gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 23/12/13
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Voici le top 15 des Master les plus incongrus, présents dans notre annuaire en ligne des formations diplômantes :

Master 2 Gestion patrimoniale des conflits familiaux (Université de Limoges)

Master 2 Recherche, histoire de la pensée juridique moderne ( Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Master 2 Criminologie et victimologie (Université de Poitiers)

Master 2 Spécialistes de l'intégration communautaire et politique européenne de voisinage (Université de Reims Champagne-Ardenne)

Master 2 Cadre supérieur d'administration des services publics et du secteur privé en Afrique (Université de Reims Champagne-Ardenne)

Master 2 Recherche et Professionnel droit international et européen-Spécialités dynamiques africaines (Université Montesquieu-Bordeaux IV)

Master 2 Droit et Economie de l'entreprise pharmaceutique et dentaire (Université de Lorraine)

Master 2 Droit de l'environnement littoral & marin (Université du littoral côte d'Opale)

Master 2 Droit- Spécialité droit de la mer et des activités portuaires (Université du Havre)

Master 2 Droit douanier, des transports et de la logistique (Université de Rouen)

Master 2 Droit de l'activité agricole et de l'espace rural (Université de Poitiers)

Master 2 Professionnel droit de l'agriculture & des filières agro-alimentaires (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Master 2 droit de la montagne (Université de Grenoble)

Master 2 professionnel droit drivé- Droit de la vigne et du vin (Université Montesquieu- Bordeaux IV)

Master 2 Droit du vin et des spiritueux (Université de Reims Champagne-Ardenne)

Attention aux commentaires qui ne sont pas tous autorisés...

Par gilles.huvelin le 20/12/13
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Mes Chers Confrères,

C'est tout de même dommage qu'il ait fallu attendre qu'un confrère du Barreau de Marseille tout seul dans son coin en arrive à agir seul pour obtenir l'application du droit.

Maintenant il faut en tirer les conséquences.

Y compris peut-être sur la façon dont la profession fonctionne ?

Personnellement je suis contre le démarchage mais force était de constater que le droit européeen disait le contraire de ce que notre profession voulait entendre semble-t-il ...

Je vous souhaite bonne lecture de cet arrêt. Félicitations à notre confrère Bernard KUCHUKIAN du barreau de Marseille, c'est du bel ouvrage.

Reste un problème : Que sera le démarchage autorisé ? Il apparaît que nos instances professionnelles veulent interdire le porte à porte et les appels téléphoniques. Je comprends que cela ne serait pas conforme à nos principes essentiels...cependant le démarchage c'est d'aller à la rencontre des clients potentiels et donc d'aller les voir... ou de leur téléphoner. Il apparait clairement que notre vision de notre métier n'est pas celui du droit européen. Le fossé se creuse de plus en plus et c'est au profit d'une conception anglo-saxonne de ce que doit dans ce siècle devenir le recours aux juristes qui si j'ai bien compris ce que veut la Commission viendra au devant de nos problèmes, à la sortie de l'hôpital, comme de toutes les sources de nos problèmes de la vie quotidienne. Si vous n'y êtes pas, ils vous téléphoneront comme le faisaient les vendeurs d'encyclopédie autrefois: " N"hésitez plus, nous vous donnons une première consulatation gratuite pour tout abonnement annuel renouvelable..." J'adore.

Par gilles.huvelin le 19/12/13
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Le Tribunal de Commerce de Paris a ses spécificités. Ce qui convient au suivi de ses procédures par les confrères spécialisés devraient en bonne logique être compatibles avec l'application des mêmes us et coutumes procéduraux sur l'ensemble du territoire.

Je vous souhaite bonne lecture de ce procès-verbal ci-joint.

Bernard, si tu me lis... -:)

Par gilles.huvelin le 19/12/13
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Cher(e) Adhérent(e),

Veuillez trouver ci joint le programme de notre prochain petit-déjeuner débat qui aura lieu le :

Mardi 28 janvier 2014 à 8h30 sur le thème : « DES DIFFICULTES DE L'EVALUATION DES ENTREPRISES"

Je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année.

Bien cordialement.

Evelyne FALLONE

Directrice de l'AFFIC

Tél. + 33 144 32 83 54

Fax + 33 144 32 84 30

Email: affic@wanadoo.fr

Site: www.affic.fr

Par gilles.huvelin le 17/12/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 1 mois

Petites précisions pour vous éviter des poursuites juridiques pour envois sur le net ( que j'ai partiellement censuré pour ne pas tomber sous une avalanche de critiques militantes et de procès d'intention !).

et en prime celles interdites et celles autorisées au Palais:....

