gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 07/08/20
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Un coureur de fond éthiopien est en tête de la compétition. À l'arrivée, il se trompe sur la signalisation et s'arrête à un 1m de la ligne. Le suivant, un espagnol, comprend ce qui se passe et lui crit de continuer, mais l'éthiopien ne comprend pas l'espagnol. Aussi ce dernier le pousse jusqu'à la ligne.
Le journaliste qui interroge le coureur espagnol lui dit ne pas comprendre son geste. Il vient de laisser la victoire à son concurrent. L'espagnol lui répond que son compétiteur avait gagné la course. S'il avait profité de son erreur, il aurait eu honte d'une telle victoire. Et il ajoute: " Qu'aurais-je dit à ma mère ?" Des commentaires révèlent l'incompréhension, le traitant d'imbécile, ou l'accusent de paternalisme "blanc".

J'appartiens à une génération qui ne descendait pas de cheval avant que la maîtresse de maisson devant laquelle personne ne restait couvert, ne vous invitait pas à mettre pied à terre.

À l'.IE.J., les avocats qui nous enseignaient la déontologie (on ne disait pas: "la déonto"), nous rappelaient la loyauté que nous devions respecter tant à l'égard des Magistrats que de nos futurs confrères. Ce qui était évident, nos instituteurs qui avaient hérité des "hussards noirs de la République", nous avaient inculqué dès le plus jeune âge, à coup de règle sur le doigts ou de coups de pied aux fesses pour les plus récalcitrants, les règles de la bonne conduite pour les rares qui ne les avaient pas apprises de leurs parents. Nous nous levions lorsque l'enseignant ou un visiteur entrait dans la classe. Nous écoutions bras croisés.

Lorsqu'un confrère omettait de conclure, laisser s'écouler un délai, son contradicteur lui passait un coup de fil. Les difficultés étaient aplanies tant par les confrères, les magistrats et les juges consulaires, avec humanité et délicatesse. Personne n'imaginait profiter de l'absence d'un confrère à une audience. On ne prenait pas 'ses avantages". Et de toutes les façons, les magistrats ne l'auraient pas non plus permis.

Pas de post-it, de fax, machine à écrire mécanique, papier carbone et pelures pour les copies, pas de photocopieur, des stencils, pas de portable ni d'ordinateur, des cardex et de la mécanographie et extrême modernité, un téléscripteur dans les locaux de l'Ordre, place Dauphine, et un "saut de ruisseau" pour porter les messages à la toque. La poste fonctionnait parfaitement, deux distributions par jour et le courrier arrivait de partout en France en 24 heures.

Pas de nostalgie: pas de SAMU mais le Mille kilos de Police Secours pourvu d'un brancard et d'un équipage de trois gardiens de la Paix.

Notre robe a treize boutons pour rappeler Jésus et ses apôtres. Si notre robe est noire, c'est pour rappeler la chasuble du sacerdoce. Notre rabat blanc est symbole de pureté. Nous sommes philosophiquement les héritiers de Saint Yves.

Sachons vivre dans notre époque formidable, elle n'a rien de comparable avec celle que je vous ai brossée qui n'a qu'un demi- siècle à peine. Notre quotidien est extraordinaire. Ces deux périodes si proches gardent en commun une constante: la profession porte comme d'autres d'ailleurs, l'honneur d'avoir des devoirs. Ce sont ces devoirs et la portée que chacun d'entre nous leur donnons qui est le squelette de notre vie en société.

Nous sommes stressés par la rapidité de notre époque, ses remises en cause permanente et une charge de responsabilité croissante. Et ce métier reste formidable.

La Justice, qui proteste que l'on envisage de la remplacer par des robots, se comporte comme les robots n'accepteraient pas de le faire. C'est devenu tellement évident que l'indépendance et la compétence de l'institution paraît moins sûres que celles des algorithmes.

Mais s'il reste un avocat en chair et en os, faite en sorte que ce soit vous.

