gilles.huvelin

Par gilles.huvelin le 31/10/14
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Décret no 98-1232 du 29 décembre 1998 modifiant le décret no 85-1388 du 27 décembre 1985 relatif au redressement et à la liquidation judiciaires des entreprises et le décret no 85-1389 du 27 décembre 1985 relatif aux administrateurs judiciaires, mandataires judiciaires à la liquidation des entreprises et experts en diagnostic d'entreprise.

« Art. 55. - Un magistrat désigné par le ministre de la justice parmi les magistrats des parquets généraux est chargé, pour le ressort d'une ou plusieurs cours d'appel, de l'inspection des administrateurs judiciaires, y compris de ceux qui sont désignés dans les conditions du deuxième alinéa de l'article 2 de la loi no 85-99 du 25 janvier 1985, et des mandataires judiciaires à la liquidation des entreprises. Un magistrat suppléant est désigné dans les mêmes conditions.

http://legimobile.fr/fr/lr/jorf/1998/12/30/98-1232/

Par gilles.huvelin le 31/10/14
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  Publié sur HUBSCH avocats, cet article de notre Confrère SICARS, Candidat au Bâtonnat du Barreau de PARIS.  

Au-delà de tous les grands discours l’ouverture des capitaux extérieurs des cabinets pose une question simple : qui arbitrera un éventuel conflit d’associés, le Bâtonnier ? Selon quelle justification pour associé non avocat ?

Le risque est clairement la perte de l’autorégulation et de l’indépendance qui y est attachée, si le Bâtonnier est évacué en même temps que s’ouvre le capital.

Ce n’est peut-être qu’un détail technique  mais « le diable se cache dans les détails ».

C’est Alain Bensoussan qui devant la convention nationale a pris la défense d’une solution plus simple, propre à neutraliser tous les effrois : plutôt que d’ouvrir les cabinets aux capitaux extérieurs pourquoi ne pas réfléchir à une meilleure mutualisation du financement nécessaire au développement de l’activité.

Voilà qui est dit. C’est à Montpellier, dans l’unité nationale, que l’avenir est en train de se projeter.

(NDLR : A la première partie de l'article, j'ai le sentiment que la réponse est dans la question: Les Ordres vont perdre la main sur les conflits d'associés avec les non-avocats.

Sur le fiancement mutualisé, je n'y crois pas. Lorsqu'à Paris le Barreau a fait l'acquisittion d'un immeuble rue de Prony, pour y établir une forme de Chambers à la française, les locaux se sont retrouvés occupés par les anciens bâtonniers et des MCO. Je ne sais plus ce que c'est devenu depuis.

En plus la profession va avoir financièrement d'autres préoccupations comme le budget de l'A.J.

J'aime beaucoup Frédéric SICARD, il connait bien les problèmes de notre métier et il est de ceux qui peuvent incarner un barreau dans lequel nous pouvons nous sentir bien. Il pose les bonnes questions, celles qui dérangent, sans en avoir l'air.

Poser celle de l'unité nationale de la profession au détour de cet article est bien vu. GH) 

 

Par gilles.huvelin le 30/10/14
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Fin de la stricte application du droit qui est la raison d’être du droit ringard écrit.

La Cour de Strasbourg au nom du principe d’équilibre et de proportionnalité refuse un contrat ou un testament déraisonnable qui serait discriminatoire (article 14 de la CEDH), arbitraire ou en flagrante contradiction avec la notion d’équilibre.

Les Cours européennes imposent un véritable contrôle de l’interprétation des actes juridiques privés à la jurisprudence  de la Cour de Cassation.

L’appréciation de ce qui n’est plus, nous le savions déjà, la Loi des parties qui s’imposait au juge, sera par les magistrats autant de conventions ou actes unilatéraux privés modifiés, interprétés, en considération d’aspects sociaux ou/et économiques.