Plaisanteries interdites : TVA - CFE - RPVA - RPVTC-CNB- échevinage- budget de la justice - surcharge de travail des magistrats, sur les magistrats en général, les vacations judiciaires.....

Plaisanteries autorisées :Multipostulation - timbre à 35 euros;. Honoraires d'avocats - rétribution à l'AJ - surcharge de travail des avocats - vacances tout court, et bien sûr les avocats.

selon notre confrère Carole COFFY

Avocat au Barreau du Val d'Oise - Toque 118

1 rue d'Argenteuil - 95220 HERBLAY

Tel : 01 39 97 19 06 - Fax. 01 39 97 08 05

qui a établi cet inventaire en précisant n'est pas exhaustif ! Aussi amis lecteurs vous pouvez ajouter vos commentaires.

Bernard, si tu nous lis...

déc
17

35 euros...

Par gilles.huvelin le 17/12/13
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POUR RAPPEL : La taxe de 35 euros (CPAJ) est due pour les instances introduites jusqu'au 31 décembre 2013. L'abrogation de l'article 1635 bis Q du code général des impôts qui prévoit la contribution pour l'aide juridique prendra effet au 1er janvier 2014.

Par gilles.huvelin le 17/12/13
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Maître Huvelin, Je vous remercie et je vous félicite pour cet exercice, un éloge, mon éloge, ce n'était pas facile.

Nous sommes régulièrement rencontrés, nos fonctions respectives n'ont pas permis de nouer des relations personnelles, ça sera désormais possible !

Nous nous sommes entretenus, Vous avez mené votre enquête, peut être aussi sur les réseaux sociaux : Google, linked in , quelques interview,,,,, bref La femme, la juge que vous avez décrit est beaucoup mieux que celle que je suis vraiment, vous m'avez encensée.

J'ai des défauts mais vous ne les connaissez pas

Ou peut-être vous n'avez pas voulu en parler.

Je suis une femme.

Une femme militante, je suis féministe comme on dit, je crois que c'est, aux yeux de certains, mon plus gros défaut.

J'ai été élue en tant que juge consulaire en octobre 2009, j'appartiens donc à la promotion 2000.

Nous étions 3 femmes Monique LECLERC, Françoise GUEGAN et moi-même, toutes les 3 en tête de liste électorale, et nous avons été élues toutes les trois en fin de liste, à l'époque le Président du Tribunal, jp MATTEI s'en était excusé, quelques juges et délégués consulaires dans le secret de l'isoloir avaient rayé nos noms pour la seule raison qu'ils étaient féminins.

Notre camarade Denis VILARUBLA par solidarité est venu se glisser entre nous dans l'ordre du tableau.

Merci Denis, tu étais mon repaire dans les défilés, je savais que j'étais juste derrière toi, et en plus j'ai eu le plaisir de siéger avec toi en chambre de contrefaçon et de concurrence déloyale en 2001. Tu es l'homme le plus gentil que je connaisse.

Puis nos noms furent gravés dans le marbre du tribunal, j'étais très fière de cela : j'appartenais à cette longue chaine de juges consulaires démarrée il y a près de 500 ans, il y a 450 ans exactement, depuis 1563 par le chancelier Michel de L'Hospital, mais les noms de femmes ne sont apparus que depuis quelques années seulement, il y a du retard à rattraper.

Aujourd'hui, malgré l'objectif de parité et les efforts de notre Président Franck Gentin, nous sommes environ 20 femmes sur 180 juges , un faible taux qui n'a pas vraiment évolué depuis 14 ans . Mais les choses avancent et j'ai eu le privilège de siéger sous la présidence de la première femme présidente du Tribunal de Commerce de Paris, Madame Perrette REY, et même si nous n'étions pas spécialement amies, j ai le plus grand respect pour elle.

Pour rester encore un peu sur ce sujet de la parité, j'ai tout de suite compris l'ambiance du tribunal, lorsque dès ma première année, je répondais à une invitation « des dames du tribunal » et qu'en arrivant au cercle je compris qu'il s'agissait des épouses ! En fait c'est mon mari qui aurait dû venir ,,,,

Mais depuis les choses ont évolué, Catherine Tomasi puis aujourd'hui Nadine gilles veille à organiser chaque année le dîner des femmes juges au tribunal, dîner chic et choc et très joyeux voire paillard et je suis triste de ne plus pouvoir y participer. Souvent mes collègues masculins me demandaient de quoi nous avions parlé...j ai toujours garder le secret de nos débats mais je vous assure que nous ne parlions ni chiffon ni cuisine.