Par gilles.huvelin le 07/08/20
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Devoirs de vacances ?
Si vous souhaitez profiter de la chaleur estivale pour préparer vos assignations au fond devant les Tribunaux de Commerce, voici quelques dates d’audience :

Tribunal de Commerce de Paris :
Jeudi 3 septembre 2020 à 11h
Jeudi 10 septembre 2020 à 11h

Tribunal de Commerce de Nanterre:
Jeudi 3 septembre 2020 à 9h15
Jeudi 10 septembre 2020 à 9h15

Tribunal de Commerce de Bobigny:
Jeudi 3 septembre 2020 à 14 h Vendredi 4 septembre 2020 à 9h30

Tribunal de Commerce de Créteil :
Mardi 1er septembre 2020 à 14h
Mardi 8 septembre 2020 à 14h

Tribunal de Commerce d’Evry :
Mardi 1er septembre 2020 à 13h30
Mardi 8 septembre 2020 à 13h30

Pensez à bien respecter les délais :
1) de délivrance de 15 jours francs (nullité relative), avant l'audience,
2) de placement de 8 jours francs à peine de caducité, également avant l'audience.

La www.scphuvelin.com est toujours à disposition

Bon mois d’août à tous !

Par gilles.huvelin le 04/08/20
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Un voyageur me raconte qu'il a voulu participer à une croisière autour de la Corse au mois de juillet. Embarquement prévu à Nice, vol Paris / Nice avec une arrivée tôt en fin de matinée pour permettre un test PCR avant de quitter le quai à 19h30. Sauf que sa valise en soute n'est pas arrivée avec son avion. Reclamation, déclaration de perte faite sur l'une des trois bornes digitales en ligne à côté des tapis roulants des bagages. Comme quoi, ils ont l'habitude. Renseignements pris, tous ceux qui ont l'habitude de prendre l'avion depuis CDG disent tous la même chose: les bagages s'y égarent régulièrement. J'imagine que l'ADP a ses statistiques et que les responsables peuvent communiquer dessus. Reste qu'il est incompréhensible pour le client lambda de comprendre alors qu'il s'est enregistré avec son bagage, que celui-ci muni de son code barre est également scanné et parti sur le tapis roulant à CDG, il ne se retrouve pas dans la soute de l'avion. On peut penser que le nombre de valises n'est pas vérifié au chargement et que les bagages ne sont pas à nouveau scannés au moment de les mettre en soute. Déjà en cela, alors que l'on nous bassine avec les mesures de sécurité dans les aéroports, on peut, je crois, assez légitimement se poser des questions. En interrogeant un opérateur sur le tarmac, on apprend que pas mal de bagagistes devraient être virés parce qu'il y a un lot assez conséquent de "couleuvres" titularisées et syndiquées qui ont tendance à considérer les intérimaires que l'ADP est obligé d'embaucher pour résoudre la question de la productivité, comme leur substitut, en conséquence de quoi, ils se demandent bien pourquoi ils feraient autre chose que semblant de bosser. Raison pour laquelle, par exemple, des bagages de Cabine qui doivent passer en soute au moment de l'embarquement reste en plan. Donc, qu'une valise reste coincée quelque part ou tombée ailleurs, "qu'en n'a à foutre, hé bouffon". Reste qu'il semble qu'ADP a enfin eu le courage de commencer à en virer quelques uns. Résultat, sous prétexte de protocole de sécurité sanitaire et l'effet des congés annuels sur les effectifs, les titulaires restant déjà peu pressés, sont dé-bor-dés comme des dockers sur le port de Marseille. Et ADP, qui recherche en cette période de pénurie de ressources d'activité à faire des économies, n'a pas l'intention visiblement d'embaucher les intérimaires qui faisaient le boulot avant le Covid.
Mon passager d'Air France me raconte que son vol s'est parfaitement déroulé, l'équipage a vraiment été aux petits soins pour leurs clients. Impeccable aussi au retour. Quelque chose a changé en beaucoup mieux dans notre Compagnie nationale aérienne. Cela m'a été confirmé sur d'autres lignes. Bravo !