Au nom des droits de l’homme, les magistrats vont imposer leur vision de ce qui est admissible dans notre société. Au nom des droits de l’homme, le principe de la proportionnalité  qui envahit la jurisprudence, véritable cheval de Troie de la casuistique, de la recherche du précédent au plus proche de la cause à trancher, et donc vecteur militant du mode de pensée des praticiens de la « Commun Law » qui est un flou artistique évolutif est bel et bien en passe de s'imposer dans toutes les branches du droit.

Les élèves des écoles de commerce (qui demain seront avocats) vont évoluer (comme des poissons dans l’eau dans ce qui devient un monde de non-droit) dans des Cabinets dirigés par de brillants H.E.C.

Cette mutation est encore plus importante, fondamentalement, que le développement des applications informatiques et de la robotique.

C’est une révolution fondamentale de l’esprit du droit et de l’organisation de la société, des rapports entre les personnes.

 Pour le coup, c’est l’aboutissement de l’indépendance totale de la magistrature. Elle n’a de fait plus, nous le savons, aucun compte à rendre aux autres pouvoirs constitutionnels et notamment au législateur. Aujourd’hui, elle ne peut craindre que de faire condamner la France à payer des dommages-intérêts à la partie lésée par une décision de notre Cour de Cassation qui n’aura pas su prévoir  la jurisprudence de la CEDH.  « Bonjour joyeux contribuables ».

Mais nos magistrats sont vigilants et sérieux. Ils vont donc finir de régler son compte à notre droit continental, que nous exportons dans les pays en voie de développement, ce que la france, grand pays moderne, n'est plus.

D'ailleurs de la 33 ième place, la France est passée à la 31ième place des pays les plus attractifs économiquement du monde ! ...donc avant le Burkina Faso, sans doute pour s'être rapprochée encore un peu plus du modèle anglo-saxon.

Par gilles.huvelin le 29/10/14
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Cassation 2ième ch. Civ., arrêt du 25 septembre 2014 n°13-19.583, P+B : JurisData n°2014-021931

La seule comparution à une audience au cours de laquelle l’examen de l’affaire est renvoyé ne constitue pas, par elle-même, une diligence au sens de l’article 386 du CPC.

D’accord, il ne s’agit pas d’un acte positif  apportant un nouvel élément qui fait avancer l’affaire, justifiant que la partie ne délaisse pas son procès…Cet arrêt n'apporte pas de nouveauté pour tout dire.

Tout de même, je trouve que la jurisprudence est incertaine et fluctuante en la matière et que les cas d’espèce me mettent mal à l’aise.

Il était aussi possible de dire que le fait qu’en comparaissant la partie avait manifesté son intérêt pour le procès en cours et avait pris une initiative suffisante pour justifier qu’il n’y avait lieu à péremption…

C’est toujours pareil, j’ai l’impression que selon le but à atteindre la Cour de Cassation choisit sa motivation.

Ceci dit, je suis peut-être un brin défaitiste et si vous disposez d'une ligne directrice de la jusriprudence en matière de péremption vous pouvez nous en faire part grâce à un commentaire ci-dessous. Merci beaucoup par avance !

Par gilles.huvelin le 29/10/14
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Ils nous ont bassiné avec le nouveau Palais de Justice à Paris, isolé dans le nord de la Capitale, dans le quartier des Batignolles, parce qu'après l'échec de la candidature de la capital aux J.O. un terrain en friche devait bien permettre des compensations financières. Peut-importe que le contrat de partenariat public privé puisse paraître onéreux, que personne n'ait songé à construire le Palais de Justice à la place de l'Hôpital Dieu dans l'île de la Cité en voie de fermeture, mais dont le terrain était promis à d'autres projets à d'autres opérateurs.

Déjà nous avions dénoncé un parking trop petit, un accès piéton peu commode par une passerelle ( pour des raisons de sécurité...pourquoi pas un pont-levis ?) au-dessus du boulevard des Maréchaux.

Peu importe. Une consolation: La ligne automatisée 14 du métro devait être prolongée et une station ouverte sur zone en 2017 au moment de la mise en service du nouveau Palais de Justice.