Alors comment faire avancer les choses, je décidais de prendre le taureau par les cornes, le plus simple passait par le langage, il fallait féminiser les titres, les fonctions même si cela n'est pas très harmonieux, et pas très apprécié. On me disait « Madame LE Président » je reprenais « Madame LA Présidente », oh pardon, je disais, « Madame la Greffière voulez-vous ... », ,et même « Madame LA ProcureurE quelles sont vos réquisitions ? » ,,, je crois que j'en ai choquer plus d'un et même plus d'une. Mais pour moi, le changement passe aussi par les mots.

Je dois reconnaître que ce n'était pas toujours facile, par exemple, du fait de mon classement dans l'ordre du tableau, j ai été culot de mes chambres successives pendant mes 4 premières années de judicature,,, alors pour cette fonction, j'ai dérogé à mon principe de féminiser les titres ! Je ne voulais pas être « la culotte » de ma chambre.

Ma première chambre fut la 15 ième chambre, chambre de contrefaçon et de concurrence déloyale, la compétence de la contrefaçon nous a quitté, elle est partie en face. Les dossiers étaient lourds, encombrants et tous les vendredis, je ramenais toutes sortes de choses à la maison, des sacs, des soutiens gorges, des porte photos, des vêtements, et j'avais droit à pas mal de plaisanteries.

Puis le soir, la nuit, le week end, je préparais mes dossiers, je rédigeais mes projets de jugements. J'adorais ce moment. Il fallait bien motiver car entre la concurrence loyale et la concurrence déloyale, la frontière est floue.

J'aimais travailler surtout la nuit, quand la maisonnée était endormie : seule, concentrée, les conclusions les pièces et mes notes étalées sur la table, décrivant les faits, posant les moyens des parties, ... puis se dégageaient les ATTENDUS, les SUR CE et enfin le PAR CES MOTIFS.

Toujours en droit, c'est la règle, et avec équité lorsque c'était possible.

Je me découvrais une puissance de travail, enfouie depuis mes études, mais que j'appliquais avec une sagesse et une retenue que je me connaissais pas, en mon âme et conscience.

Je remercie ma famille, mon mari, Dominique, mes 5 enfants, mes associés Marc Harari et Jean François RIBEIRO de m'avoir accordé ce temps et cette attention qui empiétait sur celui que je devais leur consacrer.

Je suis entrée au tribunal à l'âge de 36 ans, mariée , 3 enfants, et dirigeant un cabinet d'administration de biens-syndic de 8 personnes, aujourd'hui je quitte le tribunal 14 ans plus tard malgré le temps et l'énergie que j'y ai consacré , j ai deux enfants de plus, les fameux « bébés tribunal », Sacha à 9 ans et Max à 6 ans, ( les premiers, je crois, d'un juge en exercice en France ) et j'ai près de 100 salaries.

Ces 14 ans furent une période très heureuse de ma vie à tout niveau

Au-delà du privilège de contribuer à rendre la justice, j'y ai découvert des gens merveilleux, intelligents, sympathiques, attentionnés, pas tous mais beaucoup, avec au moins l'une de ces qualités. je ne vais pas tous les citer, mais si je ne dois en citer qu'un, ça sera mon complice jean pierre BRAIN , mon indéfectible soutien dans mes causes parfois perdues , toujours solidaire, je le salue.

J'ai eu aussi quelques fous rires succédant souvent à des tensions, notamment avec mes collègues juges jean MESSINESI, louis MARTIN, Bertrand PUECH et je vous raconte cette anecdote qui m'est arrivé en chambre de contentieux en 2006 , je siégeais alors dans la même chambre que notre Président Franck GENTIN alors simple juge. Sans révéler le secret du délibéré, un jour je délibérais avec mon Président de Chambre et jean MESSINESI. Le président et moi n'étions pas d' accord, Jean hésitait, et le président me dit " mais je suis le président, c'est moi qui commande " et je lui ai répondu " je ne suis pas d'accord avec toi, et dans ce tribunal c'est UN HOMME, UNE VOIX " Jean finit par se rallier à la position du président et je me retrouvais minoritaire, et dû modifier complètement mon projet de jugement : ce fut une belle leçon d'humilité et on a finalement bien ri ..! mais le « un homme une voix » est resté dans nos annales...

