des violonistes souvent professionnels de l'Orchestre Rouge anti libéral de ce siècle qui ajoutent constamment à notre paralysie des prétextes, des procès en sorcellerie et leurs virus idéologiques.

La sincérité d'Ivan Roufiol n'est pas en cause. Je dis que sa vision tonitruante est parcellaire et oublie que ses indignations sont dans un contexte historique, économique, social, culturel qu'il omet ou qu'il rejette, dans les deux cas par une pirouette. L'avenir de notre société est sombre. Mais ce n'est déjà plus la même société dont nous parlons. Le combat avec les banlieues est commencée, l'État de droit dévoyé remis en discussion.

Les temps, aussi déplorables sociologiquement ou culturellement parlant, ont été fondamentalement transformés par la technologie. Ce qui a changé depuis la fin des trente glorieuses, c'est l'absence d'une capacité de rebond économique par l'arrivée d'un nouveau champ d'expansion. Seuls les ordinateurs quantiques et la robotisation qui forgeront une société que nos esprits épicuriens et individualistes refusent, feront basculer toutes les théories dans un monde inévitable de contraintes et de confort dont les dictateurs chinois bâtissent le modèle technologique. On peut se rouler par terre, ca ne changera rien. La liberté recule devant la possibilité du moindre effort, la sécurité et une garantie d'un mode de vie consensuellement admis sur ces fondements.

Sans remise en cause de notre collectivisme, il n'y a aucun espoir d'y échapper. Sans une révolution libérale, le retour des coups de pied aux fesses et de la méritocratie, c'est bien l'inaptocratie qui régnera au profit des plus médiocres qui ne réclament que confiscations, subsides, du pain et des jeux. Seule la responsabilité de ses fins de mois impliquant la disparition de toutes les formes de statut peut encore sauver la culture, les traditions et l'intelligence de ce pays.

Seule le libéralisme rend au peuple ses capacités. Nulle part le règne de l'argent ne peut peut être abattu sans être remplacé par celui de la misère. Il n'y a pas de règne de l'argent sans banques. La seule question reste alors de savoir si nous voulons faire disparaître l'argent sale du crime organisé en faisant disparaître l'argent liquide et l'anonymat. S'y opposer est un acte de complicité pur et simple. Une telle opposition disqualifie tous les autres discours qui ne sont que des diversions pour permettre la pérennisation d'un système que l'on prétend dénoncer ou combattre, fait de trafics, de corruptions et de blanchiment. Ce système là, a besoin de désordres, de pauvreté et donc d'immigration incontrôlée pour exister afin de mettre la main sur son environnement économique et indirectement ou pas, politique.

Choisissez votre camp. Lisez le livre d'Ivan Rioufol, il donne des sujets de réflexion à propos du pourquoi et du comment de l'état de notre société. Et rappelons-nous, c'est le pouvoir qui fait l'État de droit. Jamais l'inverse. La vraie question est de savoir à qui cet Etat de droit sert d'alibi et à quel fin. Ce qui revient à se demander à qui il profite. Des indices sont dans le livre.