Las, nous apprenons que pour des raisons sordides de budget la ligne 14 ne sera prolongée qu'en 2019.

Le Barreau de Paris n'a encore rien dit, mais il est vrai que nos édiles ne se préoccupent pas de procédure ni de plaidoirie, cela est laissé aux exécutants sauf s'il y a des caméras. Alors que ce soit compliqué d'aller du tribunal de commerce et /ou de la Cour d'Appel  au TGI, quelle  importance, d'autant plus que les audiences se tiendront à la même heure dans les trois lieux ! 

Je vous assure, les pouvoirs publics aiment les avocats. D'ailleurs ils nous le disent tous les jours, et les autres s'en moquent bien, en défintive.Ils ont assez à faire avec les grands principes.

Pour notre vieux Palais dee Justice nous disposons de  trois stations de métro dont la station Châtelet  deux parkings et pléthore de ligne de bus. Demain rien. Aucun accès en transports en commun ni possibilité de parking. Et puis soyons juste. Un palais de justice sans que le public puisse accéder, sans avocats et peut-être sans prévenus comparants...c'est le top ! Peut- être pas de magistrats non plus.

Par gilles.huvelin le 29/10/14
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Les  stratèges se prennent-ils les pieds dans le tapis ?

Pas si sûr. Décodons  un peu.

Afin de rationaliser le fonctionnement du RPVA, le CNB a eu la bonne idée de reprendre à son compte la clé nomade d’accès mis en place pour et par le Barreau de Paris afin que les confrères de Province n’aient plus à passer par un boitier NAVISTA. Ce que tous les confrères de Province revendiquaient.

Comme le CNB met en place un cloud privé sécurisé pour les avocats, cette clé intitulée A + + permettra à la fois d’accéder au RPVA et au Cloud, plus à des services mis à disposition par les Ordres au profit de leurs membres, comme c’est déjà le cas à Paris.

Dorénavant les clés seront mises à disposition par le CNB et non plus par les Ordres, au rythme des renouvellements avec possibilité de devancer l’appel. Tout cela sera précisé.

Le Barreau de Paris perd ainsi son originalité technologique et a définitivement semble-t-il perdu la maîtrise de « son » RPVA, et donc un moyen de pression sur le CNB. Reste la gestion des fichiers d’adresses qui semble un combat d’arrière –garde avec manœuvre de contournement semble-t-il pour utiliser celui de la CNBF ce qui devrait intéresser la CNIL si c’est le cas.

Reste qu’au moment au le CNB se prononce clairement contre la suppression de la postulation locale au profit d’une postulation nationale, il met en place un RPVA décloisonné, Paris et la Province se retrouvant avec une clé commune d’accès  « A+ + ».

Parallèlement un ancien Bâtonnier de Paris en la personne de notre Confère CHARRIERE  BOURNAZEL décide de partir à l’assaut du problème de la gouvernance de la profession en proposant une liste de candidats aux élections du CNB pour la création d’un Barreau national dont la direction serait élue au suffrage universel direct, et non par les Ordres.

Ce qui est très drôle c’est que l’actuel CNB est contre mais le cloud sécurisé qu’il met en place devrait permettre la mise en place du scrutin universel direct.

Le scrutin universel direct permettrait de faire tomber dans l’escarcelle du Barreau de Paris fort de 26 000 membres le Barreau National et de reprendre la main sur la gouvernance de la profession, en bonne logique. Problème accesoire: Le Barreau de Paris a protesté énergiquement contre la mise en place du cloude privé des avocats par le CNB en dénonçant son coût et son VPN, à moins que ce soit l'inverse, et promet de mettre en place le sien.

Or le Bâtonnier du Barreau de Paris est pour la postulation nationale, et cela tombe bien car le CNB vient justement de mettre en place l’outil qui doit permettre d’appliquer une réforme qu’une majorité de confrères refuse autant pour des raisons historique que de survie économique, que de bon sens, dont  certaines structures n’ont que faire.