Les usages et la convivialité ont contribué à éclairer ma judicature. Avant d'entrée au tribunal j'ai voyage à travers le monde, l'Asie, l'Afrique, les Amériques, mais ici avec les voyages de chambres j'ai découvert la France , l'Alsace avec Georges POROKHOV et ses charades, L'Ile de Ré que m'a fait découvrir Philippe Fiot, Rheims où Alain BLOCH a magistralement sabré le champagne, et je me suis même perdue dans la forêt de Compiègne en vélo avec Denis KIBLER sans compter les bons repas. Car le juge consulaire est un épicurien.

Merci mes amis pour ces moments de découverte et de grâce, merci pour ces soirées où j ai pu me mettre en robe pas celle du juge, mais l'autre (un juge que vous connaissait bien m'interdisait régulièrement de me mettre en pantalon en vertu d'un prétendu décret napoléonien).

Je peux vous l'avouer aujourd'hui, oui j'ai vraiment apprécié ces moments où l'humour très particulier du juge consulaire se dispute avec son élégance et sa courtoisie, même si je faisais ma révolutionnaire, je sais que la tradition a du bon !

J ai découvert aussi en tant que culot, la vie des saints que je devais raconter toutes les semaines pendant 4 ans en tant que culot : ah le saint du jour, il n'apparaît plus sur les calendriers électroniques, mais vous devez savoir qu'il y en a plusieurs par jour et pas seulement celui dont le nom apparaît sur le calendrier, et vous me connaissez je choisissais toujours la vie des saintes : pauvres d'elles, elles ont toutes étaient torturées, violées, elles ont toutes soufferts malgré leur don et leur croyance.

Je voulais remercier aussi Michel et Christiane du Cercle des Magistrats, si attentionnés, qui connaissent toutes les petites manies culinaires des juges, celui-ci ne prend pas de fromage, celle-la prendra une pomme à la place du dessert et grâce à eux j'ai pu acquérir il y a quelques années le dernier exemplaire du sucrier en étain du Président mais je n'ai jamais osé m'en servir, même en privé.

Je voulais remercier Christian de BAECQUE, avec qui j'ai siège en 2000, qui fut Président de ce Tribunal et pour qui j'ai un réelle amitié. c'est aussi le seul homme qui me baise la main.

J'ai un autre gros défaut, je suis souvent en retard sauf pour les audiences, mais je suis souvent arrivée en dernière minute, sous le regard inquiet, parfois agacé puis rassuré de mes collègues si ponctuels et de la Greffière en charge de l'organisation de l'audience mais je suis là et on peut compter sur moi.

Le greffe : j'ai toujours entretenu une grande complicité avec les greffières, je dis les greffières, car à part Monsieur Cuny, ce sont toujours des femmes, Madame Cuny, que je salue, Madame Lelievre, Madame Gougelet, et madame la Greffière-associée Sylvie Régnard qui était ma confidente et avec qui j'ai tissé des liens d'amitié.

Vous avez toujours cherché à m'aider, à m'épauler, à souffler s'il le fallait, vous êtes de grandes professionnelles, je vous ai observé et j'ai pu admiré aussi votre une magnifique capacité d'adaptation au caractère de chacun d'entre nous, et une psychologie du juge consulaire particulièrement affûtée, bravo et merci.

J'ai toujours eu une émotion en entrant en salle d'audience , même si je l'ai fait plusieurs centaines de fois , je suis toujours impressionnée par le prestige de la salle, la déambulation des juges de la chambre, en robe, à 3, à 5, à 7, toujours en nombre impair, l'annonce du « Tribunal », l'entrée dans l'arène, sur scène, ...et la présence du greffe et des huissiers audienciers qui malgré leur petite ou forte voix restent discrètement efficaces, me rassurait. Je pouvais jauger de l'importance de l'audience au nombre et à l'attitude des avocats habituellement présents à l' audience, leur comportement discipliné ou pas était aussi un bon indicateur.

Merci pour ces moments où j'était souvent silencieuse mais à l'écoute et soucieuse de bien répondre.