Par gilles.huvelin le 03/09/21
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Et bien je vais vous le dire.
En premier lieu parce que l'endettement de l'Allemagne est revenu à son niveau d'avant Covid. C'est inacceptable. Un tel résultat est issu d'un système qui doit donc être disqualifié. La distance entre l'économie d'outre Rhin et la nôtre s'est creusé quand ?
Quand les 35 heures payées 39 ont été mises en place sous Mitterrand. Pendant que nos voisins entretenaient des formations courtes répondant aux besoins de leur industrie et l'apprentissage, celui-ci était massacré par la gauche française dans le même temps comme étant "l'école du patronat" et il a été créé un "ministère du temps libre".
Les statistiques ont démontré que le temps passé chez nous devant les téléviseurs a augmenté de 2 heures par jour dans la foulée de la réduction du temps de travail.
Dans les années 50 la formation et la promotion se faisaient dans les services publics et en entreprise. Ainsi le Gardien de la Paix pouvait parvenir en fin de carrière au rang de Commissaire divisionnaire ou préfet, un technicien pouvait devenir ingenieur. Dans les années 60,  le choix de progresser recevait une réponse dans les cours du soir. Un employé de Banque pouvait devenir un Expert-comptable et Commissaire aux comptes diplômé. C'était une démarche ambitieuse fondée sur une volonté personnelle.
Nous en sommes où ? 95% et plus de notre économie est constituée de petites voire de très petites entreprises.
Celles où l'absentéisme est immédiatement insupportable lorsque une personne en arrêt maladie représente un dixième, un tiers ou la moitié de l'effectif. Il faut savoir qu'aucune industrie ne peut supporter plus de 3% d'absentéisme, une des raisons pour laquelle la part de l'industrie dans le PIB de notre pays est passée en dessous de 11 %,  moins qu'en Italie (dont le PIB est supérieur à celui de la Russie qui terrorise l'E.U..Heureusement que Merkel a décidé de sauver l'économie russe et Poutine avec le Nord Stream 2, ce qui va donner à ce dernier, en plus, la possibilité d'étrangler l'Ukraine. Un agent russe n'aurait pas fait mieux.) Résultat, aucun employeur ne peut laisser son personnel, ici, faire sa formation pendant le temps de travail. Il est impératif que celle-ci soit faite le soir et le samedi. Globalement, en France, c'est non, les salariés ne le veulent pas. Donc la législation fait peser sur les employeurs la responsabilité de l'employabilité, comme le reste et cette totale prise en charge des salariés constitue un poids devenu insupportable dans l'absolu et pas seulement en terme de concurrence, pour les entreprises qui ne peuvent pas s'autofinanccer et croître dans ce contexte.
La solution pour y remédier est aussi simple que la lutte contre le cannabis. Il faut libéraliser. En supprimant des articles du Code pénal, on supprime des délits. La suppression du salariat, c'est pareil. Sauf que dans le premier cas, c'est une lâcheté donc, on le fera et que dans l'autre c'est un acte de courage politique, économique et social indispensable, donc on ne le fera pas.

Pourtant il est indispensable de supprimer le salariat pour en finir avec l'irresponsabilité statutaire, et l'effet cliqué des avantages acquis.
Aujourd'hui peu de salariés démissionnent parce que beaucoup de ceux qui ne veulent plus travailler dans une entreprise attendent de se faire indemniser sous une forme ou une autre pour partir puis pointer au chômage.  C'est un racket bien rodé que la tarification du licenciement a bien facilité. D'ailleurs, même la gauche ne combat plus le dispositif.

En supprimant le salariat, nous supprimerons les conséquences. Le système social s'en trouvera mieux: les gens responsables de leur fins de mois tombent moins malades. Voire pas du tout, paient leurs congés, constituent leur retraite avec des Caisses autonomes mieux gérées avec moins d'administration avec un meilleur rendement malgré le prélèvement annuel au titre de la solidarité au profit de régimes déficitaires. Les libéraux s'assuraient très bien pour les autres risques avant que notre collectivisme mette la main sur leur Caisse sociale. Depuis ils cotisent beaucoup plus cher avec le régime général, disposant toutefois moins de droits puisqu'ils ne sont pas éligibles au chômage. La suppression du salariat, c'est la liberté des travailleurs, la liberté, c'est la responsabilité. La responsabilité, c'est se prendre en charge, c'est assumer des devoirs pour avoir en retour des droits et une rémunération. 

Nous n'avons plus les moyens, non seulement d'être socialistes, mais aussi tout simplement de faire du social, sans accumuler plus de dettes. La première chose à faire serait de supprimer les allocations familiales. Fonder une famille ne se conçoit pas à charge de la collectivité même si dans notre pays 10 personnes, à peu près, sur 10 sont d'accord pour recevoir l'argent des autres.