« Qui manipule qui nous raconte des histoires ? »

Tout cela pour la conquête d’une apparence de pouvoir, alors que notre destin écrit par Bruxelles sur le modèle des pratiques de la Commun Law (y compris pour les notaires et les huissiers) au nom de l’efficacité économique, est scellé.

Il s'agit d'un jeu d'ombres dont ceux qui font actuellement devant leur Palais de justice des barricades de codes et de livres de droit périmés sont les didons d'une farce qui se déroule derrière le paravant de grandes déclarations qui n' amusent pas la galerie.

Il n'y a pas que la farce.

Reste la confiture. Qui va mettre les doigts dedans ?

S'il y a un vrai combat, c'est sans dans doute celui-là.

Par gilles.huvelin le 28/10/14
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Ceci dit ceux qui ont pu rallier les gros Cabinets ou constituer des structures d'exercice importantes  en s'appuyant souvent  sur des Cabinets anglo-saxon il faut bien le dire , ont toutes mes félcitations. J'y ai de nombreux copains et amis qui ont, avec talent, beaucoup de travail ou/et de sacrifices personnels, fait dans ce sens des choix de carrière difficile ou audacieux, souvent fructueux.

Ils ont eu raison de ne pas attendre une éventuelle ouverture d'esprit de nos édiles.

Il y a plus de quarante ans que  certains d'entre nous avaient demandé que les décrets d'application de la loi de 1971 qui devraient permettre de mettre en place des SCM et des SCP interprofessionnelles soient pris. Nous rêvions de réunir à la même adresse des notaires, des experts comptables, des huissiers, des spécialistes du droit de diverses spécialités, Commissaires-priseurs, spécialistes des brevets, des juristes salariés…

La "profession" (lire, las,  les conseils de l'ordre et les syndicats, les associations diverses et variées) a freiné des quatre fers (et je suis poli) depuis donc des lustres au nom des grands principes pour s'opposer à tout progrès, modernisation et surtout se fermer à la concurrence en évitant de s’ouvrir sur le monde.  

Nous avons perdu un temps que nous ne rattraperons pas. Il n' est pas scandaleux que ceux qui ont tout fait pour bloquer le développement de 90 % du barreau  au profit des 10% restant, se montrent aujourd'hui comme les hérauts de la révolution copernicienne imposée par Bruxelles. C'est de la stratégie.

 A priori  de grosses structures pourront trouver les financements qui demain leur permettront de créer de véritables hôpitaux du droit. Et c'est très bien. Dommage que cela soit possible alors que pendant des décennies nos élus après avoir empêché toute adaptation et regroupement des petites structures, viennent nous faire la leçon ! 

Les mêmes représentants de notre professions ont hurlé lorsque nous demandions à considérer nos Cabinets comme des entreprises, revendiquent depuis peu, haut et fort, la nécessité de prendre en compte cette réalité économique.

Ce qui est vrai pour les entrepreneurs qui ne supportent plus le comportement des branches professionnelles et du MEDEF, notamment, est vrai pour les avocats face au CNB, leur Barreau et les Syndicats:La rupture est clairement  consommée.  Ils nous ont floué, bloqué dans l'évolution économique du marché du droit qu'ils ont nié au profit de champs clos.et, indirectement ou pas, de structures qui ont su se montrer influentes.

 Le coup des avocats salariés

C'est la cerise sur le gâteau. Je passe sur le fait que je suis pour depuis des lustres.

"Ce qui m'interpelle au jour d'aujourd'hui au niveau du concept de la problématique" comme disent les forces de progrès devenu des  "passéïstes," c'est que, soudainement ,ceux qui étaient contre vent debout sont devenus pour, mais ils ne veulent pas que les avocats en entreprise puissent  plaider y compris pour leur employeur (contrairement à ce qui se passe par exemple en Espagne...)

Pendant ce temps les juristes salariés des Caisses sociales et des organismes de retraites notamment  font de fait notre métier, y compris à la barre, sans que nos Ordres bougent une oreille.