Les Avocats : lors des audiences, je les ai vu se succéder sous la férule des appariteurs, merci Michel, si organisés. Quelle diversité, quelle richesse, mais quelles inégalités et quelles différences entre vous, certains m'ont parfois ennuyé, et j'ai pu décrocher ou manquait de patience, j'espère qu'ils m excuseront mais d'autres, qui ont un grand talent m'ont illuminée, j ai pu écouter de grandes plaidoiries et voir jaillir l'étincelle. Quel bonheur j'ai ressenti durant ces moments d'intelligence et je leur en suis reconnaissante.

Je remercie aussi les mandataires, j'ai souvent vu Maitre Leloup-Thomas, Maitre Gorrias, Maitre Montravers, et d'autres aussi mais moins souvent et j'ai surtout vu leurs fidèles collaborateurs habitués de la 18ème chambre, votre tâche n'est pas toujours facile mais je vous ai vu au cours des années faire des efforts pour nous donner de plus en plus d'informations et répondre à nos demandes, sur des dossiers souvent impécunieux.

J'ai siège en chambre de contentieux, et contrairement à ce qu'à dit Maitre Huvelin, j'en garde un très bon souvenir. Dans ces cabinets de juge rapporteur si intime et si solennelle à la fois, j'ai toujours encouragé les parties à trouver un accord quand c'était possible : je leur disais qu' « il valait mieux un bon accord qu'un mauvais jugement »...

Mais la chambre où j'ai oeuvre le plus est la 18ième chambre, la chambre de la responsabilité et des sanctions personnelles du chef d entreprise , j'y ai siègé durant 5 années, pas d'affilé et la dernière année je n'étais pas très présente.

J'en suis devenu en quelque sorte, spécialiste, j'ai vu cette chambre évoluait, progressait,

Je suis clairement pour le rebond du chef d'entreprise après l'échec, et les jugements de cette chambre ont des impacts directs sur l'avenir du dirigeant que ce soit à titre sur sa vie professionnelle mais aussi sur sa vie personnelle. J'y ai vu des justifiables désespérés, perdus, d'autres inconscients, d'autres malhonnêtes, d'autres absents, souvent absents (d'ailleurs je ne les ai pas vu du coup), car vous connaissez la règle des 3 D : Dépôt de bilan, Divorce, Déménagement ...

Et puis j'ai vu des hommes et des femmes qui se battaient aussi pour pouvoir recommencer à diriger une entreprise après l'Echec, en pensant avoir tiré les leçons.

Cette chambre était très vivante, par la diversité de ses défendeurs certes, mais aussi par la composition des juges de la chambre, car chacun d'entre nous a un devoir d'impartialité et de neutralité, pour cela nous avons revêtu la robe noire, pour gommer nos préjugés, hommes, femmes, (durant mes cinq années, je n'ai délibéré uniquement qu'avec des hommes) qu'elles que soient nos origines, nos fonctions professionnelles, nos petites névroses, il fallait résister à la pression, à nos émotions, à nos sentiments , à nos affinités qu'elles soient politiques, religieuses ou philosophiques et ce n'était pas toujours facile. Et je dois dire que le soir de mes jours d'audience je tombais raide de sommeil épuisée ...j'ai eu des moments intenses, des débats houleux et j ai souvent dû essayer de convaincre.

Car ce devoir d'impartialité n'est pas exclusif d'un devoir d'humanité.

J'ai côtoyé dans cette chambre , de nombreux représentant du parquet, Monsieur BONAN que je salue , Monsieur LECUE, Monsieur PEZET toujours à l'écoute, Madame SARZIER, Madame GARRIGUE, je sais que le parquet est indivisible mais bon chacun avait son style, et son caractère et j'ai toujours souhaiter entretenir les meilleurs rapports avec le ministère public et arrivait à comprendre sa position, c'est ainsi que j'ai fait la connaissance de Madame HOULETTE au Parquet d'Appel et de M Alain CARRE PIERRAT Avocat général à la Cour de Cassation afin d'échanger , et de réduire nos divergences , je les remercie de nos échanges toujours riches et intéressants et qui nous ont fait respectivement progressé.

C'est pourquoi que je ne désespère pas qu'un jour, l'extrait de casier judiciaire B 1 qui décrit toutes les condamnations d'un justiciable que produit le parquet en début d'audience de sanction, même si le défendeur est absent, ne soit plus lu ainsi en début d'audience. En fait, je souhaiterai qu'afin que le principe du contradictoire, celui du respect des droits de la défense auquel je suis très attachée (et accessoirement celui du respect de la vie privée ) soient vraiment respectés que seules les condamnations commerciales qui nous intéressent soient citées mais, en amont, dans la requête du parquet qui est jointe à l'ordonnance du président. De plus tous les tribunaux de commerce n'ont pas cette pratique. C'est à suivre.