Ce n'est pas un projet de société que j'énonce, c'est une exigence pour sauver ce qui reste de notre économie et de notre système social au même titre qu'il convient de prôner le retour de l'autorité, du coup de pied aux fesses et la contruction massif de prisons qu'exigent les conséquences de "tolérances" humanistes depuis une dizaine de lustres. Ce qui ne signifie pas que nos gouvernements successifs avaient pour autant la lumière à tous les étages.

Nous pouvons aussi continuer à faire le contraire. L'inaptocratie pour conduire le destin de la médiocratie est une perspective encore très séduisante dans notre société.

C'est ce qui permet de nourrir le discours selon lequel le modèle économique exportateur allemand est dépassé puisque nous ne savons plus le faire depuis 17 ans consécutifs, au profit de la consommation subventionnée notamment par les transferts sociaux non financés. Ne me dites pas que personne dans les ministères ne s'en est aperçu, même si nos élites dirigeantes ne lisent pas les rapports de la Cour des comptes ou les analyses de l'IFRAP.

Chez nous une PME, c'est 50 employés. En Allemagne, c'est 200.

Dans nos deux pays, l'épargne n'a jamais été aussi abondante. Et bien savez-vous ce que la nouvelle partition de l'Orchestre rouge du 21e siècle en tire comme conséquence pour la France ? "Il faut augmenter les salaires". Ce qui ne peut conduire qu'à augmenter l'épargne puisque bien entendu la confiance n'est pas prête de revenir.. Alors, comme le but est de flinguer nos outils de production et le "néoliberalisme" tout en permettant de ramasser plus de taxes, prélèvements et impôts, tous les économistes atterrants et nos politiciens réclament en chœur de l'inflation.
Ce qui obligera les salaires à courir après la hausse des prix et nous donnera la chance de ne plus pouvoir exporter du tout puisque nous ne pourrons pas dévaluer l'Euro. Mais "le modèle allemand est périmé, sinon il faudrait que tout le monde exporte. Il suffit simplement d'augmenter les déficits".
Évidemment seuls les meilleurs exportent !
D'ores et déjà il nous est claironné que la consommation reprend et cela est mesuré au montant global des paiements par cartes bancaires. 5% pour les restaurants. Évidemment, leurs prix ont augmenté de 5% et les tickets sont bien plus chers encore en ce qui concernent les produits alimentaires ou de consommation courante chaque année depuis cinq ans. Il y a donc du rattrapage de marge dans l'air et les conséquences de la météo aussi sur l'agriculture.
Vous avez aimé le sort de la Grèce ? Vous allez adorer celui du Venezuela et avec un peu de persistance, juste un peu plus de corruption et de clientélisme nous pourrons même parvenir au sort du Liban. Pas nesoin de faire d'efforts, il suffit de ne pas en faire.
Aucune importance, nous avons le meilleur système social. Et, gloire ultime, en 2024, notre production agricole sera déficitaire en terme de balance économique. Ce secteur, fleuron français, sera à son tour importateur. Et tout est fait pour ne pas louper l'échéance annoncée.
C'est le plus beau sabordage depuis celui de Toulon où la flotte s'était elle-même livrée. Il y a eu aussi Mers-el-Kebir. Quand je vous dis que nous sommes toujours les meilleurs, le génie français, aucune raison que ça change.

Par gilles.huvelin le 23/08/21
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Dès la chute de Kaboul, des confrères ont manifesté leur préoccupation pour le sort de les avocats afghans. Ils ont appelé à la solidarité de la profession à leur endroit. Nos institutions ont répondu en se mobilisant. Elles ont saisi les ministères de la Justice et des Affaires étrangères de leur demande à laquelle il a été répondu très favorablement. Promesse est faite d'accueillir nos confrères afghans, de leur trouver un logement, une prise en charge momentanée ou plus longue si nécessaire afin de les insérer dans notre société. Évidemment cette générosité n'éteint pas l'action en faveur de tous les avocats en danger dans le monde. Les organisations professionnelles et des Barreaux européens sont joints à cette dynamique.
J'ai suggéré dès avant sur twiter que cette politique puisse trouver un financement accessible auprès des 70 000 avocats français en augmentant de 100 euros par mois la cotisation du CNB, ce qui permettrait de mobiliser 84 000 000 d'euros par an. Il suffirait, à 10 euros et plus le paquet de cigarettes, de fumer moins, ou d'éviter deux, trois soirées bières charcuterie fromages tous les mois, pour faire face à cette dépense tout en améliorant sa santé. Lue près de 300 fois, ma proposition n'a pas fait l'ombre d'une remarque, ni de retwit ajouterai-je. Encouragé, j'ai proposé d'approuver ou de rejeter par un sondage ma proposition.  Même nombre de vues, 8 votants, 85% d'approbation !
Et pour tout commentaire, le même vide. Que dire de plus ?