Tiens, pourquoi  ne pas permettre aux avocats dans les entreprises de plaider ?  La réponse est toujours: à qui cette prise de position peut donc rapporter ?

Simple: aux Cabinets qui auront la possibilité de recevoir une flopée de stagiaires de l'EFB, qui constitueront leurs réseaux clients-juristes en entreprises.

Et ne me dites pas qu'ils n'y ont pas pensé....

 Les boutiques du droit

J’ai toujours défendu aussi l'idée que les avocats de proximité puissent ouvrir des boutiques sur rue comme d'autres entrepreneurs avec l'affichage des tarifs comme les coiffeurs ou les assureurs par exemple.

Hurlements des caciques au nom toujours des grands principes.  

Puis deux HEC ouvrent une franchise et tout le monde trouve cela absolument génial: C'est l'avenir !  Parfait, un progrès est un progrès même si on est encore loin de ce que font les anglais. Passons. Pourquoi soudainement ce retournement de veste ? Simple : A qui cela va rapporter ? Au ceux qui vont trouver les financements pour créer des réseaux de boutiques qui feront remonter les dossiers !

Quant à la pub ?

Les cabinets les plus importants n'ont jamais négligé de démarcher somptueusement les entreprises à coups de colloques, envois de publications, de cadeaux divers. En revanche gare au petit Cabinet qui envoyait une carte de vœux à la volée !... La réforme imposée par Bruxelles  contraint à donner à tous les mêmes armes commerciales.

Croyez-vous ? Que nenni. Au nom des grands principes le démarchage et la publicité libres se retrouvent déontologiquement verrouillées...Qui pourra faire de la publicité ou du démarchage déontologiquement acceptables ? Vous avez trouvé la réponse. C'est bien vous avez compris le mécanisme.

Concrètement ce virage global  de nos édiles responsables après quarante-trois années de blocage intellectuel militant depuis la loi de 1971 prend à contre-pied la majorité des avocats à qui ils ont fait croire à la pérennité du modèle de l’avocat français.

Après les avoir étouffé dans un carcan intellectuel et un modèle économique qui ne tenaient pas la route, les anciens conservateurs devenus nouveaux réformateurs, vont les abandonner, lâchant cet énorme peloton dans la crise.

Qui va profiter du marasme ?

Poser la question est déjà avoir une petite idée de la réponse., sauf, à ce qui se dit, que certains colosses ont des pieds d'argile et que d'autres dépendent de la perfusion d'entités professionnelles extérieures parce que posséder pignon sur rue à Paris fait partie d'un affichage incontournable.

Le fin mot de l'histoire c'est clairement de demander à ceux qui nous ont représenté jusqu’ici d’avoir la décence d’arrêter. Cela suffit je crois.

Rappelons, c’est notre confrère Charrière-Bournazel dans le numéro de la Gazette du Palais du 25 octobre qui nous le dit, que ces trois dernières années le budget du CNB était au total de 43 millions d’euros.

Pour neutraliser ou empêcher de travailler qui  en ne donnant ni les outils adaptés ni les moyens, en menant une politique de gribouille ?

Constatons que si la postulation passe au niveau national, le RPVA ne semble pas le pouvoir. Au fait où est le pouvoir ? 

Rien que du bonheur.

Par gilles.huvelin le 27/10/14
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Vous ne pourrez pas éclater de rire en lisant la Gazette du Palais de ce 25 octobre.  Les plumes les plus conservatrices de notre profession sont devenus les hérauts de la modernité, comme "les forces de progrès" sont devenues dans le même laps de temps « passéistes ».  Ce doit-être dans l’air du temps décidemment. D'ailleurs les mots "forces de progrès" ont disparu du vocabulaire politique et journalistique. Dans ces bonnes pages, j'ai appris qu'en trois ans le CNB avait réuni 43 millions d'euros de budget.