Air France a retrouvé la valise égarée qui était restée à CDG. Il y avait largement le temps de mettre le bagage dans les deux vols suivants. Mais non, et personne ne peut expliquer pourqoi. Finalement la valise arrive à l'Aéroport de Nice à 18 h. Et là, personne n'est disponible pour faire parvenir le bagage au Port avant 19h30 , soit 20 minutes de trajet. Personne. On est bel et bien en France.
Je vous la fait courte, il a fallu remonté dans la hiérarchie d'Air France grâce à l'agence de voyage, pour que la valise soit livrée à Bastia le lendemain au lieu de Bonifacio trois jours plus tard. Mais là encore, alors que la valise est arrivée à Bastia à 14 h, personne n'était disponible pour la faire parvenir à 23 km de là, soit 25 mn de voiture, à Saint-Florent alors que le navire devait quitter le quai avant 17 h.
Là encore, la hiérarchie a dû intervenir pour que ses troupes se bougent, à moins qu'un protocole, aux nomes ISO ou autre, soit la cause de cette inertie. En tous les cas, je constate qu'Air France a fait le job.
Le coût pour Air France du défaut de sérieux dans l'efficacité de l'ADP au départ ne doit pas être léger. J'imagine que CDG est assuré, ce qui doit avoir des incidences sur le coût des taxes aéroportuaires. Parce qu'en définitive, c'est le client sous une forme ou une autre qui paie.
Et le voyageur de terminer son récit aérien ainsi: " Au retour, une heure passée de retard au décollage de Nice pour Paris. Les deux vols suivants décalés davantage sont arrivés simultanément beaucoup plus tard à Nice. Il y avait officiellement un retard accumulé du fait de l'encombrement de CDG consécutif aux départs en vacances, avec tout de même deux fois moins a minima d'avions qu'avant le Covid... Donc, à l'arrivée, CDG a envoyé mon vol se garer au bout des pistes. Nous avons attendu 20 minutes pour avoir une passerelle puis les bus. Ils nous ont lâché le plus loin possible dans le terminal F2 qu'il a fallu parcourir sur toute sa longueur"
Bien sûr, il y a certainement des explications à ces déconvenues. Reste à savoir si elles n'ont pas leur source dans un état d'esprit et quelle est la part des problèmes connus qui relèvent des ressources humaines sur les pistes. En tout état de cause, tout cela milite pour la privatisation d'ADP. Le souci du rendement et de l'efficacité va de paire avec la responsabilité de ses fins de mois. De toute évidence, les intérimaires payés en fonction de leurs missions et donc de leur sérieux pour être à nouveau requis, sont ceux qu'il faut faire travailler. Partout, les statutaires doivent être virés. Le cadre salarial n'est plus adapté pour répondre à l'exigence d'efficacité. Seul les auto entrepreneur ou les professionnels libéraux cochent toutes les cases. En attendant cette révolution libérale, qu'ADP choississent au moins de faire travailler ceux qui font leur preuve au boulot. Ils existent, ils sont intérimaires. Seule la précarité fait travailler.

Par gilles.huvelin le 22/07/20
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Pour voyager il est demandé soit avant de pouvoir monter à bord d'un avion ou d'un bateau, soit d'entrer dans le pays de destination, un test PCR-Covid 19.
Le problème est que l'idéal serait de pouvoir fournir un test négatif d'un prélèvement fait juste avant l'embarquement. Or en ce moment à Paris, il est matériellement impossible d'obtenir auprès d'un laboratoire d'analyses médicales un rendez-vous qui doit être pris sur "Doctorlib" à moins de huit jours, et le résultat peut vous être donné entre 72 h et 8 voir 10 jours. Sauf dans deux endroits (Cosem et Paris Plage) où vous ferez au moins 5 heures d'attente sous le soleil avant qu'une infirmière vous ramone les deux sinus avec des écouvillons. Autrement dit, il faut ne pas avoir à travailler. Mais là, vous obtenez le résultat le lendemain sur votre téléphone si tout va bien. A cette occasion, je relève d'ailleurs que sans téléphone vous êtes actuellement dans notre société en état de mort civile.

Comme il faut une prescription médicale avant de passer le test, le trou de la Sécurité Sociale s'annonce un peu plus vertigineux d'autant que toute personne devant de se faire opérer doit passer le test et qu'il est très recommandé aussi de le faire si vous avez un symptôme. Bref, les labos fonctionnent à plein et les Hôpitaux de Paris ne proposent pas de tests. Le dispositif est en voie de saturation.
Ah, ne soyez pas surpris de lire sur le résultat de votre test, non pas test PCR-Covid 19 mais Sars-Cov 2. C'est la même chose, sauf qu'on ne nous l'a pas dit.

Par gilles.huvelin le 21/07/20
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Au tout début de l'informatisation des fichiers, ce qui nous ramène à une periode largement plusieurs fois prescrite, nous bénéficions d'outils extraordinaires qui permettaient de débusquer des escrocs.
J'ai eu à maintes occasions la possibilité de le faire dans des dossiers. Je vous narre l'un d'eux. Une société s'était vu livrée sans l'avoir commandée une douzaine de "toners" reconditionnés. Le procédé était assez simple. Le fournisseur non sollicité avait obtenu le nom du directeur du service des achats en consultant les listes publiées des responsables clés des grandes sociétés. En un coup de téléphone selon une méthode rodée, il est aisé de savoir quel materiel de bureautique est utilisé par une société. Il est aussi facile en appelant à des dates des vacances scolaires si le responsable des achats était en congés. Une fois ces deux renseignements obtenus, un livreur se précipitait à l'accueil en présentant son colis et un bon de livraison à faire tamponner. -"Bonjour, Monsieur X, nous a demandé le...(correspondant à l'avant veille de son départ) une réassort urgent de toner pour vos photocopieuses (telle marque utilisée), je suis garé en double file". (Coups de kaxons variés dans la rue) Le tampon appliqué le livreur partait en courant dégager le passage en râlant devant tant d'impatience, d'ailleurs la camionnette une fois partie, tout redevenait calme et merveille, pas de voiture derrière elle, mais la réceptionnaire était déjà accaparée par d'autres tâches.
Après une mise en demeure restée infructueuse ("mais je ne vous rien commandé et le colis est à votre disposition, la fourniture d'ailleurs ne correspond pas à notre matériel...")
Quelle mauvaise foi de la part de cette cliente qui dans l'urgence sur un appel téléphonique avait commandé à un fournisseur diligent qui prouve sa livraison par l'apposition du cachet de l'entreprise. L'injonction de payer était toujours accordée. Opposition avec une part de chance que le delai ne soit pas respecté pour des raisons diverses: responsable juridique ou achat absent, transmission tardive, parfois du fait de la poste en grève ou débordée, à un avocat dont le collaborateur n'a pas pu être réactif ou qui n'a pas voulu avancer les frais de greffe alors que l'urgence était manifeste, etc... Cependant en grande majorité, le contentieux venait contradictoirement devant le Tribunal de Commerce du siège du fournisseur, la clause de compétence figurant au dessus du cachet. Car ce dernier ne manquait pas de brouiller les pistes en changeant d'adresse tous les 6 mois dans l'île de France. Le dossier de ma cliente sur son recit m'a conduit à consulter les listes des procès à la requête du fournisseur, dont les K-bis permettait de constater les déménagements successifs, devant tous les tribunaux de Commerce de l'île de France au cours des trois ans précédents. J'écrivis aux avocats des autres victimes en leur racontant la mésaventure de ma cliente, et leur demandant leurs conclusions dans leur procès clos par une condamnation au profit de l'escroc. La lecture des copies des décisions commandées avaient fini par me dessiller complètement sur sa méthode. Toutes les conclusions rappelées dans les attendus faisaient état de la même histoire que celle de ma cliente. J'ai obtenu le débouté du fournisseur indélicat qui avait aussi également une petite activité parfaitement honorable, saisi le Parquet, qui à l'époque avait le temps de mettre fin à ce genre de petite pratique délictuelle. Essayez de nos jours pour voir comme les temps ont changé, car je vous parle d'une époque où le Substitut du Procureur Marfil était en charge de la section de la répression pénale des délits de chèques impayés à Paris ! Pratique dépénalisée en considération du nombre de cas, comme de fait, récemment, pour la consommation du cannabis et de la cocaïne.