Plus personne ne parle de nos confrères afghans à part le CNB qui mène une action qu'il faut saluer pour le personnel judiciaire afghans et pas seulement nos confrères. C'est le principal. L'important dans ces dossiers n'est pas de faire du bruit.

Mais les appels à recevoir tous les afghans ici en prétendant qu'ils partagent nos valeurs ont surgi de tous les rangs militants de la bienpensance, quotidiennement depuis.
Et là, les chiens sont lâchés. On omet ne serait-ce que l'expérience depuis trente ans du nord de Paris en la matière. Des émigrés de l'Est utilisent des migrants afghans en ce moment même pour y vendre les cigarettes de contrebande (des dizaines de milliers de personnes meurent en France du tabagisme actif et passif). Délit douanier puni de cinq ans de prison remplacés par "connu des services de Police". On est dans l'émotion, l'effet d'annonce, la surenchère, l'aveuglement, l'inefficacité dans la posture. Sans regarder ce que les Républiques démocratiques font, nous pourrions nous inspirer d'Israël, du Portugal, de l'Australie, en matière d'immigration. Les Hmongs établis en France après 1975, personne n'en parle. Effectivement, il n'y a pas de raison de le faire. Les problèmes liés à l'immigration sont bien une question de populations, de leurs comportements, des valeurs bien partagées ou pas, en terme de nombre et non de flux, de notre capacité réelle d'accueil, d'insertion et celle d'assimilation des arrivants. Quand tout cela sera-t-il mis sur la table sans tabou pour une politique qui ne s'enliserait pas dans le juridisme alibi pour justifier la lâcheté d'un État. L'État de droit, c'est le pouvoir. C'est lui qui fait la légalité.

"A un moment ou à un autre se posera aussi la question des équilibres entre nos ambitions et les ressources dont nous disposons".

Sauf que personne ne veut poser ces questions car sinon, il faudrait formuler des réponses et s'en donner les moyens politiques puis financiers. Ce que j'ai proposé.

Plus facile de laisser filer à charge des autres. C'est bien mieux que Ponce Pilate: j'ai des principes ou une lâcheté, débrouillez-vous avec.

Concrètement, nous sommes face actuellement à un phénomène connu: celui de l'escalade de l'engagement. C'est un comportement humain dans lequel un individu ou un groupe confronté à des résultats de plus en plus négatifs d'une décision continue néanmoins le même comportement plutôt que de le remettre en cause ou/et de changer de cap.

Nos administrations savent dans tous les domaines s'enferrer comme cela.
Nos intellectuels aussi. Tous détestent l'échec. Ce faisant, ils s'y enfoncent plutôt que de renoncer. Et nous savons tous que cela se termine en fiasco. "Ce n'est que le début, encore et encore, d'accord, d'accord."

Pour nos confrères afghans, soyons pragmatiques et responsables, faisons exception. Ne soyons pas dupes toutefois. La mobilisation financière que je propose ne suffira pas à recevoir tous les confrères en danger dans le monde et leur famille. Au moins les membres des Barreaux auront contribué personnellement aux conséquences de leurs principes.