Et puis il y a cette nouvelle affligeante propagée en Russie sur les causes de la mort du Président de TOTAL :

http://stopmensonges.com/la-russie-classifie-comme-assasinat-par-la-cia-la-mort-pdg-de-total/

Et puis dans un autre registre le "lynchage fiscal" des retraités :

www.sauvegarde-retraites.org

N'oublions pas aussi dans ce rapide tout d'horizon de l'actualité jurdico- médiatique ce qui est arrivé au président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale,  qui avoue à la face de la république qu'il s'est pris les pieds dans le tapis de l'incompréhension des textes devenus incertains....de son aveu même !

 Et puis un truc raciste insupportable:

https://www.facebook.com/photo.php?v=10204421561649681

Comme l’écrivait Edward MIKE «  Drôles de gens, drôles de pays » qui est  le titre d’un ouvrage savoureux bien qu’oublié.

L'important est de garder un maximun d'humour.

Par gilles.huvelin le 24/10/14
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Un confrère m'écrit, et m'autorise à publier ce texte.. C'est un billet d'humeur, mais aussi un témoignage. Si cliquer sur une souris est le métier d'avocat, alors, oui, il n'est pas nécessaire d'être avocat pour cliquer sur la souris !  Mais justement trop de gens, et de confrères aussi, ce qui est déconcertant, estiment que la procédure c'est simplement cliquer. après avoir adresser une demande de renvoi. D'où la consternation de notre auteur qui prend  sa "plume" ci-dessous:

"J'ai lu sous la plume d'un Confrère s'exprimant sur le site HUB AVOCATS "L'Echo des Confrères - semaine 43" qu'il considérait que percevoir 500 € d'honoraires de postulation pour cliquer sur le RPVA était bien payé....

Dans ces conditions, forcément, nous passons pour des arnaqueurs de premier ordre et c'est tant pis pour nous !

Mes Chers Confrères postulants, si vous avez la flemme de vérifier vos délais, de contrôler le PCM des écritures que vous adressent vos correspondants, le caractère complet des mentions d'état civil des parties, la bonne date d'audience, la bonne adresse du Tribunal, sa bonne compétence matérielle et territoriale, les mentions prescrites dans l'assignation à peine de nullité, la cohérence des pièces reçues selon bordereau, de compter vos délais de contredit ou de péremption d'instance, d'appeler 24 H avant l'audience votre correspondant pour lui rappeler les diligences à accomplir, de lui recommuniquer trois fois le mail que vous lui avez envoyé et qui s'est égaré entre son secrétariat, la collaboratrice et l'associé, de l'informer des usages, protocoles et autres trucs et bidules en vigueur devant votre Juge à vous, de lui suggérer qu'en raison des nombreux contentieux dont fait l'objet la partie adverse et dont vous avez connaissance (parce que justement vous êtes présent aux audiences) il serait bon de prendre quelques garanties conservatoires, de lui faire part, parce que vous êtes aussi un avocat plaidant et un juriste, et un lecteur assidu des revues juridiques, un point de droit ou d'une jurisprudence qu'il a ignoré, alors effectivement vous ne valez pas les 500 € que l'on vous paie pour cliquer sur le RPVA pendant un an de procédure ou plus selon.

La postulation est une responsabilité procédurale et professionnelle que nul plaidant ne saurait sérieusement contester. La qualité du service de postulation doit donc être à la hauteur.

Une bonne secrétaire d'avocat n'a pas de prix en ce que sa vigilance, son attention et son intelligence peuvent sauver un acte de coquilles multiples, justement parce qu'elle en fait une deuxième lecture.

Il est en de même pour le postulant devant le TGI ou le mandataire au Commerce qui, s'il fait simplement le boulot pour quoi précisément il est payé, offre un regard procédural extérieur et vigilant - car détaché des enjeux intellectuels liés au fond du dossier - dont la vraie valeur ajoutée ce doit d'être rémunérée.

 

Je n’aborde pas la procédure devant la Cour pour laquelle le rôle du postulant est encore plus redoutable sur le terrain de la R.C.P. !