Je me tiendrai informée,,,,

Voilà j'ai fait de mon mieux, j'ai essayé d'apporter ma petite pierre à l'édifice, j'ai été loyale, franche, trop franche parfois, je n'ai pas été parfaite. Au cours de toutes ces années j'ai essayé de canaliser mon énergie et ma passion et d'arborer la violette, symbole de l'humilité, et ce fut pour moi un grand bonheur.

J'espère que la réforme en cours ne détruira pas cette magnifique construction qu'est notre institution et la spécificité des juges consulaires qui au-delà du droit, connaissent bien les réalités économiques et sociales, ce qui est un véritable impératif dans l'exercice du droit commercial.

J'ai souhaité m'exprimer car je voulais vous remercier tous de votre confiance, et au-delà des échanges cordiaux, dire mon ressenti et mon attachement.

J'ai le plus grand respect pour notre Tribunal et pour la diversité de ces acteurs, tous tendus vers le même objectif : QUE JUSTICE SOIT RENDUE

Je vous remercie.

Mylène ROMANO

Par gilles.huvelin le 16/12/13
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Bernard, si tu me lis....

Par gilles.huvelin le 16/12/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 1 mois

Madame le Présidant,

Après quatorze années de judicature accomplies au sein de ce tribunal de commerce de Paris, vous allez poursuivre votre action au service de vos contemporains.

Votre parcours est atypique, exemplaire, ce qui n'est pas contradictoire lorsqu'il s'agit de vous.

Nommée par décret du 2 Avril 2010 au grade de Chevalier dans l'Ordre national de la légion d'Honneur au titre du ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'emploi, les insignes de cette distinction vous ont été remis par Madame Christine LAGARDE qui vous a fait un discours au-dessus de tout éloge, qui vide mon propos ramené aux rappels de vos activités professionnelles, militantes et sportives.

Ce qui annonce un plan en trois parties, procédé qui conviendra au membre du jury du Master HEC Entrepreneur que vous êtes depuis 2005.

Vous avez de la chance, dites-vous volontiers, mais cela n'explique pas autant de succès.

Après le Lycée Paul Bert à Paris et un baccalauréat avec mention, vous faites de brillantes études universitaires à Paris X. Maîtrise en droit, licence de science économique, vous envisagez un temps de vous présenter à l'ENM ou de passer le concours de Commissaire de Police.

Mais la Bourse vous attire, voire, vous fascine. En 1986 vous obtenez un DESS de Banque et de Finances et vous rédigez une thèse sur « la psychologie boursière ». Ce qui prouve que vous n'aimez pas les sujets faciles.

Vous exercerez vos talents à la bourse de Paris jusqu'en 1993, d'abord autour de la « Corbeille » où l'ambiance, la compétition conviennent à votre dynamisme, et vous prépare inconsciemment aux audiences de contentieux général de notre tribunal, que certains béotiens outrecuidants comparent également à la vente des chevaux au Texas. Puis, vous serez analyste associée et co-fondatrice de la société B & B Market puis directrice et trader associée de la société LOUXOR GESTION.

Entretemps vous rencontrez Dominique, « Dom » pour les intimes, votre mari et vous aurez deux enfants.

Votre époux renonce à l'agrément COB pour se consacrer à la gestion du patrimoine

constitué au moment où la Bourse s'informatise. Hasard du calendrier, vous quittez le

tribunal de commerce au moment où la procédure commerciale s'informatise à son tour.

Depuis 1993, votre activité professionnelle, c'est l'immobilier principalement.

Vous devenez présidente associée co-fondatrice de la société anonyme BERARD à Paris,

entreprise d'administration de biens et syndic. Vous ne cesserez pas de développer son

activité, en faisant l'acquisition de six agences à Paris et dans sa périphérie la plus

recherchée et la plus prospère; d'ailleurs vous habitez vous-même à Neuilly.

BERARD S.A., c'est 90 employés, 11 millions d'euros de chiffre d'affaires consolidé. Une belle

réussite.

Pour organiser cette croissance, vous devenez tout naturellement, gérante associée de

BERARD HOLDING en 2001, et vous prenez également la gérance de BELIER ASSURANCES,

courtier d'assurances, en 2012.