C'est mieux de critiquer finalement l'inaction du gouvernement. Je prends les paris.

aoû
19

Nous

Par gilles.huvelin le 19/08/21
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La rhétorique a un sens.
Ici nous entendons :
-" Le gouvernement a décidé de procéder à la vaccination des enfants à partir de l'âge de 12 ans, ce qui inquiète des scientifiques et les parents..."
Au Portugal, il est dit: -"Nous vaccinons les enfants à partir de 9 ans."
Point barre.
En France, l'État, c'est quelque chose à part. Ce n'est pas l'incarnation de la nation. D'où l'État peut payer. Ou la cantine scolaire, c'est gratuit, elle est payée par la commune. L'Etat, la commune etc., sont démembrés de la nation.
Dans les autres pays, c'est "nous". Que ce soit la Couronne ou la République, c'est la nation. En fait, délibérément, la dialectique imposée par le langage perverti de la révolution, a opposé notre relation à l'État et par conséquent à son autorité dételée méthodiquement de la conscience des citoyens. Le "bobby" anglais comme le policier portugais fait ce que son concitoyen n'a pas le temps de faire en faisant respecter la loi. Au Portugal, personne ne discute l'autorité du policier. Si après vous avoir demandé de reculer parce qu'au feu rouge vous empiétez sur le passage clouté, vous n'obtemperez pas, il frappe à coups de matraque sur votre capot de voiture jusqu'au moment où vous avez respecté la bonne distance. Et personne ne s'aviserait de discuter. Le non port du masque obligatoire y est sanctionné 950 euros d'amende. Soit plus d'une fois le salaire minimum. Et c'est appliqué. La rébellion est sévèrement puni. Le refus d'obtempérer vous expose à une réponse physique immédiate. Idem pour l'injure à un policier. Et tout le monde trouve cela normal.
Ici vous ne voyez plus de policier dans la rue, sinon en mission de dissuasion qui ne fonctionne plus depuis belle lurette. Récemment deux policiers contrôlaient Boulevard Sébastopol à Paris les conducteurs de deux roues pour leur signifier qu'il est interdit de porter des écouteurs en roulant. Pendant ce temps une voiture remontait le Boulevard à contre-sens, empruntant la voie des vélos pour contourner les véhicules venant dans le sens inverse. La vidéo est passée sur les réseaux sociaux. Ici les policiers font une chose à la fois et en plus tout le monde s'en fout car ils n'ont pas le droit de gifler ceux qui les insultent. On est les meilleurs. En plus il n'y pas de sanction certaine et immédiate. Aux États-Unis, où le refus d'obtempérer comme la moindre rébellion est un délit qui vous expose a minima à une contrainte violente immédiate, une contravention constatée vous conduit au commissariat. Un officier vous colle une amende qui est converti en détention immédiate après présentation au juge dans la foulée si vous ne la payez pas sur place. La reconduite à la frontière y est aussi une réalité. En Russie, en Chine ou tout autre pays "démocratique", c'est simple, vous n'entrez même pas. Essayez même d'entrer dans un pays d'Afrique et de vous y maintenir illégalement. Ici quand un policier arrive à maitriser un délinquant dans la rue, c'est un scandale d'un niveau près du génocide.

Pour le reste, les politiciens, les institutions qui tournent sur elles-mêmes, les corps intermédiaires qui s'admirent, les forces de progrès autoproclamées qui vivent en parasite sur le dos de notre société qu'elles vomissent, contribuent chaque jour à séparer "la société civile" (dénomination inventée par Rocard) du secteur public qui est devenu un champ clos ponctionnant son budget sur le privé.

A un moment ou à un autre se posera la question des équilibres entre nos ambitions et les ressources dont nous disposons. Pas temps que le privé ne gouvernera pas. Ce qui n'arrivera pas temps que les prébendiers de l'immobilisme n'auront pas ruiné ce pays. Entre irresponsabilité assumée et militante des uns, la lâcheté des autres, ce qui se passe chez nous en considération de notre rapport à l'autorité, ne s'imposent-elles à nos propres institutions et nos rapports professionnels ?

En résumé,  il n'y a qu'un cas où nous utilisons le "nous". C'est pour dire: "Nous sommes les meilleurs."

La France sombre mais quel panache.

Par gilles.huvelin le 18/08/21
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Et si vous faisiez votre rentrée chez Avocap ?