Pour ceux qui en douteraient encore, ils peuvent penser à externaliser ce service auprès de plateformes "juridiques" basées en dehors de nos frontières, histoire de rigoler cinq minutes.

Le débat est le même pour les divorce en ligne à 500 €.  Là, je m'esclaffe ! (Le reportage sur France 2 était une magnifique manipulation intellectuelle)

Enfin pour les plus sceptiques, qu'ils commencent par se déplacer aux audiences pour lesquelles la comparution est obligatoire et à récupérer la clé RPVA confiée à leur secrétaire qu'ils ne savent même pas utiliser.

Comparaître ? Quelle perte de temps ! (Question à 100 balles : c’est quoi la différence entre comparution et constitution ?)

Assurer une audience de mise en état ? Quel intérêt ! (Ben pour éviter qu’un client décédé soit sommé de conclure pour la prochaine audience, par exemple…)

Voir un avocat pour divorcer ? Quelle perte d'argent ! (Là, c’est le fisc qui s’esclaffe et les enfants qui trinquent)

Que ceux qui réduisent la postulation à un clic par RPVA et le mandat d'audience à une simple "remise solution" se fassent du mouron car le plus dur pour eux est à venir !

Ils font du "Clic-Droit" et se plaignent d'être dans le collimateur du législateur ?

Vous avez voulu le RPVA par flemmardise pour ne plus vous déplacer aux audiences, au nom du progrès numérique et de la justice du 21ème siècle.

Vous paierez donc en retour le prix de la multipostulation et de la justice dématérialisée.

Pour les autres et fort heureusement la très grande majorité d’entre nous, soyez fiers de vous et redressez la tête : nous faisons un beau métier, difficile, prenant, passionnant, fait de chair et d’os. Ce métier vaut une juste rémunération transparente et décomplexée car nous ne vendons pas à nos clients et à nos mandants du vent ou de l’illusion.

Communiquons auprès de nos partenaires et assumons nos honoraires précisément parce qu’ils sont justifiés et ont une vraie valeur ajoutée.

Nos Confrères anciens Avoués l’ont compris, eux.

Que ceux qui en doutent deviennent avocats salariés et se taisent à jamais, ça fera de la place.

Les vrais avocats sont ceux qui continueront à porter la parole des justiciables au-delà d’une justice déshumanisée.

Votre bien dévoué postulant."

Et j'ajoute : Et toc !...tout en rappelant que la somme de 500 euros ici mentionnée n'est pas un mètre étalon mais une formule reprise de l'article paru dans HUB AVOCATS

Par gilles.huvelin le 24/10/14
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Chers confrères,

Face aux attaques répétées des pouvoirs publics à l'encontre de notre profession, le Conseil National des Barreaux accentue sa mobilisation.

La révélation récente d’un texte préfigurant le projet de loi Macron relatif à la croissance et à l’activité, et la publication du rapport du député Jean-Yves Le Bouillonnec sur « le financement et la gouvernance de l’aide juridictionnelle », appellent une réaction offensive de la profession :

Une  lettre ouverte au ministre de l'Economie, de l’Industrie et du Numérique, sera publiée dans des quotidiens nationaux et régionaux dès ce week-end et au début de la semaine prochaine. Vous en trouverez ci-dessous le texte en avant-première. Le CNB appelle tous les avocats, et en particulier les bâtonniers, à relayer cette lettre auprès de leurs élus locaux et parlementaires. D’autres modalités spécifiques de communication seront mises en œuvre reprenant les argumentaires, politiques et économiques, en réponse aux projets de réforme envisagés. Le Forum national des avocats qui se tiendra le 28 octobre, en ouverture de  la convention de Montpellier, permettra de débattre de ces sujets et de déterminer ensemble les prochaines actions à mettre en œuvre pour faire entendre la voix de la profession et défendre nos intérêts.

Vous pouvez encore venir à Montpellier et vous inscrire sur place.

Plus nombreux nous serons, plus forte sera notre détermination !

En toute confraternelle solidarité.

Jean-Marie BURGUBURU
Président