La dépénalisation est toujours un renoncement. Il est la ruine de la cohesion sociale et tout stratagème pour en contourner les conséquences ne fait que l'aggraver. Regardons ce qu'elle est devenue.

Cependant, en procédant ainsi, jeune avocat d'une grosse entreprise industrielle maintenant disparue, j'ai néanmoins appris que j'avais détourné la finalité des fichiers en cherchant des éléments qui n'étaient pas l'objet de leur existence. Depuis, nous ne pouvons plus, grâce à la CNIL et à la protection des données, coincer comme je l'avais fait, un petit escroc qui pourrait sévir sans risque des lustres, sans aucune inquiétude, puisqu'aucun avocat ne peut plus consulter d'autres procédures que celles dans laquelle il comparaît.
Ce qui me fait dire une fois encore que tous le long de mon activité professionnelle, j'ai vu les droits de l'homme n'exister que pour protéger les nuisibles, raison d'être de la complexité évolutive du Code de Procédure Pénale d'ailleurs. Et lorsque cela ne suffit pas, il est inventé une législation particulière obstructive comme par exemple, choisi ancien à dessein, la loi de 1881 sur la Presse, qui lui permet de nuire au nom du droit de désinformer. Une autre fois je vous raconterai comment j'ai réussi toujours avec la possibilité technique offerte à l'époque de consulter toutes les procédures, à démanteler une organisation de gestion d'entreprises du second oeuvre, qu'elle pillait, en cheville avec un liquidateur judiciaire pour lui permettre de poursuivre son activité en toute impunité, lorsque les désignations des mandataires judiciaires s'obtenaient auprès du secrétariat d'une juridiction dont je tairai le nom car elle a été victime d'un employé qui se laissait volontiers corrompre.
Ce qui n'est plus possible aujourd'hui et depuis belle lurette. Mais comme le disait l'Oncle Paul, ceci est une autre histoire.

Par gilles.huvelin le 21/07/20
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Dans une rue dégueulasse de Paris, des hommes rodent et des prostituées de sexe indeterminable sont au coin à partir de 23 h. Déjà un camion dans un état d'épave avait été signalé car il était là depuis des mois. Depuis quelques temps un nouveau camion moins délabré l'a remplacé, pratiquement à la même place. Il est là à son tour depuis des mois. Un riverain finit par alerter la police de cette étrangeté en usant de l'adresse mail appropriée. En bonne logique, ce 3 tonnes 5 ventouse devrait attirer l'attention. Réponse quasi immédiate du GDX chargé d'évacuer les problèmes: ce n'est pas de notre ressort, saisissez la Mairie.
Lorsque cette anecdote m'a été rapportée, je me suis dit qu'il y a une aberration dans ce système permanent relevant du "ce n'est pas moi, c'est l'autre". En bonne logique, ce camion ventouse a dû écoper d'un nombre incalculable de PV pour stationnement sans paiement toutes les deux heures.
Ce qui devrait alerter les services verbalisateurs. Que nenni. Quant à la Police, vu le quartier, un camion qui reste sur la voie publique dans ces conditions devrait conduire à savoir s'il n'a pas été volé ou à quoi il sert. Mais elle a autre chose à faire. Sauf que les habitants se demandent quoi et où dans leur quartier vu la quantité d'incivilités, de petits trafics en tout genre à la vue et à la barbe de tous. Dans la même rue et aux environs, il est régulièrement trouvé par terre des papiers jetés de portefeuilles ou de sacs à main volés dans lesquels seul l'argent ou des cartes de crédit étaient intéressants. Si je le sais, c'est que le "caneton" qui me relate cela est venu me confier le sort de deux cartes professionnelles d'avocat établies à un mois d'intervalle et trouvées dans le jardinet, devant son immeuble, transformé en dépotoir par les passants. Je les ai déposé sous enveloppe à la toque de l'infortuné confrère, après l'avoir rassuré d'un mail auquel il n'a pas répondu. Renseignements pris, son Cabinet est une sous location à laquelle il ne vient pas pour la bonne raison qu'il ne dispose pas de bureau. Le numéro de téléphone est un renvoi automatique à un confrère qui ne sait pas ce qu'il a fait de son "06".
Je trouve que tout va de mieux en mieux partout. Personne n'est épargné par l'air du temps. Mais nous ne pouvons pas accepter que des avocats se trouvent dans une telle situation économique sans nous poser des questions et sans y répondre.

Par gilles.huvelin le 19/07/20
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Je me souviens du Campus de la faculté de droit d'Orléans La Source. La campagne.
La Source avait un endroit de pavillons dans de grands jardins. Les habitants après un changement du P.L.U. avaient agrandi leur maison, pour recevoir leurs grands enfants et leurs amis pendant les week-ends au milieu du calme, la verdure et le chant de plein d'oiseaux. Il ne restait qu'un vaste terrain herbeux occupé par les ruines d'une vieille usine abandonnée, abri pour de petits animaux de toute sorte, hérissons, chauves-souris et chouettes dont les abords auraient fait la joie de Jean-Jacques Rousseau herborisant au mileu des papillons et des sauterelles, criquets et grillons, dans les hautes herbes où se cachaient de petits rongeurs à la vie courte que l'on ne trouve que dans les jachères subsistantes.
Et puis plusieurs décennies après, au lieu de pouvoir convertir le site en Parc, la législation, autant que le clientélisme, l'affairisme bétonnier et la bienpensance démissionnaire, diront des commentaires, a transformé cette friche industrielle qui ne gênait personne en Cité HLM pour population venue du magreb et de l'Afrique sub saharienne. Les pelouses ont été transformées de fait en un clin d'oeil en terrain de jeux et en site pour picnics. Les déchets les ont transformées en dépotoir et le calme du quartier a disparu sous les bruits des musiques, des cris, chamailleries, de jour comme de nuit, avec l'activité habituelle des quartiers devenus, on se demande pourquoi, difficiles. Une réussite totale qui vide ce coin des habitants d'origine qui ont les moyens de partir: leur patrimoine a perdu 2/3 de sa valeur. Je vous laisse imaginer la suite et l'avenir de ce site pavillonnaire. Ça me rappelle la question d'un ami néanmoins socialiste qui résume tout:
-"Ben...qu'est-ce qui se passe ?"
Enfin une bonne question. Et quelque sujet que ce soit, c'est encore et toujours la même question qui revient. C'est beau comme du Ségolène Royale.
Le problème est que des hommes, des femmes, des enfants sont les munitions politiques dont les droits de l'homme sont des armes idéologiques. Les manipulateurs actuels et les prébendiers des conséquences des causes qu'ils ont appelées de leurs voeux agitent les mêmes principes qui ne servent à rien pour solutionner les conséquences de leur application. Et nous, juristes, avocats et magistrats nous nous sommes enfermés dans cette situation intellectuelle. Sel de la Terre que nous sommes. Bonnes consciences, nous passons les "patates chaudes", conséquences de nos idéaux, à la génération suivante ou à ceux qui doivent trouver des solutions plus immédiates, que nous traitons de fascistes pour ne pas pouvoir les trouver matériellement ou avec des moyens que notre conception de l'État de droit réprouve, ce qui permet de ne rien résoudre. Mais nous sommes pas, nous responsables. Je crois néanmoins que nous sommes coupables.