       

 

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Par gilles.huvelin le 17/08/21
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"La rente viagère est imposable pour le crédirentier, mais seulement pour une fraction de son montant, selon son âge, au moment du premier versement : 70 % s'il a moins de 50 ans ; 50 % de 50 à 59 ans inclus ; 40 % de 60 à 69 ans inclus ; 30 % s'il a plus de 69 ans." Évidemment Bercy vous présente cela comme tout à fait génial. Sauf que la rente, c'est une partie du prix de vente de votre immeuble. Il n'y a donc aucune raison que le versement du prix fractionné soit considéré comme un revenu ! Ce qui est par conséquent exposé comme un avantage fiscal est purement et simplement un racket fiscal !
Pire, il a été trouvé dans ce dispositif le bien fondé de l'idée selon laquelle le propriétaire de son logement ne payant pas de loyer devrait être soumis à l'impôt sur le revenu pour son montant.
Donc vous payez des impôts sur vos revenus et au moment de l'achat de votre bien. Et pour l'habiter, on va vous supprimer la taxe d'habitation pour la remplacer par un impôt sur la valeur locative de votre logement, mais calculer comme l'impôt sur le revenu ?
Partie de bonneteau. Pas seulement puisque l'IRPP aurait pour assiette la valeur locative du marché et coûterait largement plus cher que la taxe d'habitation.

Par gilles.huvelin le 16/08/21
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Nos âmes bienpensantes ont été une nouvelle fois désavouées par la réalité. On ne civilise pas une population plus vite que cela est possible à la nature humaine. Cela prend du temps. Beaucoup de temps. C'est aussi pourquoi il est difficile de faire avaler les évolutions technologiques au grand public occidental plus vite que les générations passent. Nous aurions dû être dessiller par l'expérience que nous avons de l'Afrique.  Nous sommes incapables de chiffrer le nombre de milliards déverser, même uniquement par la France, sur ce continent depuis seulement 1960, date de l'accession à l'indépendance de nos colonies, tellement c'est indécent, pour tenter de la faire entrer dans notre modèle politique et économique. Tout ce qui s'est passé depuis la chute de Shah d'Iran me donne raison. Vous trouvez cela cynique ? Les cyniques disent comment le monde est. Les idéologues nous disent comment ils veulent qu'il soit. Comme ils n'y parviennent pas, ils empruntent toujours les mêmes errements intellectuels qui les conduisent aux mêmes erreurs face à la réalité. Cela suffit. Laissons l'humanité à son sort, son obscurantisme et sa bêtise. Nous avons déjà assez de difficultés à nous prendre en main au quotidien sans avoir à donner des leçons ailleurs. Seul l'Empire Romain a pu exporter sa civilisation en annexant les territoires. Et nous savons comment cela s'est terminé. La barbarie a fini par le dévaster. René Cassin disait que le premier droit de l'homme était le droit à la dignité. Il l'a même fait inscrire dans l'article premier de la déclaration universelle des droits de l'homme. Sauf que l'homme n'est pas digne. Continuer de faire croire qu'il en va autrement, alors même que son comportement la plupart du temps ne l'est pas, revient à nous faire croire aux icônes.  Notez que si ça marche avec les icônes, pourquoi pas avec un slogan On nous prend simplement pour quelqu'un entre le crétin et l'imbécile, depuis des milliers d'années. On est passé de la foi dans les chamans, dans des amulettes, dans l'imploration des forces de la nature déifiées, puis à leur représentation pour accéder aux dieux uniques par civilisation et parvenir encore à celui contenu dans des livres aux textes apocryphes. Maintenant on veut nous faire croire que l'homme est digne. C'est encore et toujours la même lâcheté face à la réalité. C'est toujours la même eau qui nous mène, la stupidité incommensurable de l'humanité, étayée par le baratin de ceux qui en vivent en décidant de nous diriger. Toute l'histoire connue de la matière vivante que nous sommes en témoigne. Mais la perversion des droits sans devoirs est née en Occident avec le dogme de René Cassin.
Les dogmes politiques, philosophiques ou religieux ne sont jamais que des paravents, des alibis et des prétextes y compris les droits de d'homme. Ils sont véhiculés par des symboles. Je ne cesserai de répéter que sont des armes dont des enfants, des femmes et des hommes sont les munitions.
En prendre conscience, c'est le début de la lucidité et de la sagesse.

Par gilles.huvelin le 12/08/21
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"Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine."  - Teilhard de Chardin
À travers l'univers les acides aminés sont la source de la matière vivante. Il n'y a pas de raison que celle-ci accède plus au paradis que la matière inerte. A quelle moment la matière vivante accède à la spiritualité ? La conversion de Charles de Foucault démontre que l'être spirituel s'il est consubstantiel à la nature humaine, nécessite une révélation, qui ne née pas (seulement) d'une représentation. Elle a la même source que l'Art. Elle est issue de la nécessaire transcendance qui permet d'échapper à la réalité même s'il s'agit de la représenter. La spiritualité permet comme l'Art de se placer dans une autre dimension et d'accéder ainsi à une forme abstraction du réel permettant de ne pas l'affronter ou de la réécrire. Au mieux, c'est une forme d'autoprotection. Dans le même but il y a la drogue, l'alcool et toute autre forme d'addiction. Mais la foi et l'amour sont-ils un produit neurologique de la même nature ? Si l'amour correspond à une concordance entre deux êtres, la foi est le résultat d'une perception psychique universaliste. Dans un cas le mécanisme est hormonal dont le succès dépend d'une construction culturelle et sociale complémentaire, dans l'autre, le cerveau adopte une solution intellectuelle qu'il s'impose. La question est le choix de la foi par le cerveau parce que celui de l'amour a été analysé par les neurologues. Ce dernier "sentiment" suit naturellement un processus inscrit et inné. Cependant tout le monde ne tombe pas amoureux. Même si tout monde pratique. Tout le monde n'a pas la foi et personne ne pratique sans l'avoir. Nous sommes bel et bien dans deux dimensions et personne ne peut expliquer pourquoi il a la foi. C'est donc un mécanisme propre au fonctionnement du cerveau qui répond à un besoin d'accomplissement qu'il estime nécessaire. Elle résulterait d'un état psychique en demande.  En revanche, ceux qui déclarent avoir perdu la foi savent vous expliquer que c'est par la réflexion qu'ils ont perdu celle-ci. L'entrée dans la foi est inconsciente d'où l'expression de révélation alors que la sortie est réfléchie. Pour l'amour, il s'agit d'un état mental dans lequel le sujet se voit "tomber". Quel état neurologique provoque la foi ? La nécessité du repos intellectuel, la recherche de paix intérieure, la communion avec une harmonie apparente ? L'esprit qui se livre à la foi lui permet de balayer toute réticence face au mystère inventé par la civilisation. Nous sommes loin des superstitions de l'époque romaine, de la pratique des malédictions servant à dominer le réel. Se livrer à la spiritualité est un abandon. Comme tel, le renoncement est un confort même s'il implique le respect de règles. "Coincés entre l'infiniment grand et l'infiniment petit, nous sommes infiniment rien." L' art comme la spiritualité échappe à la mort. L'un comme l'autre est une synthèse qui dépasse l'individualité et apporte l'espoir dans une forme de communion inintelligible. "Si elle l'était son mystère n'existerait pas et le merveilleux disparu, il ne resterait que le ridicule et probablement un part d'instabilité mentale," pour ceux qui ne supportent pas la rationalité.
Mais le secret est qu'il n'y en a pas. Il n'y a que ce que nous ne comprenons pas. La porte ouverte à toutes les mystifications.

Je laisse la conclusion à Jean d'Ormesson:
« Nous n’avons après tout que quelques années à passer dans ce mystère qu’est la vie. Autant l’éclairer par un peu de beauté, de passion, d’amusement. »

Pour le reste, vivez comme vous le pouvez et mourrez comme le devez, si vous êtes de gauche. Faites le contraire si vous êtes de droite.