C'est la profession de l'immobilier qui recherchant des candidats pour devenir juges

consulaires vous attire vers nous. Vous vouliez devenir magistrat, vous devenez juge avec le

nouveau siècle. Vous auriez pu entrer au tribunal de commerce de Bobigny, de nombreuses

démissions à l'époque où Monsieur MONTEBOURG n'était pas encore ministre, vous font

entrer au sein du tribunal de commerce de Paris où il n'y a que vingt femmes, me direzvous,

sur cent quatre-vingt juges en 2013.

Second hasard du calendrier, vous nous rejoignez au moment où les juridictions consulaires

pluri- séculaires font l'objet d'attaques en règle et vous nous quittez au moment où les

tribunaux de commerce reçoivent l'assurance qu'ils ne supporteront pas l'échevinage.

En l'an 2000, vous commencez votre parcours de juge consulaire à la 15ième Chambre dont

l'activité principale est de statuer en matière de concurrence déloyale. Vous êtes bien

entourée : Votre présidente est Madame MALHER-BESSE, et Messieurs DE BAECQUE et

SCETBON-DIDI siègent à vos côtés. Peut-on commencer sa judicature sous de meilleurs

auspices et recevoir une meilleure formation ?

Au total c'est une énorme charge de travail que vous devez assumer et pour préserver vos

week-ends comme votre mari vous le demande, vous travaillez également la nuit.

Rappelons que l'activité des juges consulaires est un engagement bénévole.

Vous ferez par la suite partie des 14ièmeet 18ième Chambres consacrées respectivement aux

procédures collectives et aux sanctions personnelles, vous retournerez aux Chambres de

contentieux, 19ième, 4ième et 16ième Chambre, pour ne plus quitter par la suite la 18ième Chambre depuis 2008.

Le contentieux ne vous laisse pas un souvenir impérissable. Les procédures collectives vous donnent à garder en mémoire les piles de documents à signer sans avoir la possibilité d'un contrôle effectif aussi sérieux que vous le souhaiteriez. Votre préoccupation constante est le respect du débat contradictoire. Vous êtes intarissable sur le respect de principes pourtant élémentaires parfois mis à mal.

La transparence toujours plus nécessaire en matière de procédure collective notamment à propos du sort des actifs à céder ne vous parait pas atteinte.

Le rôle omniprésent des mandataires judiciaires qui oeuvrent sans doute avec conscience et probité sans contrôle du juge autre que formel dans la majorité des cas ne vous convient pas. Mais comment faire autrement est un vrai sujet sur lequel vous considérez que nous n'avons pas assez progressé. Je dis « nous » car je considère que les avocats doivent être sans doute plus actifs également dans un travail d'accompagnement qui se doit d'être également le nôtre.

Trois nouveaux enfants vous viendront au monde pendant cette période de votre vie particulièrement bien remplie, ce qui vous vaudra la médaille de la famille française en 2009.

C'est aussi moins de disponibilité malgré une organisation sans faille, le dévouement de la nourrice de vos enfants, Tess, et de votre secrétaire, Cécilia, ce qui vous conduira à prendre, en ce qui concerne votre activité consulaire, une année sabbatique.

Vous avez toujours eu une vie militante. C'est un autre versant de votre engagement désintéressé.

Adhérente du mouvement « Action de femmes », pour promouvoir la présence féminine dans les conseils d'administration, adhérente de l'association « Ni pute, ni soumise » et de « Working girls Paris », le combat de la place de la femme dans notre société est le vôtre. Le malheur ne vous épargne pas plus que les autres, il vous fait rebondir. Vous militerez au sein de l'association Laurette Fugain.

Pendant ce temps, votre réussite professionnelle est reconnue : Votre entreprise est classée 33ième au palmarès 2011 de « Women Equity for growth » et vous êtes nominée deux fois en 2012 à la « Tribune Women Award » et au « Prix Ernst & Youg (EY) de l'entrepreneur ».

Vous nourrissez la confiance et l'envie d'entreprendre. Féministe, vous confiez « sans mon mari, je ne suis rien ». Vous savez défendre votre champ clos, votre vie de famille est une priorité.

Dominique, votre époux, Mathilde, Gabrielle, Golda, Sacha, Max, vos enfants sont sans doute fiers de vous, toujours alerte et dynamique.

Le sport a aussi une part importante dans votre vie.