Par gilles.huvelin le 17/07/20
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Il faut changer les mentalités et provoquer un choc pour y parvenir. L'État nous a infantilisés et surprotégés pour nous en rendre dépendant. Le coût en est exorbitant et insupportable.
Il faut maintenant choisir des contractuels à la place des fonctionnaires. Il faut remplacer le salariat par le statut de l'auto-entrepreneur. Supprimer les allocations familiales et mettre en place un système d'assurances privées selon un cahier des charges. Réduire le périmètre de l'État à ses fonctions régaliennes, diminuer les impôts d'Etat d'autant. Remplacer les impôts directs par un taux de TVA compatible. Taxer les successions dont le patrimoine a déjà été taxé, constitué avec une épargne elle-même taxée, avec des revenus imposés explique que les fortunes s'en vont. Tous les économistes ont constaté que plus vous avez d'impôts et de prélèvements sociaux, plus vous avez, quelque soit le pays, plus de fonctionnaires, moins de revenus, plus de normes et plus de revendications sociales. Après le niveau général de l'Éducation baisse. L'infantilisation et l'assistanat détruisent toute motivation. Nous en sommes arrivés là.
Partout où vous avez moins d'impôts, moins vous avez de fonctionnaires, moins de normes, plus de liberté d'entreprendre, plus de créativité, de competition et donc de compétences.
Nous avons choisi de ne pas reformer, de dépenser de l'argent que nous n'avons pas. Plus le déficit s'aggrave moins les équilibres économiques sont respectés et plus les déclins industriel et culturel augmentent.
Les médiocres revendiquent.
Les bons font le job.
Les meilleurs sont partis.
Voilà, tout cela on le savait. C'est enseigné par les sciences économiques. On a décidé depuis des décennies de faire le contraire, méthodiquement. Il va falloir revenir curellement au respect de la méritocratie et au fondamentaux du Saint-Simonisme pour éviter le sort des pays déclinants. Rien ne se fait sans une offre rentable sur un marché solvable. Or un part importante de notre société n'est plus capable même de le concevoir intellectuellement. L'ingorance mène à l'incompréhension, puis à la marginalisation et la frustration qui conduit à la colère puis à la violence. On y est. En politique, en France, c'est toujours la loi de Murphy qui s'applique. C'est à croire que nous le faisons exprès de planter des chevilles rondes dans des trous carrés !

Par gilles.huvelin le 12/07/20
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 On ne disait déjà plus:

- un aveugle mais un mal voyant

- un sourd mais un malentendant

-un handicapé mais une personne à mobilité réduite

- une caissière mais une hôtesse de caisse

- un balayeur mais un technicien de surface

 

... et maintenant :

Ne dites plus : "clandestin"

mais "candidat à l'immigration" (Figaro)

 

Ne dites plus : "Gitans ou Romanos"

mais "gens du voyage" (Tous les médias)

 

Ne dites plus : "clandestin, immigré illégal, sans-papiers"

mais "privés de papiers" (La Dépêche)

 

Ne dites plus : "quartier à majorité immigrée"

mais "quartier populaire" (Tous les médias)

 

Ne dites plus : "crimes, agressions, violences"

mais "actes de délinquance", "incivilités", "bêtises" (Le Parisien) ou "faux-pas" (France 2) et, plus récemment, "les inconduites" (CNRS)

 

Ne dites plus : "émeutes" ou "guerre des gangs"

mais "incidents" (Tous les médias)

 

Ne dites plus : "immigration"

mais "mobilité européenne" (Frattini, commissaire européen)

 

Ne dites plus : "bandes"

mais "identités de quartier" (LCI)

 

Ne dites plus : "enfants d'immigrés"

mais "enfants issus de familles d'éducations éloignées"

 

Ne dites plus : "attraper les voleurs"

mais "lutter contre les délits d'appropriation" (Midi Libre)

 

Ne dites plus : "des vauriens font des graffitis"

mais des "graffeurs habillent la ville de couleurs" ( novlangue parisienne)

 

Ne dites plus : "un voyou notoire"

mais "un individu défavorablement connu de la justice" (La Presse unanime)

 

Ne dites plus : "mosquée"

mais "centre culturel et religieux" (Tous les médias)

 

Ne dites plus : "fusillade"

mais " bagarre par balles" (TF1)

 

Ne dites plus : "invasion"

mais "excès d'immigration" (Claude Guéant, ex ministre de l'intérieur)

En règle générale nous devons adopter une ligne de conduite simple: tout ce qui nuit à le droit et ce qui pourrait l'entraver est pervers. Le dire est condamnable car perturbe l'équilibre du vivre ensemble. Afin de favoriser cette élévation de la qualité de notre société, l'extension à tout le territoire de l'expérience des mesures permettant la dépénalisation de fait du cannabis et la cocaïne est une mesure d'apaisement.

Par gilles.huvelin le 08/07/20
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Un rapport de la NASA que les médias ne diffusent pas ,
https://t.co/F67Ygn5YOK , impute l'augmentation de la température terrestre à plusieurs phénomènes: l'inclinaison de la Terre qui s'est modifié d'un degré, l'activité solaire, la modification du champs magnétique, l'action de la lune sur la dilatation et la rétraction du magma dont la chaleur augmente par ce simple effet mécanique du fait de son attraction habituelle sur le noyau terrestre. La Terre s'est par ailleurs rapprochée de 5 millions de kilomètres du Soleil. Évidemment nous ne pouvons rien faire en ce qui concerne ces phénomènes. Donc pourquoi en parler ? Il est beaucoup plus simple de vendre un discours accessible: nous sommes responsables du changement climatique. A la marge, possible mais epsilon, comme l'effet tellurique de notre activité ou la production humaine de CO2 qui n'est rien à côté des incendies spontanés de forêts et de la fonte du thermofrost.

Pour la pollution, qui est un autre sujet que le réchauffement, c'est évidemment l'activité de 8 milliards d'humains qui est en cause. Notre pays est parmi ceux qui émettent le moins de CO2 et qui polluent le moins. Certes, c'est trop et les nouvelles technologies y pourvoient déjà, même si ce n'est que le début. Mais comme le dit un scientifique, si vous connaissez Lagos (20 millions d'habitants dont 2/3 vivent en bidonville) il faut arrêter de penser que l'on pourra changer quoique ce soit. C'est la raison pour laquelle on parle de la pollution en Suède où ce n'est pas une réalité et que les militants ne vont pas porter la bonne parole à Rio de Janeiro ou dans les agglomérations tentaculaires des pays en voie de sous-développement surpeuplés, complément débordés par un phénomène pour l'heure irrépressible: le démographie humaine.

La lutte contre le réchauffement ? On est dans le baratin politique qui est un business parfaitement adapté à l'économie verte, terreau du renouveau économique libéral, car une politique "verte" ne peut prospérer que si l'offre est rentable pour un marché solvable.
Nos gauchistes collectivistes vivent en parfaite symbiose avec le développement économique libéral. Ils n'en sont que les parasites dont ils sucent le sang et ont un effet repoussoir qui justifie amplement le développement du capitalisme au-delà même de ses qualités intrinsèques en faveur du développement des progrès de la Santé et de l'Éducation. De là à ce que l'effet repoussoir du discours des extrémistes suffise à sauver l'ENA et l'ENM pour autant comme étant la seule alternative possible au communisme vert et aux "gilets jaunes", rien n'est moins sûr. Soit on sauve la peau de ces deux écoles et celle du statut de la fonction publique ou notre Économie.Le chantage au "L'ENA ou le chaos" est fatiguant et même usé. Il ne faut pas confondre sclérose et intérêt général. L'avenir est dans la révolution libérale ou l'effondrement économique et donc social déjà bien entamé, générateur de toujours plus d'impôts et de prélèvements dans lequel nous sommes englué.