Il est l'un de vos secrets pour garder la forme. Il vous permet d'avoir un sommeil réparateur. Vous pratiquez le hand-ball au CSM Club de Puteaux, le tennis, l'équitation, la natation, vous avez fait le marathon de Paris en 2000 et celui de New-York en 2002. Bien sûr, vous êtes titulaire d'un permis de conduire, vous avez aussi un permis bateau, qui malgré son nom n'est pas si facile à passer, un permis Karting 125, un brevet de plongée, un permis moto, vous avez appris à voler sur CESSNA 152 et Robin DR 400. Il ne manque plus qu'un brevet de parachutisme ou la pratique du saut à l'élastique, car aucun défi ne semble pouvoir vous arrêter.

Vos autres secrets pour soutenir autant d'activité sont l'absence de stress, une volonté sans faille, la considération permanente du facteur humain, la curiosité, la recherche de l'effort.

Madame Mylène Romano, le moment de l'éloge qui revient à tout président de Chambre quittant ce tribunal, est celui où nous nous retrouvons en communion autour d'un destin, d'un parcours, le vôtre aujourd'hui. C'est celui où beaucoup de ceux qui m'écoutent vous découvrent, et en même temps, ceux qui ont plaidé devant vous comprennent mieux vos ressorts, vos motivations.

Vous n'avez pas de regret, vous vous reconnaissez des échecs, vous n'avez aucune crainte, rien ne peut faire taire vos convictions et ne peut entamer votre détermination.

Je salue en vous, avec mes confrères et leurs collaborateurs, une personnalité d'exception à qui nous souhaitons encore plus de succès dans sa vie professionnelle, personnelle, militante et sportive qu'au cours de ces quatorze années passées si vite.

Je ne vous vois pas abandonner les instances consulaires, le monde du commerce et de l'industrie, aussi il m'est agréable, Madame Mylène ROMANO, de pouvoir à la fois vous dire merci et au revoir.

Par gilles.huvelin le 13/12/13
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Le CNB annonce :

"Nous vous informons qu'une opération de mise à jour sur le service e-Barreau interviendra le lundi 16 décembre 2013 entre 13h et 13h30.

Dans un souci constant d'améliorer le fonctionnement du service e-Barreau, une nouvelle version des modules TGI et CA sera mise en ligne à cette date.

1- Les accusés de réception (AR) :

Afin de rendre plus lisible votre liste de messages, les accusés de réception (AR) seront désormais associés au message concerné au lieu d'un message AR supplémentaire. Il suffira donc de pointer le message qui vous intéresse pour connaitre le détail de l'état des accusés de réception. Les codes couleur suivants permettront une visualisation rapide de l'état des AR : « Rouge » : au moins un accusé de réception n'a pas été reçu, « Vert » : tous les accusés de réception ont été reçus, « Jaune » : tous les accusés de réception demandés n'ont pas encore été reçus. De plus, sur un message imprimé, les accusés de réception relatifs à ce message seront visibles.

2- Les brouillons :

Vous pourrez désormais enregistrer vos messages en préparation puis les retrouver ultérieurement afin de les envoyer. Cette option vous permet de séparer l'étape de préparation du message de l'étape d'envoi.

3- Sauvegarde automatique des procédures :

Pour vous éviter de perdre les données saisies lors de la création d'une procédure, une sauvegarde automatique a été mise en place. Si la session a été fermée, vous retrouverez donc les données à la réouverture.

4- Date de validité du certificat :

Pour rappel, la clé vous identifie en tant qu'avocat. Elle permet aujourd'hui de vous authentifier de manière fiable et bientôt vous pourrez l'utiliser pour signer tout document PDF et accéder à d'autres services administratifs ou bancaires. C'est la raison pour laquelle, un processus rigoureux d'élaboration de la clé et de sa remise en mains propres doit être strictement respecté. Une clé a toujours une durée de validité de 3 ans même si le paiement est bimensuel. Désormais un message sera affiché pour vous rappeler la date d'expiration de votre clé. De plus, un mois avant cette échéance, un autre message sera affiché en rouge pour vous informer de la procédure de récupération de votre clé et ainsi vous permettre d'accéder à e-Barreau sans subir d'interruption de service.

Cordialement,"

Le service informatique du Conseil national des barreaux

NB : Cette mise à jour est réalisée à l'échelle nationale. Aucune action de votre part n'est nécessaire.

Notes exolicatives ci-dessous: